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    A la Une: 18 ans de prison pour Jean-Pierre Bemba

    © AFP/Pius Utomi Ekpei

     

    L’ancien vice-président congolais Jean-Pierre Bemba a donc été condamné hier par la CPI à 18 ans de prison pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Les commentaires sont nombreux ce matin dans la presse du continent, à commencer par la presse congolaise. Une « décision injuste et discriminatoire », s’exclame Le Potentiel à Kinshasa. « Emoi à Kinshasa et dans plusieurs provinces de la RDC, pointe le journal, où adversaires politiques et partisans du MLC ne s’attendaient pas à une peine aussi extrême. Rares sont les Congolais qui applaudissent après ce verdict qui écarte toute idée d’un projet véritablement équitable. »

    En effet, poursuit Le Potentiel, « la CPI a vu sa crédibilité voler en éclats. A Kinshasa, comme ailleurs, dans les grandes capitales africaines, elle ne fait plus l’unanimité. “C’est une Cour d’extorsion qui cherche à perpétuer l’impérialisme. Elle fonde son action sur la peur afin de contraindre les Africains à ne pas se détourner de la mainmise de l’Occident” », affirme un juriste congolais interrogé par le journal. Autre réaction recueillie par Le Potentiel, celle de ce député national de la Majorité, autrefois proche de Bemba : « le procès de Bemba aurait été juste et équitable si des Centrafricains tels que Bozizé ou Patassé, de son vivant, avaient aussi été inculpés des mêmes crimes. Car, dans la guerre de la RCA, il y a deux parties qui se battaient. Pourquoi s’est-on uniquement acharné sur Bemba ? »

    Condamnation méritée ?

    Autre son de cloche dans la presse ouest-africaine : pour le site d’information guinéen Ledjely.com, « la condamnation de Bemba est amplement méritée. Comme après chaque verdict de la Cour pénale internationale contre un Africain, les avocats et les partisans de Jean-Pierre Bemba crient à une justice aux ordres et dont les radars seraient à jamais fixés vers le continent africain. Mais à leurs dépens, en l’espèce, l’argument n’est pas recevable, estime Ledjely.com. Naturellement, on peut déplorer que l’opposant congolais soit encore le seul dans le box des accusés. Mais c’est faire montre d’une mauvaise foi des plus évidentes que de prétendre qu’il est innocent. L’argument selon lequel Jean-Pierre Bemba n’aurait pas pu contrôler ses hommes, ne tient pas la route. Même dans la très invraisemblable hypothèse qu’il n’aurait pas continué à commander ses hommes, le leader du MLC ne serait pas pour autant innocent. Car en décidant de répondre favorablement à la requête d’Ange Félix Patassé, il savait que les rebelles qu’il prêtait à ce dernier n’allaient pas dans le cadre d’une campagne agricole ou pour prendre part à une festivité culturelle. Il savait qu’ils allaient en guerre. »

    Guinée Conakry Infos est plus mesuré… « A l’issue de ce long procès, la culpabilité de Jean-Pierre Bemba a été établie, car sa responsabilité dans la chaîne de commandement a été démontrée et les preuves apportées de son implication quasi directe dans les ordres donnés et leur exécutions par les troupes à la base. Cependant, l’on peut vraiment regretter que l’ancien procureur de la CPI Luis Moreno Ocampo n’ait focalisé ses enquêtes que sur Jean-Pierre Bemba, qui après tout, est loin d’avoir été le seul à avoir organisé et commis toutes les violations des droits humains sur le terrain. Loin de le disculper, il est aussi honnête de dire ce qui est. »

    Pout L’Observateur Paalga au Burkina, « même dans son malheur, Jean-Pierre Bemba peut s’estimer heureux. En effet, alors que le Procureur a requis vingt-cinq ans de prison ferme contre lui, il n’a finalement écopé, si on ose dire, que de dix-huit ans de prison. Si on enlève donc ses huit années de détention préventive, il ne lui restera que dix années de peine à purger. »

    Soulagement ?

    Toutefois, fait remarquer le site Afrikarabia, « l’avenir politique du sénateur Bemba paraît de plus en plus compromis. Après dix-huit ans d’absence du terrain et une sortie prévue en 2026, la carrière politique de Jean-Pierre Bemba s’est sans doute arrêtée ce mardi à l’annonce du verdict. A l’approche d’une présidentielle des plus incertaines, la possible candidature du patron du MLC continuait à planer sur la vie politique congolaise. Avec plus de 40 % des voix au second tour de la présidentielle de 2006, Jean-Pierre Bemba restait un adversaire sérieux pour la majorité, mais également pour les autres opposants congolais. La nouvelle de sa mise à l’écart de la vie politique pendant plusieurs années est donc accueilli avec soulagement dans le camp présidentiel, mais aussi chez certains leaders de l’opposition qui voient l’horizon se déboucher à l’approche de la présidentielle. »

    En tout cas, « c’est un véritable gâchis, estime Aujourd’hui à Ouaga, pour un homme dont l’avenir politique s’annonçait brillant. C’est Joseph Kabila qui doit boire en ce moment son petit lait. L’opposant Katumbi hors-jeu, le boulevard semble de plus en plus éclairci pour Kabila junior. Enfin, apparemment ! »

     

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