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    Tous trois sont récompensés pour leurs travaux sur «l’allègement de la pauvreté globale», informe le comité Nobel ce lundi. «En deux décennies, leur approche basée sur les expérimentations ont transformé l’économie du développement, qui est maintenant un champs de recherche florissant», explique l’Académie royale des sciences suédoise.

    Un Davos russe pour tenter de lever les sanctions occidentales

    Rencontre entre le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker (gauche) et le président russe Vladimir Poutine, le 16 juin 2016 à Saint-Pétersbourg. REUTERS/Grigory Dukor

    Le Forum économique international de Saint-Pétersbourg commence ce jeudi 16 juin avec un agenda axé sur le commerce entre la Russie et l'Occident. Le président Poutine compte sur ce rendez-vous pour faire avancer la levée des sanctions économiques.

    Ce Davos russe prend des allures de retrouvailles cordiales entre la Russie et l'Europe. Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne y participe, une première depuis le début de la crise ukrainienne. Matteo Renzi, le Premier ministre italien, connu pour ses positions favorables à un assouplissement des sanctions, est l'invité d'honneur.

    Saint-Pétersbourg n'est pourtant pas le lieu officiel pour discuter d'un tel sujet. D'ailleurs, le patron de l'exécutif européen a rappelé ce matin que la levée dépend de l'application de l'accord de Minsk. Les Vingt-Huit feront le point dans les prochains jours et ils s'apprêtent à renouveler ces sanctions. D'ici là, Vladimir Poutine espère bien rallier de nouveaux partisans européens à sa cause. Pour le moment, seules la Grèce, Chypre et l'Italie soutiennent le président russe.

    Ces mesures de représailles économiques pénalisent fortement l'économie russe ?

    Elles ont été adoptées en 2014, quand la Russie est intervenue en Ukraine, et la Russie a basculé dans la récession… En 2015 ! Il n'y a pourtant pas de lien de cause à effet. C'est surtout la chute du pétrole et celle du rouble qui ont précipité la crise d'un pays déjà mal en point.

    Aujourd'hui, le rebond du baril de brut profite à l'économie russe, elle commence à sortir du tunnel et espère retrouver le chemin de la croissance en 2017. Une plus forte implication des investisseurs étrangers, l'accès à un financement international, bloqué par les sanctions, seraient plus que bienvenus pour soutenir cette reprise.

    Les entrepreneurs étrangers sont favorables à une levée rapide des sanctions ?

    Ils sont dans les starting blocks. Pour tromper l'attente, ils soignent leurs relations avec les autorités russes. Les grands patrons allemands ont déjà été reçus deux fois au Kremlin. La plupart des patrons du CAC40 sont également venus à Moscou pour rencontrer Vladimir Poutine. En France, les exportateurs de denrées alimentaires s'impatientent, car ils souffrent des mesures de rétorsion prises par la Russie.

    Les produits laitiers, la viande, le poisson et les fruits-légumes occidentaux sont soumis à un embargo. Il est en vigueur jusqu'en août et il pourrait être reconduit pendant un an. Les producteurs russes s'en réjouissent puisqu'ils reçoivent des aides publiques pour favoriser l'essor du local.

    La population russe attend elle aussi la levée des sanctions ?

    La population de toute façon n'a plus les moyens d'acheter des produits importés. Les importations de viande brésilienne non soumises à l'embargo ont par exemple baissé faute de demande. Les Russes attendent donc d'abord l'amélioration de leur quotidien. En visite en Crimée, le Premier ministre Dmitri Medvedev a été interpellé il y a quelques jours par une vieille femme se plaignant de sa trop maigre pension. Sa réponse : « il n'y a simplement plus d'argent dans les caisses. Bon courage et gardez le moral ».

    Cette gaffe a fait le buzz sur la Toile russe. Certaines marques russes ont même déjà déposé la formule « bon courage et continuez à sourire » pour l'utiliser dans une campagne de pub. L'humour est, dit-on, la politesse du désespoir, en Russie c'est le viatique à toutes les crises.
     

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