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    Les revers de l’Obamacare pèsent sur la campagne présidentielle

    Une page du site de l'Obamacare. REUTERS/Mike Segar/Files

    Le coût de l'Obamacare va flamber l'an prochain pour une partie des bénéficiaires. La hausse sera connue dans les prochains jours et elle risque d'influencer le scrutin présidentiel.

    Les bénéficiaires de l’Obamacare attendent fébrilement le passage du facteur. Car leur compagnie d’assurance va leur envoyer dans les prochains jours le renouvellement du contrat et les tarifs pour 2017, et la facture promet d’être salée : on parle d’une augmentation d’au moins 30 % dans huit États ; cela va jusqu’à 68 % dans l’Arizona.

    Cette hyper inflation des primes, c’est du pain bénit pour Donald Trump qui, en bon républicain, veut supprimer cette assurance santé obligatoire. Il a reçu au début du mois un soutien inattendu de Bill Clinton, l’époux de la candidate démocrate jugeant que le dispositif était devenu complètement fou. Hillary a pris acte de ces dérives, elle déclare vouloir remédier à l’envolée des primes, une hausse par essence antinomique avec l’esprit de la réforme.

    L’Obamacare est-elle vraiment détraquée ?

    La réforme a été adoptée il y a trois ans pour étendre la couverture santé au plus grand nombre, c’est-à-dire aux Américains trop riches pour bénéficier de la couverture publique de base et, surtout, trop pauvres pour s’offrir une assurance privée. Et cette mission est en grande partie accomplie : 20 millions de foyers jusqu’alors exclus de l’assurance santé bénéficient maintenant de soins remboursés.

    La hausse exponentielle des primes qui fait le buzz en ce moment affecte en réalité une toute petite portion des allocataires de l’Obamacare. La plupart, 80 % reçoivent une subvention de l’État pour les aider à financer l’assurance qu’ils ont contractée via une bourse mise en place au niveau de chaque État. Et c’est là que le bât blesse, ces bourses sont de moins en moins performantes.

    Deux grandes compagnies d’assurance ont annoncé qu’elles se retiraient de ces plateformes

    Car depuis 2014, elles y ont laissé des plumes : des centaines et des centaines de millions de dollars de pertes. Les jeunes qui en ont les moyens, c’est-à-dire ceux qui ne vont pas souvent voir le médecin, se sont détournés des bourses. En revanche, elles sont assaillies par les ménages aux faibles revenus ayant besoin de beaucoup de soins, déséquilibrant les comptes des assurances.

    Dans certains États, il n’y a plus qu’une seule assurance proposée, avec des services de plus en plus restreints. Des assurés doivent par exemple renoncer à consulter le spécialiste qui les suit depuis des années, car il ne figure plus sur la liste des médecins couverts par la compagnie. L’Obamacare se réduit dans ce cas à la couverture déjà fournie par Medicare pour les plus vieux, ou Medicaid pour les plus démunis.

    Comment corriger le système ?

    De toute évidence, rendre l’assurance obligatoire en comptant sur le marché pour répondre au nouveau besoin créé ne fonctionne pas. Certains démocrates plaident pour une nationalisation complète de l’Obamacare. Une option politiquement très compliquée, car les républicains continuent à vouloir détruire cette réforme.

    L’évolution des comptes publics leur donne un argument supplémentaire : en 2014, année où a été mis en place l’Obamacare, les dépenses de santé ont augmenté de 8 %.


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