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    A la Une: une pré-campagne électorale agitée au Gabon

    © AFP/Pius Utomi Ekpei

    Un député de la majorité présidentielle qui démissionne en plein meeting du président sortant et une opposition en ordre dispersé qui continue de brandir la question de la nationalité d'Ali Bongo comme argument de campagne... A un mois maintenant de la présidentielle au Gabon, le débat n'est pas très élevé. C'est du moins ce que pointe le site d'information guinéen Ledjely.com : « La question de la nationalité du président sortant ne mérite pas toute la passion et la débauche d'énergie que lui consacrent les opposants, estime le site guinéen. De leur part, cela trahit une absence de stratégie et un déficit criant d'imagination. En effet, comment perdre du temps à contester la nationalité d'un président qui a déjà dirigé le pays pendant sept ans ? Ce débat semble d'autant plus inapproprié qu'il occulte d'autres sujets d'intérêt. »

    En effet, relève Ledjely, « le président gabonais a un bilan socioéconomique qui ne milite pas en sa faveur. De 2009 à nos jours, avec notamment la chute du prix du pétrole, le pays traverse une zone de turbulence avec un malaise social qui n'épargne aucune entité. Par ailleurs, poursuit le site guinéen, sur le front des libertés individuelles et des droits humains, le régime incarné par Ali Bongo est loin d'être une référence. (...) Autant de failles que l'opposition aurait valablement pu exploiter, conclut Ledjely, au lieu de se ridiculiser avec le débat malsain qu'elle suscite autour de la nationalité d'Ali Bongo. »

    Analyse similaire pour Le Pays au Burkina : « L'opposition gabonaise, s'interroge le quotidien ouagalais, ne gagnerait-elle pas plutôt à se battre pour des réformes plus progressistes pour le pays, précisément pour l'obtention du scrutin à deux tours qui pourrait augmenter ses chances de battre Ali Bongo dans les urnes ? Le rayonnement démocratique auquel aspirent les Gabonais et les Gabonaises peut-il s'accorder de réflexes identitaires ? Manifestement, les opposants gabonais font une analyse erronée de la situation politique ; conséquence, la solution proposée est en déphasage avec la réalité. Autrement dit, en cette pré-campagne, ils auraient dû placer les débats sur d'autres secteurs de la vie et de l'existence des Gabonais plutôt que de les entraîner dans une telle aventure. » Et Le Pays de conclure : « Il est temps, si ce n'est déjà tard, que cette opposition se réveille. »

    Improbable union...

    Se réveille et s'unisse... lance pour sa part le bimensuel La Nation à Libreville dans sa dernière livraison. En effet, constate-t-il, « à 32 jours du scrutin présidentiel, les candidats de l'opposition gabonaise se cherchent toujours. Alors que c'est le temps de dépasser leurs égoïsmes, en choisissant l'un d'entre eux, le mieux placé sur tous les plans, en vue de vaincre le candidat du PDG. (...) Aller en ordre dispersé à ce scrutin, comme cela se dessine, signifierait que tous ouvrent pour la deuxième fois les portes du Bord de mer à Ali Bongo Oudimba. » Et La Nation de lancer cette supplique : « MM. Casimir Oyé Mba, Guy Nzouba Ndama et Jean Ping, vous faites peur à Ali ! Unissez-vous ! Ne trahissez pas le peuple ! Vous avez encore quelques jours pour prendre cette sage décision tant attendue par les partisans du changement. »

    Le quotidien en ligne Gabon Eco s’indigne, lui, de la répression policière lors de la manifestation de l’opposition organisée samedi à Libreville, manifestation non autorisée par les autorités. « Même si le ministre de l’intérieur, Pacôme Moubelet Boubeya, dit n’avoir autorisé aucune marche, rien ne justifie cette réponse brutale des policiers face à une manifestation pourtant pacifique, affirme Gabon Eco. Au contraire, elle ne fait qu’écorner davantage l’image du pays vu de l’extérieur, en dépit des séminaires de formation pour une élection libre et apaisée. (…) Les leaders de l’opposition qui marchaient main dans la main en première ligne ont mesuré la brutalité des hommes en treillis, lorsqu’en tentant de les approcher pour négocier avec ces derniers, ils ont été accueillis, gazés et pilonnés à bout portant. S’en est suivi, déplore encore Gabon Eco, la débandade dans les rangs des marcheurs et des affrontements tous azimuts entre les hommes en armes et les militants de l’opposition. »

    Enfin, le quotidien L’Union, toujours à Libreville, s’insurge contre les violences exercées selon lui par les manifestants : « Ça commence par faire un peu trop avec cette tension qu’entretiennent dans le pays nos hommes politiques chaque week-end. Que cherchent-ils ? (…) Tous ces gens qui jouent avec le feu étaient à l’école et au service d’Omar Bongo. C’est vrai que beaucoup ont perdu leurs privilèges ou ont été écartés du banquet, mais tout de même ! (…) La seule voie qui vaille, c’est le bulletin et non la violence ! »


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