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    A la Une : le renforcement de la Minusma

    © AFP/Pius Utomi Ekpei

    Le constat est accablant au nord du Mali, souligne Le Matin à Bamako. « Assassinats ciblés, représailles, attentats, mais aussi menaces, répression aveugle ou braquages, sans oublier les mines. Tel est aujourd’hui le triste lot quotidien des habitants du nord du Mali, quatre ans après le déclenchement de la rébellion qui a favorisé l’invasion jihadiste. Une menace enrayée par l’opération Serval, il y a trois ans. » Mais aujourd’hui, pointe le quotidien malien, « force est de reconnaître que la situation est intenable et insoutenable pour les populations du nord du Mali. Et ce, malgré la présence des forces étrangères et maliennes. Certes, les groupes jihadistes ont été chassés des villes, nombre de leurs combattants tués ou dispersés, et la plupart de leurs chefs liquidés. Un accord pour la paix et la réconciliation a été signé en 2015 entre le gouvernement malien et les principaux groupes armés. Malheureusement, les violences perdurent. (…) Après s’être terré au pays ou exilé à l’étranger, les jihadistes sont revenus en force et leur pouvoir de nuisance est malheureusement intact. Pour preuve, les attaques spectaculaires, comme au Radisson Blu de Bamako en novembre ou contre des camps de la Minusma et de l’armée malienne. En moins de trois ans, 83 casques bleus sont tombés au Mali, relève encore Le Matin, faisant ainsi de la Minusma l’une des plus périlleuses opérations de maintien de la paix de l’ONU. »

    Toutes les conditions réunies ?

    Alors, justement, relève Le Pays au Burkina, « c’est ce mercredi 29 juin que sera acté par le Conseil de sécurité de l’ONU, le renouvellement de la Mission multidimensionnelle intégrée de l’ONU pour la stabilisation au Mali (la Minusma). L’adoption de la résolution devrait n’être qu’une simple formalité et le nouveau mandat de cette opération de maintien de la paix devrait prendre une posture plus offensive et plus combattive, de façon à lui permettre d’agir de manière proactive en cas de menaces asymétriques. La Minusma opère ainsi une mue qui, désormais, fera clairement d’elle, précise Le Pays, une mission de lutte contre les jihadistes et contrebandiers de tout acabit qui ont mis le septentrion malien sous coupe réglée. La France avec son opération Barkhane n’interviendrait qu’en soutien, en cas de menace grave et imminente. Et le moins que l’on puisse dire, s’exclame le journal, c’est qu’il était temps ! Il reste à espérer que pour plus d’efficacité, les populations du Nord-Mali se mettent en phase avec le nouveau mandat et contribuent au mieux à son succès. L’ONU semble en avoir bien perçu la nécessité et s’est engagée aussi à gagner les cœurs et les esprits à travers des projets humanitaires à impact rapide comme la construction de puits ou l’installation de groupes électrogènes. Sans nul doute, avec l’effet conjugué du renforcement du mandat de la Minusma, du redéploiement des forces maliennes et de l’installation des autorités intérimaires, prévues courant août, les groupes jihadistes auront à qui parler. Toutes les conditions semblent donc réunies pour qu’au Nord-Mali, la peur change enfin de camp. »

    Nouveau contrat social ?

    « Grand jour donc pour les casques bleus, souligne Aujourd’hui, toujours à Ouaga, les casques bleus qui, munis de ce nouveau mandat, ne devraient plus rester avec le fusil en bandoulière face à des terroristes, qu’ils appartiennent à Ansar Dine, Aqmi ou l’EI, lesquels casques bleus pourraient désormais eux aussi mettre hors d’état de nuire ceux qui écument le nord et le centre du Mali. Ce changement de paradigme des Nations unies est un bon signal. Il dénote de sa volonté à transcender les lacunes du passé pour être en prise avec le réel. »

    « Cela dit, tempère L’Observateur Paalga, la Minusma, même renforcée, ne peut, à elle seule, réunir tous les ingrédients indispensables à un retour à une paix définitive au pays de Modibo Keita, tant que les différents acteurs de la crise ne mettront pas en œuvre le nouveau contrat social péniblement conclu à Alger et signé en deux temps à Bamako, il y a exactement un an. »

    En effet, pointe le quotidien ouagalais, « force est de constater que de ce côté les choses n’avancent pas comme il se doit. Et il faudra sans doute attendre le mois d’août, avec le déploiement prévu des forces maliennes et le retour des autorités intérimaires au nord, pour jauger véritablement le désir de paix des uns et des autres… Mais, nous n’en sommes pas encore là ! »

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