GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Jeudi 13 Décembre
Vendredi 14 Décembre
Samedi 15 Décembre
Dimanche 16 Décembre
Aujourd'hui
Mardi 18 Décembre
Mercredi 19 Décembre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Dernières infos
    • Le Canada cherche à annuler un contrat d'armement de 15 milliards de dollars avec Riyad (Justin Trudeau)
    • Brexit: des «dégâts irréparables» en cas de second référendum, prévient Theresa May
    • Japon: une explosion dans un restaurant fait 42 blessés dans le nord du pays (autorités locales)
    • Conso: la quasi-totalité des poissons présents sur les étals des grandes surfaces ne sont pas issus de la pêche durable (UFC-Que Choisir)

    A la Une: le Burundi sort de la CPI

    © AFP/Pius Utomi Ekpei

    C’est le premier Etat du monde à se retirer de la Cour pénale internationale (CPI)… Le Burundi a donc décidé de quitter la CPI. Les choses sont allées très vite hier. Quatre-vingt-quatorze voix pour, deux contre et quatorze abstentions. L’Assemblée nationale a voté massivement pour le retrait du traité de Rome de la Cour pénale internationale. Puis dans la foulée, ce texte s’est retrouvé deux heures à peine plus tard devant les sénateurs burundais, qui l’ont adopté à l’unanimité.

    Il faut dire, rappelle Le Temps au Togo, que « la CPI avait ouvert un examen préliminaire en avril 2016 ; le comité des Nations unies contre la torture avait sorti un rapport des plus accablants et dans la foulée, le Conseil des droits de l’homme de l’ONU avait décidé de créer une commission internationale d’enquête sur les exactions commises au Burundi. L’étau s’était resserré donc contre Bujumbura et c’est donc par crainte de se retrouver devant la CPI que les autorités burundaises ont décidé de se retirer avant que le procureur général n’instruise un dossier où des enquêtes, à en croire la Société civile, ont montré clairement qu’il y a eu des crimes de torture et de masse. »
     
    Impunité…
     
    Pour ce blogueur burundais que l’on peut lire sur le site Yaga Burundi, « quitter la CPI est une mauvaise décision qui ne fait que consacrer l’impunité des criminels puissants que les juridictions locales n’osent pas juger. Mais ce que je regrette le plus, poursuit-il, c’est que cette décision est taillée sur mesure. Le pouvoir de Bujumbura se dit : “il faut tout faire pour nous protéger”. En effet, il est dans une situation difficile. Contesté à l’intérieur, accusé de violations massives des droits de l’homme, acculé par les sanctions internationales, il est en mal de légitimité. Si la CPI se met à faire des enquêtes ou à lancer des mandats d’arrêt, ce serait un signe de culpabilité […]. »
     
    « Burundi : adieu CPI ! », s’exclame Guinée Conakry Infos. « En votant hier pour la sortie de leur pays de la Cour pénale internationale, les députés burundais ont volontairement ou non, choisi le chemin de l’isolement de la communauté internationale, avec une espèce de détermination suicidaire. Un va-tout politique dont le but final pour le président Pierre Nkurunziza est qu’on “lui fiche définitivement la paix !”. Mais, estime encore Guinée Conakry Infos, les choses ne seront certainement pas aussi simples… »
     
    Qui se sent morveux…
     
    « Tout de même, s’exclame Le Pays au Burkina Faso, cette décision du régime du Burundi de se mettre au ban de la communauté internationale, sonne comme un aveu de culpabilité. “Qui se sent morveux, se mouche, dit-on” et le Burundi le fait assez bruyamment. Pire, en mettant à la porte les rares témoins encore présents sur son sol et en se retirant de la CPI, Nkurunziza se donne tous les moyens pour poursuivre ses massacres à huis clos et cela, en toute impunité. Le Burundi est donc devenu un trou noir sur la planète terre. » Et « il est à craindre malheureusement, poursuit Le Pays que la communauté internationale continue de tergiverser en caressant la bête dans le sens du poil. Parce que contrairement à la Libye ou à la Syrie, où les grandes puissances se bousculent au portillon, le Burundi ne représente pour elles aucun intérêt économique ou géostratégique. Nul ne se risquerait à s’y engager militairement, en l’absence de ressources à exploiter pour financer la guerre ou de mirobolants marchés de reconstruction dans l’après-guerre. »
     
    Et Le Pays de s’interroger : « qui maintenant, après le départ de l’ONU, pour sauver le peuple burundais qui souffre le martyre du seul fait de la volonté d’un assoiffé de pouvoir soutenu par une armée tribale issue des milices des maquis ? »
     
    Enfin, pour Aujourd’hui, toujours à Ouagadougou, le président burundais « est en train d’emprunter un chemin dont on a du mal à deviner l’issue. Pierre Nkurunziza a, depuis son élection controversée, décidé de la tactique du repli sur soi et de la fermeture. Il boude jusqu’à ses voisins africains. Pendant combien de temps pourra-t-il tenir dans ces conditions ?, se demande Aujourd’hui. Comment se débrouillera-t-il pour tenir son pays sur ses jarrets, lorsque tous les rares partenaires qui lui restent vont fermer le robinet des financements ? Il ne suffira pas de quitter la CPI. Il faudra aussi, s’assurer un avenir, ensuite. Car, cette Cour n’est pas la seule apte à juger les anciens présidents au passé sombre… »

    1. 1
    2. 2
    3. 3
    4. ...
    5. Suivant >
    6. Dernier >
    Les émissions
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.