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    H. Rajaonarimampianina: le XVIe sommet de la Francophonie «est une opportunité pour le pays»

    Hery Rajaonarimampianina. REUTERS/Francois Lenoir

    A deux mois du XVIe sommet de la Francophonie, qui se tiendra fin novembre à Madagascar, le président malgache Hery Rajaonarimampianina est à Paris. Les conditions de sécurité seront-elles réunies pour ce sommet ? Le chef de l’Etat malgache, qui est à mi-mandat, s’exprime notamment sur l’attentat du 26 juin dernier, qui a fait trois morts dans la capitale malgache et annonce des arrestations à venir. Hery Rajaonarimampianina répond aux questions de Christophe Boisbouvier.

    RFI : Croissance partagée et développement responsable, ce sont les deux maîtres mots du XVIe sommet de la Francophonie qui aura lieu dans deux mois. Dans un pays comme le vôtre où 90% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté, qu’est-ce que ça veut dire « croissance partagée » ?

    Hery Rajaonarimampianina : Madagascar est un pays riche en matière de ressources, mais cette disponibilité de ressources n’a jamais bénéficié à la majorité de la population. Donc il faut transformer cette disponibilité de ressources en opportunité pour le développement. Donc cet espace francophone, c’est un levier qui permet de progresser, d’avoir une place beaucoup plus prépondérante sur le marché international.

    Qu’est-ce que vous répondez à ceux qui disent que ce XVIe sommet de la Francophonie, il ne pourra pas se tenir à la date prévue, le 26 novembre ?

    Heureusement, que je suis là pour vous le dire que ça va se tenir. Si je suis ici à Paris, c’est pour dire que l’on marche vers la réalisation de ce sommet-là.

    Beaucoup disent que tous les équipements ne seront pas prêts à la date prévue, par exemple le village de la Francophonie ?

    On peut inventer n’importe quoi, mais la réalité est tout autre. La préparation avance telle qu’on l’a imaginée. Et je pense que tout sera prêt pour la Francophonie. Vous vous êtes adressé à des pessimistes.

    Réunir plusieurs dizaines de chefs d’Etat, ça coûte cher. Vous avez estimé le coût pour votre pays ?

    Un sommet, ce n’est pas seulement un coût. Il faut rapprocher un coût des résultats qu’on attend aussi. Donc lorsque j’ai dit « sommet », pour moi, c’est une opportunité pour le pays, pour l’économie, pour le social, pour l’ouverture de Madagascar au monde entier.

    Est-ce que les Malgaches supporteront l’essentiel de ce coût ou est-ce que ce coût sera partagé ?

    C’est pourquoi je disais tout à l’heure qu’il y a des coûts, mais il y a des retombées. Donc on espère que les retombées sont largement supérieures aux coûts qui sont tout à fait normaux.

    Est-ce qu’il y a un risque islamiste à Madagascar ?

    Qui vous dit qu’il n’y a pas de risque partout dans le monde, mais on met en œuvre tous nos moyens pour prévenir ces risques-là. Donc je crois qu’il n’y a pas de risque zéro. Je l’ai toujours dit, mais je pense que les dispositions sont prises en matière de sécurité pour que les choses se passent dans les meilleures conditions.

    Y a-t-il infiltration d’islamistes au nord dans la région de Mahajanga ?

    Je n’ai pas de preuves pour confirmer ce que vous dites.

    Mais il semble que vous preniez le risque au sérieux et que vous ayez pris des dispositions particulières ?

    Mais bien sûr, comme tout le monde. Tout n’est pas bon à dire non plus. Ce sont des mesures qu’on prend pour prévenir et pour parer à toute éventualité.

    Avec l’aide des services français ?

    Avec l’aide de beaucoup de pays.

    Toujours au chapitre sécuritaire, le 21 août 2016, deux Français ont été assassinés [de 25 et 23 ans, des écovolontaires pour l'association de protection des mammifères marins Cétamada] sur l’île Sainte-Marie au nord-est du pays. On en sait plus aujourd’hui ?

    Ce qu’on sait, c’est que c’est vraiment un crime passionnel. Ce sont les premiers résultats qu’on avait. On a tellement amplifié la situation comme si on ne devrait plus aller à Madagascar. Mais du moins, ce qu’on connaît aujourd’hui, ça se limite à des aspects plutôt privés, passionnels.

    Le 26 juin, jour de la fête de l’Indépendance, trois Malgaches ont été tués dans un attentat à Antananarivo, la capitale. Vous avez dit que la piste était politique. Trois mois après est-ce que vous pouvez nous en dire plus ?

    Les investigations suivent leurs cours. Je peux vous dire qu’on reste sur cette première évaluation que nous avons, c’est la piste politique.

    Mais pour l’instant, il n’y a pas eu d’arrestations ?

    Il y a déjà des personnes qui sont identifiées. Certains ont déjà été interpelés. Des grandes arrestations, pour l’instant non, parce que pour l’instant, nous sommes dans la phase ultime de l’enquête.

    C’est-à-dire que les personnes interpelées ont été relâchées, mais d’autres arrestations pourraient survenir. C’est ça ?

    Exact.

    Quand vous dites que la piste est politique, cela veut dire que vous visez l’opposition ?

    Je vise des personnalités ou des personnes qui ont des visées politiques. Mais ceux qui commettent les actions peuvent ne pas être nécessairement les commanditaires.

    Donc vous confirmez, l’attentat du 26 juin vient de l’opposition ?

    C’est un acte qui vient de ceux qui s’opposent au régime. C’est clair.

    Et notamment de la coalition qui s’est formée il y a un mois contre vous justement, contre votre présidence ?

    Laissons l’enquête suivre son cours, puis on découvrira après.

    2009-2014, pendant près de cinq ans, Madagascar a connu une longue période d’instabilité. Et du coup, quand vous avez été élu, fin 2013, beaucoup ont dit « le mandat de Hery Rajaonarimampianina n’ira pas jusqu’au bout » ?

    J’ai pu déjà faire deux ans, donc si je suis arrivé à deux ans, pourquoi pas trois, pourquoi pas quatre, pourquoi pas cinq, donc arriver jusqu’au bout.

    Beaucoup vous demandent d’écourter votre mandat et de faire des élections anticipées ?

    Je doute toujours beaucoup de ce dont vous parlez.

    Beaucoup d’opposants ?

    Beaucoup d’opposants, dites-moi combien ils sont aujourd’hui par rapport à ces millions d’électeurs qui m’ont élu.

    Donc vous serez candidat en 2018 ?

    Je ne sais pas encore. Je ne le dis pas, je n’ai jamais dit. Le temps le dira. Ce qui est important, c’est que j’ai pu mettre en place une stabilité institutionnelle à travers la mise en place du Sénat, assurer le retour de Madagascar dans le concert des Nations, assurer aussi le retour des bailleurs de fonds et des investisseurs. Donc le signal à mon avis est fort par rapport à ça, c’est la conclusion de l’accord avec le Fonds monétaire, donc le programme de trois ans de Facilité élargie de crédit [FEC] à Madagascar. On est en marche vers la croissance et vers le développement.


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