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    A la Une: Ali Bongo rempile

    © AFP/Pius Utomi Ekpei

    A peine 6.000 voix de différence entre Ali Bongo et son challenger Jean Ping : c’est le verdict des urnes, ou du moins, celui annoncé par la CENAP, la Commission électorale nationale autonome et permanente. Le chef de l’Etat sortant l’emporte avec 49,80% contre 48,23% pour son rival. Ali Bongo est donc réélu président du Gabon.

    Pourtant, relate le site d’information Gabonreview, « le camp de Jean Ping était sûr de l’emporter après la publication par les gouverneurs des résultats de 8 provinces sur les 9 que compte le pays. Il avait, à ce stade, une avance officielle de 65.000 voix sur Ali Bongo. Arrivés en retard ou livrés dans la confidentialité, seuls les résultats du Haut-Ogooué, province d’origine du candidat-président, pouvaient permettre de combler ce fossé. Le miracle électoral a donc eu lieu, constate encore Gabonreview la province du Haut-Ogooué a pulvérisé tous les records de participation et de score, sauvant Ali Bongo de la défaite. »

    Le site GabonEco ne cache pas son inquiétude… « La victoire aussi courte d’Ali Bongo complique les choses plus qu’elle ne les résout. Elle risque de plonger le pays dans un bourbier inédit, dont seule la communauté internationale, la France en tête, pourra l’extirper. Tout dépendra de la radicalisation ou non de Jean Ping qui, avec ce rendez-vous manqué à 73 ans, voit là certainement se volatiliser ses ambitions présidentielles. Et Ali Bongo, s’il est réélu au forcing après un septennat mitigé, voit désormais sa légitimité et sa popularité complètement entamées. »
    Et GabonEco de conclure : « le morceau cette fois est plus gros que celui de 2009 et c’est désormais reparti pour 7 nouvelles années de crise. Quel gâchis ! »

    La frustration de l’opposition

    Sitôt la victoire d’Ali Bongo annoncée, des « affrontements ont éclaté hier à Libreville et à Port-Gentil », rapporte pour sa part le site GabonActu. Le bâtiment de l’Assemblée nationale, sur le prestigieux boulevard Triomphal, a été incendié. Dans la nuit, Libreville était quadrillée par la police et les militaires, avec des barrages à intervalles réguliers et des patrouilles incessantes de policiers et soldats lourdement armés. Et le QG de Jean Ping a été investi par les forces de l’ordre.

    En effet, constate également Le Pays au Burkina, « dès l’annonce de la victoire de Bongo, ils étaient nombreux les militants de Jean Ping à manifester leur mécontentement et se livrer à la casse. Et l’on peut comprendre la colère homérique de tous les Gabonais descendus en masse, hier soir, dans la rue, persuadés que la vérité des urnes n’a pas été dite. Ainsi donc, une fois de plus, hélas, déplore Le Pays, le Gabon a manqué l’occasion d’entrer dans l’Histoire. Il a manqué l’occasion de s’extirper du nauséeux cercle des cancres africains de la démocratie. Ali Bongo peut-il revendiquer sa victoire ? Rien n’est moins sûr, affirme le quotidien ouagalais. D’autant qu’en termes d’incongruités, l’on peut relever notamment le fait que les observateurs internationaux ont été interdits d’assister à la séance plénière de la CENAP. A cela s’ajoute le fait que les opposants n’avaient pas le droit de consulter le fichier électoral. Toutes choses qui ne peuvent que renforcer les suspicions sur la victoire déclarée du candidat du Parti démocratique gabonais. »

    Incohérences électorales…

    Ledejely.com en Guinée est encore plus catégorique : « les résultats de l’élection présidentielle gabonaise sentent la fraude et le vol à plein nez, affirme en effet le site guinéen. Les architectes de la triche, pris au dépourvu, n’ont pas eu le temps d’y mettre la forme et la manière. Ainsi, de flagrants paradoxes et contrastes sautent aux yeux. Au nombre de ces incohérences, pointe Ledjely, il y a cette différence abyssale entre le taux de participation au niveau national, se situant autour de 60%, et celui de la province du Haut-Ogooué, frisant les 100%. Il s’y ajoute que, comme par enchantement, dans cette même région dont les résultats sont arrivés les derniers au niveau du bureau central de la CENAP, Ali Bongo, le président sortant récolte 95,46 % des suffrages. »

    Et Ledjely de faire remarquer « qu’en d’autres circonstances, on aurait été ulcéré par le fait que la France et l’Union européenne exigent de la CENAP de publier les résultats de l’élection, bureau de vote par bureau de vote. Car dans cette exigence, il y a un peu de paternalisme colonialiste et condescendant. Mais à voir le hold-up électoral que tente d’imposer le camp d’Ali Bongo, relève le site guinéen, ce sentiment souverainiste n’a plus sa raison d’être. »

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