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    Berlin 1936: la sombre page d’histoire de l'olympisme

    Le stade olympique de Berlin en 1936. Bundesarchiv, B 145 Bild-P017073 / Frankl, A. / CC-BY-SA

    Les Jeux olympiques de Rio 2016 s’ouvrent ce vendredi. Il y a 80 ans d’autres olympiades étaient lancées en grande pompe : celles de Berlin et de l’Allemagne nazie.

     

     

    Pour le régime nazi et pour Hitler, ces Jeux olympiques sont un formidable instrument de propagande. Comment l’expliquer ?

    Trois ans après l’arrivée au pouvoir d’Hitler, ces Jeux arrivent à un moment où le régime nazi se consolide. Ils doivent être utilisés en Allemagne pour asseoir un peu plus le nouveau pouvoir ; et, à l’extérieur, pour donner du IIIe Reich l’image d’un pays pacifique et ouvert sur le monde et ce après diverses provocations. En 1935, Hitler rétablit la conscription et remilitarise son pays contrevenant au traité de Versailles. En mars 1936, la Wehrmacht s’installe en Rhénanie malgré son statut démilitarisé décidé après la Première Guerre mondiale. Le régime ne lésine pas pour faire des Jeux olympiques accordés à l’Allemagne dès 1931 une apothéose sportive mais indirectement politique.

    Des sommes colossales sont investies notamment pour la construction du nouveau stade olympique. Le village olympique enthousiasme les sportifs. La mise en scène des nazis impressionne. Ils inventent le relais avec la flamme olympique pour aller de Grèce jusqu’à Berlin. Une pratique maintenue jusqu’à aujourd’hui.

    Sportivement, ces JO battent des records. Au total, 4 000 sportifs y participent venant de 49 pays ; 41 records y seront enregistrés. La technique la plus moderne y est utilisée avec notamment les premiers essais de la retransmission télévisée. Le tout est immortalisé avec maestria par la réalisatrice du régime Leni Riefenstahl qui dispose de moyens colossaux et révolutionne les prises de vue pour son film Les dieux du stade, grand succès plus tard en Allemagne comme à l’étranger.

    Quelle ambiance règne sur place à Berlin durant ces deux semaines ?


    La ville est en fête permanente. Un nombre record de visiteurs est enregistré et de nombreuses festivités organisées à côté des compétitions sportives.

    La ville est ornée de croix gammées mais les affiches antisémites sont retirées, le journal violement raciste Der Stürmer disparaît des kiosques. Les médias aux ordres ont pour consigne de rendre compte de façon neutre des résultats et d’éviter tout commentaire désobligeant sur des sportifs juifs ou de couleurs même si Hitler et son propagandiste en chef Goebbels fulminent en assistant aux succès du noir américain Jesse Owens qui engrange quatre médailles d’or.

    La nuit, Berlin donne l’impression que les années folles d’avant 1933 perdurent. Des clubs plus ou moins interlopes attirent les nombreux étrangers ; on y joue de la musique dite dégénérée pour le régime à savoir du jazz. Beaucoup se laissent charmer par cette façade. D’autres, plus avertis, non.

    Mais derrière cette façade, la dictature nazie s’enracine plus que jamais et prépare l’avenir...


    Depuis trois ans, l’Allemagne est devenue une dictature absolue. La police politique, la Gestapo, veille au grain durant les Jeux pour lutter contre le moindre sabotage ou rechercher les auteurs de graffitis hostiles au régime. Pendant que les foules s’enthousiasment, on construit aux portes de Berlin le futur camp de concentration de Sachsenhausen. Plusieurs centaines de roms ont été transférés par le régime à la périphérie de la capitale où ils sont parqués dans des conditions effroyables.

    A l’étranger aussi, le régime reste actif. Discrètement, en Espagne, des militaires allemands préparent leur soutien aux forces de Franco avec la légion Condor. Pendant les JO, Hitler peaufine son plan de réarmement du pays qui doit déboucher sur une nouvelle guerre.

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