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    A. Kharief : l'Algérie n'est pas favorable «à une intervention étrangère» en Libye

    Des combattants libyens alliés au gouvernement soutenu par l'ONU tirent sur des éléments du groupe terroriste Etat islamique, à Syrte, le 15 juillet 2016. REUTERS/Goran Tomasevic

    Après les frappes aériennes américaines dans le centre de Syrte contre le groupe Etat islamique, les forces progouvernementales progressaient hier, mardi 2 août, dans la ville, resserrant davantage l'étau autour des jihadistes. Les raids américains ont été effectués à la demande du gouvernement d'union nationale dont les forces peinaient jusqu'à présent à reconquérir le bastion jihadiste. L'avenir de la Libye passe-t-il par ces opérations extérieures ? Rappelons qu’en 2011 le régime de Mouammar Kadhafi était mis à bas par une coalition internationale qui laissa derrière elle un pays en proie au chaos. Qu'en pense le grand voisin, l'Algérie ? Et la Tunisie, qui a une vase frontière avec la Libye ? Pour répondre à ces questions, RFI reçoit le journaliste algérien Akram Kharief, spécialiste des questions de défense.

    RFI : Les Américains frappent depuis 48 heures l’Etat islamique à Syrte à la demande du gouvernement d’union nationale. L’Algérie ne soutient pas cette opération américaine, pour quelles raisons ?

    Akram Kharief : Les autorités algériennes considèrent que, en fait, le chaos a été apporté justement par les frappes de 2011. En mars dernier, au moment où plusieurs informations évoquaient la présence de troupes en Libye, le ministre des Affaires étrangères algérien Ramtane Lamamra avertissait dans une déclaration que toute autre intervention militaire en Libye risque d’engendrer plus de destruction et de perte humaine, et que les aventures militaires n’ont aucune chance d’aboutir au règlement du cas libyen donc ni sur le long ni sur le court terme. L’Algérie est plutôt favorable à une solution politique interne, voir militaire interne, mais surtout pas à une intervention étrangère.

    Vous parlez d’une solution militaire interne, mais là on voit bien que les forces du gouvernement national n’arrivaient pas et n’arrivent toujours pas à reprendre Syrte ?

    Alger considère quand même que la menace, bien qu’elle soit réelle, n’est pas critique pour l’avenir de la Libye et que le terrorisme et la présence de Daech est réellement circonscrite à cet endroit-là, et qu’avec du temps et un support politique, le gouvernement libyen pourrait parvenir à une solution. Alger connait bien le cas libyen politique et fait que la grande chance que pourrait avoir le gouvernement libyen d’aboutir à une solution passe plutôt par une unification des tribus et des différents clans en Libye, plus que par une action militaire. Alger estime que Daech est majoritairement constitué de jihadistes étrangers et qu’un front uni politique à l’intérieur de la Libye ferait sortir ces étrangers-là très rapidement. L’Algérie, je pense, estime que l’intervention étrangère, si elle apportait réellement une solution à court terme sur le plan militaire, n’apporterait pas de solution à long terme dans un pays qui a besoin de stabilité, d’unité et surtout de dialogue interne.

    Vous parlez de dialogue interne, de solution interne, mais on voit bien que le gouvernement d’union national (GUN) et que le général Haftar ne peuvent pas s’entendre de toute évidence ?

    C’est clair et là aussi, le fait que des pays et des factions soutiennent telle ou telle tendance à l’intérieure de la Libye, donc sur le front anti-Daech, ne fait qu’envenimer les choses. On le voit, le GNA, par exemple, voit d’un très mauvais œil l’appui militaire que reçoit Haftar de l’Egypte, on constate aussi qu’il y a de plus en plus d’évidence et de preuves d’une véritable guerre que mèneraient par exemple les forces spéciales jordaniennes à l’intérieur de la Libye. Donc tout ceci ne fait qu’envenimer les choses. Par contre, il y a autre chose, selon mes informations, l’Algérie a été prévenue des frappes américaines. Donc, ils étaient au courant et c’est fait de manière très normale et classique.

    La Tunisie de son côté est-elle elle aussi pour une solution interne donc une solution plus sur le long terme ?

    Il semble que les visions d’Alger et de Tunis soient assez similaires, la Tunisie est certes beaucoup plus exposée par rapport à l’Algérie, elle a énormément de réfugiés libyens sur son territoire et elle partage une frontière très sensible avec la Libye. Il semble que Tunis appuie elle aussi plus l’option diplomatique et politique interne plus que militaire. Je pense que la Tunisie comme l’Algérie privilégie plutôt un renforcement du front interne en Libye justement pour prévenir une sorte d’infection « daechienne » qui contaminerait les régions frontalières avec ces deux pays.


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