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    L’Afrique du Sud fait la promotion de son industrie de défense

    Le Rooivalk, hélicoptère d'attaque du groupe sud africain Denel. Wikimedia/BoonDock

    En Afrique du Sud, le Salon de l’Aéronautique et de la Défense africaine ferme ses portes le 18 septembre. L’AAD, l'Africa Aerospace Defence, est le plus gros salon du continent dédié à cette industrie, avec plus de 400 exposants. Sont présents évidemment les Américains, les Russes, les Chinois, les Français... Mais également les Sud-Africains. Le pays dispose d’une industrie aéronautique de grande qualité, mais celle-ci a été durement touchée par les coupes dans les dépenses de l’État depuis la fin de l’apartheid.

    En Afrique du Sud, pas un salon de défense ne s’ouvre sans une démonstration du Rooivalk, l’hélicoptère d’attaque du groupe Denel a longtemps été le produit phare de l’industrie sud-africaine. Sous l’apartheid, le pays, isolé de la communauté internationale, a dû développer sa propre industrie d’armement pour faire face à ses problèmes internes. C’est durant ces années sombres que le Rooivalk, le véhicule blindé Casspir, ou alors les véhicules détecteurs de mine Husky, ont vu le jour. Selon André Roux ce sont des produits de qualité. « Nos véhicules blindés sont résistants aux mines, aux bombes artisanales placées au bord de la route, et aux mines anti personnel, ce ne sont pas de simple véhicule blindé de transport. Et ça, c’est une technologie unique, que la plupart des véhicules blindés dans le monde n’ont pas. »

    Hormis la société d’Etat Denel, le pays compte actuellement une quinzaine de sociétés privées. Paramount compte parmi les plus importantes. Elle a récemment lancé AHRLAC, un avion de reconnaissance léger, intégralement fabriqué dans le pays. Il est aussi polyvalent selon John Craig, PDG du groupe. « Il peut s’adapter à différentes missions et peut être reconfiguré rapidement. Un opérateur qui veut faire de l’humanitaire dans une zone où il doit atterrir sur une piste de terre, peut livrer jusqu’à 800 kg de fournitures humanitaires. Au retour vous changez la configuration, et vous intégrez un système de surveillance et vous pouvez faire des missions de contre-insurrection. Ou alors vous pouvez l’équiper d’armes légères. Vous en faites ce que vous voulez. »

    Alors quel marché pour l’industrie sud-africaine ? Depuis 20 ans, le budget défense de l’Etat a été réduit de façon drastique. Selon Darren Olivier, de la revue African Defence Review, l’industrie repose quasiment entièrement sur l’exportation. « La majorité des exportations vont au Moyen-Orient, un peu en Asie, moins en Afrique, bien que c’est en train de changer. Mais aussi pour l’Otan, avec des véhicules blindés et des munitions. Par exemple, les Etats-Unis ont utilisé le RG31, le RG 33 et le Husky. Les blindés du groupe Denel ont beaucoup été utilisés en Afghanistan et en Irak, et sont toujours utilisés par l’armée américaine. Ils sont également utilisés pour des missions de l’ONU et sont vendus à plus d’une cinquantaine de pays. »

    Selon l’institut de recherche, SIPRI, en 2013 l’Afrique a enregistré la plus forte progression des dépenses militaires au niveau mondial. Et l’Afrique du Sud, seul producteur d’armement du continent, compte bien profiter de ce boom pour relancer son industrie.

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