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    A la Une: exode à Mugamba

    © AFP/Pius Utomi Ekpei

    Au Burundi, l’ultimatum du président Pierre Nkurunziza en direction des rebelles de la région de Mugamba a pris fin hier mercredi. Le chef de l’Etat leur avait donné quinze jours pour déposer les armes. Hier, relate le site d’information Bénin Infos Monde, « les bras valides ont quitté la région : rues désertes à l’exception de quelques rares femmes et élèves en examens scolaires. Et pour cause, les jeunes ont fui la localité pour se mettre à l’abri des arrestations extra-judiciaires qu’ils soupçonnent de la part du pouvoir de Bujumbura. Ils craignent les perquisitions des forces de sécurité, redoutent donc des arrestations ou même des exécutions sommaires. »

    Le Pays, au Burkina, ne prend pas de gants avec le président burundais… « Si l’on s’en tient aux propos de Nkurunziza, ces rebelles devraient connaître le funeste destin des cafards écrasés d’un coup de talon. La question est de savoir qui sera considéré comme rebelle ou pas dans cette région rurale du pays, l’une des rares à avoir défié Nkurunziza en organisant des manifestations contre son troisième mandat. » Et Le Pays de s’interroger : « jusqu’où ira donc le satrape de Bujumbura ? C’est, de toute évidence, à de nouvelles purges pour ne pas dire pogroms, que l’on s’apprête à assister avec l’ouverture de cette chasse aux rebelles. »

    Le quotidien Aujourd’hui toujours à Ouaga, ne mâche pas non plus ses mots… « Dans un pays où depuis mars 2015, les balles sifflent de jour comme de nuit, tuant de pauvres innocents, des rebelles selon le pouvoir ; dans un pays où dans certains quartiers, on ramasse des corps de jeunes suppliciés, où on découvre des fosses communes, la commune de Mugamba a raison de se vider de ses âmes. Le porte-parole de la police a beau assurer que ce sont des criminels qui sont recherchés à Mugamba, ses propos sirupeux n’apaisent personne, car nul n’ignore la brutalité, des porte-flingues de Nkurunziza. »

    En prison pour des gribouillages…

    Autre source de tension dans le pays : l’affaire des photos du président gribouillées par des élèves… « Ce n’est pas une mauvaise blague…, s’exclame le site d’information de l’hebdomadaire burundais Iwacu . C’est sérieux. Des élèves sont renvoyés, d’autres emprisonnés. Infraction : avoir gribouillé des photos du président Nkurunziza dans les manuels scolaires. » Commentaire de l’hebdo burundais : « aux uns et aux autres, nous invitons à laisser ces élèves préparer leur avenir. Ils n’ont pas encore développé la faculté de discernement. (…) Ces élèves méritaient tout au plus un rappel à l’ordre, une simple punition, mais surtout pas les prétoires des tribunaux et la prison. C’est exagéré. (…) Et à ceux qui défendent que les photos d’une personnalité encore en exercice ne puissent pas figurer dans les manuels scolaires, le débat est amorcé… »

    Justement, sur le blog Yaga Burundi, où chacun peut exprimer son point de vue, ce bloggeur rebondit : « le premier fautif, dit-il, n’est pas le premier enfant qui a gribouillé la photo du président. C’est l’équipe d’élaboration du programme qui a autorisé son utilisation dans les manuels scolaires. Je trouve qu’il n’est pas bon de mettre une photo d’une personnalité en exercice dans les programmes scolaires. Il y a toujours des divergences autour de la personne, lesquelles peuvent conduire à des frustrations. »

    Un autre blogueur sur Yaga Burundi note, lui, la récente réaction d’un proche du président Nkurunziza, à savoir le gouverneur de Muramvya. Pour justifier l’emprisonnement de plusieurs élèves, celui-ci a déclaré : « Après Dieu, c’est le président. »

    Et on revient au quotidien Le Pays au Burkina, qui s’indigne… Cette sortie, écrit-il, « est plus qu’édifiante sur le culte de la personnalité en cours au Burundi. Nkurunziza se considère comme un dieu. Or, on ne touche pas à l’image d’un dieu. Pire, la présence même de la photo du président dans les manuels scolaires, traduit à elle seule l’intention du satrape de demeurer ad vitam aeternam au pouvoir. Toutefois, poursuit Le Pays, ce mouvement répulsif des enfants devrait donner à réfléchir au dictateur. Il traduit un seuil de saturation jamais atteint et Nkurunziza aurait tort de ne pas savoir lire ce signe des temps. (…) Lui qui est pasteur connaît sans doute plus que nul autre, cet avertissement divin des Evangiles : 'si vous touchez à un cheveu de ces tout-petits, c’est à moi que vous l’aurez fait'. »

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