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    La Finlande expérimente la compression des salaires

    Juha Sipilä, Premier ministre finlandais. AFP/Thierry Charlier

    La Finlande plombée par des années de croissance molle est sur le point de mettre en oeuvre une réforme radicale du Code du travail.

    Les Finlandais vont devoir travailler trois jours de plus par an pour le même salaire. Leurs cotisations sociales augmentent, tandis que celles des patrons baissent. Les heures supplémentaires seront moins bien payées tout comme le travail dominical. Et enfin, le traitement des fonctionnaires est raboté pendant les jours de congé.

    Après des mois de discussions tendues, et même une grève générale à l'automne, un fait rarissime dans cet État nourri de consensus et de dialogue social, le principal syndicat, Metalli, l'Union des travailleurs de la métallurgie, a fini par donner son feu vert. Il devrait le confirmer officiellement jeudi. Le Premier ministre centriste arrivé au pouvoir il y a un an a déjà imposé l'austérité, sans résultat significatif. Il demande maintenant de nouveaux efforts à tous les Finlandais dans l'espoir de doper la compétitivité.

    Le coût du travail est devenu un handicap pour l'économie finlandaise ?

    Il est 20 % supérieur à la moyenne de la zone euro. C'est beaucoup trop pour un pays exportateur, surtout au moment où plus personne ne veut de ses produits. La Finlande ne se remet pas de la crise de 2008, parce qu'elle a encaissé des déboires en série sur les marchés extérieurs.

    D'abord la chute de Nokia, l'entreprise iconique qui a raté le tournant des smartphones. La crise mondiale du papier a ensuite porté un coup sévère à la filière bois, un autre secteur clé de son tissu industriel. Enfin, la récession en Russie, plus les sanctions occidentales, l'ont privée d'un débouché naturel important. Après trois ans de récession, l'activité est timidement repartie en 2015, mais pas assez vite pour faire baisser le chômage, il plafonne à plus de 9 %.

    La Finlande a choisi comme l'Espagne de faire de la dévaluation interne en comprimant les salaires

    La Finlande est pourtant loin d'avoir vécu une crise similaire à celle qu’ont connue les maillons faibles de la zone euro. Jusqu'à vendredi dernier, elle était encore gratifiée du « triple A » des meilleurs élèves de la classe euro, comme l'Allemagne ou le Luxembourg.

    Même dégradée d'un cran par Moody's à AA1, la Finlande demeure un emprunteur fiable. Mais un emprunteur à l'avenir bien incertain par manque de croissance et puis un emprunteur contraint par sa monnaie. Son voisin suédois a lui aussi taillé dans les droits sociaux pour regagner de la compétitivité, mais il a adouci le traitement de choc en dévaluant la couronne. Ce qui est impossible pour un membre de la zone euro.

    Cette réforme aura-t-elle des effets immédiats ?

    On s'attend à ce que le coût du travail baisse de 4 % sur deux ans, ce qui sera bénéfique pour les exportations. Il y aura aussi des effets négatifs à court terme sur la demande domestique : la consommation des ménages sera sans doute affectée par le manque à gagner engendré par la réforme.

    Les pays comme la France qui jugent nécessaire de revoir leur Code du travail vont sans doute suivre avec beaucoup d’intérêt ce qu'expérimentent les Finlandais.


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