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    L'arme gazière de la Russie s'émousse en Europe

    Des gazoducs en Europe de l'Est. REUTERS/Valentyn Ogirenko

    La Pologne vient de recevoir son premier bateau de gaz naturel liquéfié du Qatar. Un pied de nez à Moscou.

    L'arme gazière de la Russie s'émousse en Europe : après la Lituanie, c'est au tour de la Pologne, autre ancien pays du glacis soviétique, de s'affranchir peu à peu du gaz russe, encore 40% de ses besoins tout de même. Le pays d'Europe de l'Est vient de recevoir, au port de Swinoujscie (nord-ouest), son premier navire de gaz naturel liquéfié du Qatar. Pour ce faire, il a fallu que la Pologne investisse lourdement dans un terminal de regazéification de ce gaz, liquéfié au Moyen-Orient, pour traverser les mers.

    720 millions d'euros, c'est à ce prix que Varsovie gagne progressivement son indépendance gazière vis-à-vis de son grand voisin. Et elle ne compte pas s'arrêter là puisqu'elle prévoit un nouveau terminal de regazéification, flottant cette fois. A moins qu'elle ne décide de construire un gazoduc jusqu'au Danemark, pour s'approvisionner en gaz norvégien. La Pologne rêve aqu'alors, elle recevra plus de gaz qu'elle n'en consommera et qu'elle pourra en réexporter.

    Un nouveau revers essuyé par la Russie

    Pour la Russie, l'initiative polonaise est un nouveau revers, qui prend de cours le projet du géant gazier russe Gazprom de doubler les capacités de son gazoduc à travers la mer Baltique, le tuyau gazier Nord Stream, qui débouche en Allemagne. Un projet de doublement des capacités russes déjà freiné par la Commission européenne pour des raisons juridico-diplomatiques.

    L'hégémonie gazière de la Russie en Europe, qui allait jusqu'au monopole dans certains pays d'Europe de l'Est, est mise à mal. Maintenant que l'Europe peut faire jouer la concurrence avec des infrastructures autonomes, elle peut aussi exiger des tarifs à la baisse, le contexte s'y prête. L'offre gazière mondiale est de plus en plus pléthorique, le Qatar n'est plus le seul à expédier ses bateaux de gaz naturel liquéfié à travers les mers, les Etats-Unis et l'Australie s'y mettent à leur tour.

    Gazprom, qui n'a pas encore de débouché significatif en Chine, est obligé de baisser ses tarifs en Europe, ils sont au plus bas depuis douze ans. Même l'Ukraine est en train d'obtenir des rabais. Pour Moscou, l'arme du gaz n'est décidément plus ce qu'elle était.

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