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    Explosions à Madagascar: ce qu’en pense le président Rajaonarimampianina

    Hery Rajaonarimampianina, président de la République de Madagascar. REUTERS/Francois Lenoir

    C’était il y a tout juste une semaine à Madagascar, pendant les célébrations du 56ème anniversaire de l’Indépendance : une grenade artisanale explosait en plein concert au stade municipal de Mahamasina à Antananarivo, causant la mort de trois personnes et faisant près de 90 blessés. Les premiers éléments de l’enquête ont clairement fait apparaître qu’il s’agissait d’un « acte criminel » volontaire et prémédité selon un communiqué du gouvernement. Le pouvoir dénonçait dans la foulée un acte « politique ». Retour sur l’enquête et sur les conséquences de l’événement avec en exclusivité pour RFI, le président de la République de Madagascar Hery Rajaonarimampianina.

    RFI : Une semaine après l’explosion au stade de Mahamasina qui a coûté la vie à trois personnes, où en est l’enquête ? Qu’est-ce que l’on sait déjà ?

    Hery Rajaonarimampianina : Il y a eu des perquisitions certes, des arrestations aussi parce que déjà dans la matinée de ce jour du 26 juin, il y avait une personne qui était en possession d’une munition, d’une grenade - et donc qui a été arrêtée. L’enquête suit son cours. Des pistes sont là. On ne néglige rien. Laissons les enquêteurs faire tranquillement leur travail. Incessamment on aura sûrement des résultats plus tangibles à montrer.

    Y a-t-il un lien avec l’explosion lors de votre investiture le 25 janvier 2014 ?

    Vous avez bonne mémoire, mais tout le monde, je crois, reconnaît qu’il y a des situations et des faits similaires. Ça permet de dire que les mobiles sont les mêmes, les moyens sont les mêmes aussi. Et bien évidemment, ça a donné les mêmes résultats, donc des personnes tuées, blessées et qui créent aussi bien évidemment une certaine psychose.

    Où en est l’enquête au sujet de cette première explosion ? On n’avait pas eu de nouvelles depuis.

    Vous savez, ce genre d’évènements, de situations, n’est pas toujours facile à élucider. L’enquête se poursuit. Ça a pris du temps, ça prend du temps. Mais je crois qu’il y a déjà eu des éléments assez tangibles et peut-être que les évènements qui se sont passés après aussi, et qui se passent encore aujourd’hui confortent certaines hypothèses.

    Justement vous avez évoqué un acte politique. Qui est derrière, selon vous ?

    Ce sont les politiciens bien évidemment, si c’est un acte politique. Et lorsqu’on dit politicien, vous savez très bien que c’est un acte criminel, c’est un acte odieux que tout le monde a dénoncé parce que les victimes sont toujours des innocents, le petit peuple. On dit politique parce que c’est tout simplement un défi lancé à l’Etat, au peuple. Et surtout cela démontre vraiment une certaine immoralité. On était dans un jour de célébration de la fête de l’Indépendance, donc il y a quand même un certain respect de la population, un certain respect de cette valeur du jour de célébration, de la souveraineté du pays, de la dignité d’un pays et d’un peuple. Si cet acte se produit ce jour-là, on en tire les conclusions. Certaines personnes ont voulu simplement un coup d’arrêt par rapport à tout ça.

    Y a-t-il un lien avec le sénateur de l'opposition, Lylyson Réné de Rolland, qui est recherché depuis plus d’un mois maintenant ?

    Moi, je parlais des politiciens, pas d’une seule personne. Rien n’est à écarter. Moi, je vous dis, toutes les hypothèses sont valables. Bien évidemment, il y avait eu des défis qui ont été lancés, des propos qui ont été publics, qu’on avait qualifiés de déstabilisation, d’incitation à la révolte. Donc, est-ce qu’il y a des liens ? C’est à nous tous d’en tirer des conclusions. Les enquêteurs vont faire leur travail par rapport à ça.

    Alors il y a eu une faille de sécurité. Quelle conclusion en tirer ?

    Qui peut dire aujourd’hui que les systèmes de sécurité sont infaillibles ? Il n’y a pas de risque zéro. Regardez ce qui se passe partout ailleurs dans le monde, dans les pays considérés comme les plus sécuritaires : les Etats-Unis (à Orlando en Floride), la France (les tueries du Bataclan), à Istanbul. Je pense que le plus important, c’est de toujours renforcer [la sécurité]. Et c’est ce qu’on a pris d’ailleurs comme mesure : renforcer ce système sécuritaire généralisé.

    Est-ce qu’il y a d’autres risques d’attentats ou de déstabilisation ?

    Personne ne peut le prédire. Le monde vit avec ces actes de violence. Personne ne peut le prédire. Mais je pense que le plus important, c’est de prendre les mesures nécessaires pour prévenir ce genre de situation et pour mater ce genre d’actes de déstabilisation qui peuvent toujours [être] perpétrés à n’importe quel moment.

    Le sommet des parlementaires francophones doit avoir lieu le week-end prochain. Les sommets de la Comesa [Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement du marché commun de l’Afrique orientale et australe] et de la Francophonie doivent avoir lieu dans quelques mois. L’organisation de ces rencontres est-elle remise en question à cause de problèmes de sécurité ?

    Pas de tout ! Comment pourrait-on dire ça ? La France a vécu le Bataclan, la France a tenu l’Euro. Partout où il y a des évènements pareils, au contraire les gouvernements, les pays, les populations ont lancé le défi d’organiser toujours des évènements, de se relever, et au contraire, renforcent une certaine solidarité agissante que ce soit au niveau de chaque pays, ou au niveau de la communauté internationale.

     


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