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    Mariya Gabriel: «prendre en compte la demande de transparence du peuple» au Gabon

    Mariya Gabriel (C) chef de la mission d'observation de l'Union européenne au Gabon eeas.europa.eu

    La chef de la diplomatie européenne Federica Mogherini a qualifié hier la situation post-électorale au Gabon de « crise profonde » et a appelé les différentes parties « au calme ». La mission européenne qui était sur place a pointé le manque de transparence du scrutin présidentiel et demande - tout comme Washington ou Paris - une publication des résultats bureau de vote par bureau de vote. Mariya Gabriel dirige cette mission d'observation de l'Union européenne. Elle est l'Invitée Afrique de RFI.

    RFI : Le QG de Jean Ping pris d’assaut par les forces de sécurité, une aile de l’Assemblée nationale incendiée, au moins deux morts, des blessés, des opposants arrêtés, ce scénario vous l’aviez envisagé ?

    Mariya Gabriel : Tout scénario de violence et de contestation vient lorsqu’il y a manque de transparence quelque part. Donc à la suite des annonces officielles, des réactions se sont exprimées justement, parce que la confiance dans l’intégrité des résultats annoncés n’était pas partagée par la population. Mais l’important, c’est de ne pas s’arrêter là. L’important, c’est maintenant d’appeler tous les acteurs au calme et de ne pas rendre la crise – parce qu’elle est déjà là – encore plus profonde. Et pour cela, il n’y a pas meilleur moyen que la transparence. Et c’est pour cela que la mission, depuis le début – pas seulement à l’occasion de la déclaration préliminaire que nous avons faite avec les premières constatations, mais y compris des jours avant les élections – nous avons fait appel à cette transparence, pour que justement les citoyens puissent se reconnaître et par la mesure très concrète qui est celle de la publication des résultats, bureau de vote par bureau de vote.

    Ali Bongo n’en veut pas.

    Nous entendons très bien quelles sont les premières déclarations. C’est une première mission d’observation électorale que l’Union européenne envoie au Gabon. Nous agissons dans le cadre du protocole que nous avons conclu. Et dans le protocole qui est conclu entre la République gabonaise et l’Union européenne, il est clairement dit que la mission participe pleinement. Dans cette pleine participation, il y a cette idée de transparence et il y a aussi la possibilité de pouvoir s’en assurer. D’où aussi la référence aux meilleures pratiques qui sont celles d’avoir la publication bureau de vote par bureau de vote.

    Ali Bongo, justement par la voie de Bilie-By-Nze, le porte-parole du gouvernement, s’en est pris assez durement à la mission d’observation de l’UE qui, dit-il, a outrepassé sa mission définie dans l’accord signé avec le gouvernement.

    Nous n’avons rien outrepassé. Nous avons tout simplement respecté le protocole d’accord. A chaque instant, nous avons respecté notre neutralité et notre indépendance.

    Les coups de fils, les appels au calme de capitales comme Washington, Paris, Bruxelles, peuvent-ils servir à quelque chose ? En clair, est-ce qu’Ali Bongo est capable d’entendre ?

    Il est toujours nécessaire de faire ces efforts avant que les crises n’aillent dans des dimensions encore plus désastreuses et à chaque fois, il s’agit de préserver la volonté du peuple gabonais qui doit, lui, se reconnaître dans les résultats. Et c’est donc l’idée que des appels pour le calme pour la non-violence et par respect de ce qui est prévu dans la loi nationale. Parce que je voudrais le rappeler, les résultats que nous avons pour le moment sont des résultats officiels, mais annoncés de manière provisoire. C’est à la Cour constitutionnelle, donc après l’étape du contentieux, qu’il y aura les résultats finaux. Il est important que ce travail, cette demande de transparence exprimée par tous, surtout par le peuple gabonais, soit fait en de bonnes conditions. Et pour cela évidemment, les appels au calme sont les bienvenus.

    Jean Ping en appelle à la communauté internationale. Concrètement, que peut faire cette communauté internationale ?

    Elle se mobilise déjà. Ce qui est important pour nous c’est de parler d’une seule voix et pour l’Union européenne, y compris par le biais de la déclaration de la haute représentante madame Mogherini, il est important de travailler ensemble avec les partenaires africains. Il s’agit d’un pays qui est sur le continent africain. Aujourd’hui, en tout respect, il est nécessaire de pouvoir avoir cette médiation, de pouvoir ne pas perdre le dialogue, pour que justement, un minimum de conditions soient réunies pour que le processus aille jusqu’à la fin. Je le répète, pour nous l’élément central s’arrête à la publication des résultats bureau de vote par bureau de vote et assurer la transparence pour que les citoyens se retrouvent dans les résultats finaux.

    Pensez-vous qu’il soit souhaitable de désigner un médiateur ?

    Il faudrait le faire en tout respect. Lorsqu’il y a médiateur il faudrait à ce moment être très clair : son mandat doit venir de quel pays exactement, quel est le message. Je pense qu’il y a déjà du travail qui est fait dans cette direction. Encore une fois, si la médiation peut permettre à sauver des vies, à préserver l’ordre, le calme, de faire en sorte que les forces de l’ordre soient respectables envers les gens et que le processus puisse se poursuivre jusqu’à sa phase finale, oui, dans ce cas-là c’est une bonne solution.


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