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    Le pétrole plombe toute l'économie du Nigeria

    Près d'un champ de pétrole au Nigeria. Chris Hondros/Getty Images

    Au Nigeria, le pétrole ne représente plus que 10% du produit intérieur brut. Pourtant les difficultés du secteur contaminent toute l'économie du pays, entré en récession.

    Le pétrole plombe toute l'économie du Nigeria. Le géant ouest-africain a pourtant réussi à diversifier son économie, au point que les services sont devenus le premier secteur économique, devant même l'agriculture. Le secteur du pétrole ne représente plus que 10% du PIB nigérian aujourd'hui. Mais les revenus des hydrocarbures fournissent encore 70% des recettes budgétaires, rappelle Philippe Sébille-Lopez, du cabinet Géopolia.

    Or, non seulement le Nigeria a subi la baisse des cours mondiaux du pétrole, mais il n'a pas pu se rattraper en nombre de barils vendus, comme se sont empressés de le faire ses collègues de l'OPEP. La production nigériane a au contraire fondu quasiment de moitié en dix ans (1,5 mb/j aujourd'hui contre 2,5 mb/j en 2005).

    Les États-Unis, le principal manque à gagner

    Le brut léger du Nigeria a d'abord perdu son principal débouché, les Etats-Unis, lorsque les Américains se sont mis à produire un pétrole de schiste de qualité similaire. Le Nigeria s'est mis à vendre davantage à l'Inde, sans parvenir à combler le manque à gagner.

    Et puis les violences ont redoublé dans le sud pétrolier depuis le printemps : ce ne sont plus des sabotages mais de véritables attentats contre les installations que mènent les groupes armés du Delta. Les compagnies étrangères, ExxonMobil, Shell, ont déclaré « force majeure » : elles ne livrent plus leurs clients ; certaines ont même rapatrié leurs salariés.

    Une inflation galopante

    L'activité pétrolière tourne au ralenti. Non seulement le Nigeria voit ses réserves en devises décliner, elles sont pourtant indispensables aux importations, mais il voit sa monnaie, la naira, plonger. L'inflation est galopante (17%). L'État fédéral n'a plus de quoi financer ses dépenses publiques, il ne peut plus non plus redistribuer autant d'argent du pétrole aux États fédérés, ce qui ne fait qu'aggraver les mécontentements locaux.

    L'insécurité grandissante dans le Delta pétrolier s'ajoute au conflit contre Boko Haram dans le Nord et ne fait qu'accélérer la fuite des investissements d'autres secteurs, comme celui des services, bancaire ou télécom, qui avaient pourtant pris un bel essor. La malédiction du pétrole continue de peser au Nigeria.


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