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    Mali: «Pour l’instauration des autorités intérimaires» plaide Abdoulaye Diop

    Abdoulaye Diop, ministre des Affaires étrangères du Mali. RFI/Amélie Tulet

    Le ministre malien des Affaires étrangères Abdoulaye Diop a participé les 26 et 27 octobre à une rencontre à Paris intitulée « Maintien de la paix en environnement francophone », organisée par les ministères français des Affaires étrangères et de la Défense. La crise du Nord Mali peine à se terminer et si le processus de paix progresse, il reste très fragile. A quand les patrouilles mixtes ? A quand l'élection des autorités intérimaires ? Faut-t-il reporter les communales du 30 novembre? Abdoulaye Diop répond aux questions de RFI.

    RFI : Abdoulaye Diop, le 2 novembre cela fera trois ans que Ghislaine Dupont et Claude Verlon, nos deux confrères, ont été assassinés dans le nord du Mali. Les autorités politiques et judiciaires maliennes ne sont pas véritablement associées activement à l’enquête. Pourquoi ?

    Abdoulaye Diop : Permettez-moi tout d’abord d’exprimer toute notre sympathie et nos condoléances renouvelées au nom du président de la République du Mali à la famille de Claude et de Ghislaine pour cet incident tragique qui s’est produit au Mali.

    La justice n’a pas collaboré, je crois que c’est quand même trop dire parce que quand l’incident s’est produit, c’était à Kidal. Vous savez que Kidal n’est pas sous le contrôle du gouvernement central de Bamako et qu’immédiatement après les autorités françaises ont déclenché une enquête. Naturellement, la justice malienne et le gouvernement du Mali ont exprimé leur volonté de pouvoir coopérer, dans la mesure du possible, à pouvoir vraiment mettre la lumière sur cette question.

    Un rapport publié à Dakar décortique les motivations des jeunes jihadistes. Dans l’ordre, c’est d’abord l’argent puis la protection de leurs familles, puis en dernier le fait religieux. Est-ce que cela vous rassure ou est-ce inquiétant ?

    C’est plutôt inquiétant. Ce n’est pas rassurant, mais ce n’est pas nouveau pour nous. Pas nouveau en ce sens que nous avons vu cela se développer, prendre sans doute une ampleur inégalée aujourd’hui avec la question de l’insécurité.

    Vous avez évoqué, monsieur le ministre, l’insécurité. Les patrouilles mixtes ne sont pas encore effectives. Une patrouille commune armée malienne plateforme pro-Bamako et éléments de Barkhane a circulé dans Gao, il y a quelques jours, mais sans la CMA. L’impression reste que les Maliens ont besoin d’être pris par la main par les Français, même pour une telle initiative…

    La notion de groupe pro-Bamako ne me semble pas appropriée. Nous sommes tous des Maliens. Le deuxième point de clarification : l’armée malienne d’aujourd’hui n’a rien à voir avec l’armée d’il y a deux ans, qui a eu quand même une bonification qualitative. Elle répond sur le terrain, elle enregistre des pertes considérables. Il y a des efforts conséquents qui sont faits. Nous ne voyons pas du tout cela de cette façon, nous ne sommes pas tenus par la main. Nous jouons notre partition. D’autres ont sans doute plus de moyens que nous, mais nous voulons que tout cela se passe dans le cadre d’un respect mutuel.

    Aujourd’hui, qu’est-ce qui bloque encore la mise en place de ces patrouilles mixtes ou même le début du cantonnement des groupes armés qui ont pris énormément de retard ? Est-ce les relations entre Bamako et les groupes armés qui ne sont pas toujours apaisées ou les relations entre les groupes armés eux-mêmes ?

    Nous sommes tous impatients de voir la sécurité s’établir sur le terrain. Malheureusement, il s’est trouvé qu’un certain nombre de problèmes se sont posés avec les groupes armés, dont la nécessité de mettre en place les autorités intérimaires d’abord. Il faut faire en sorte que ces autorités soient opérationnelles et que cela ouvre immédiatement la voie à la mise en place aussi des patrouilles mixtes.

    A quelle échéance peut-on envisager l’installation de ces autorités intérimaires ?

    Dès le mois de novembre, ceci va commencer. Nous souhaitons lancer un appel à toutes les parties prenantes à s’engager pleinement pour pouvoir faire en sorte que ces autorités soient en place.

    Les élections municipales doivent avoir lieu le 30 novembre : on sait d’ores et déjà que dans certaines parties du septentrion ce sera difficile. Ne faut-il pas reporter ces élections ?

    Ces élections ont déjà été reportées quatre fois. Maintenant, nous arrivons à un cap où il s’avère important que nous allions finalement à ces élections et que ces communales se tiennent et que nous ayons les autorités locales ou communales qui soient des autorités élues sur une base démocratique. Là où il sera impossible d’organiser les élections, nous prendrons acte, et le gouvernement prendra les dispositions nécessaires dans ce cadre.

    Les attaques jihadistes ne touchent plus simplement le nord du Mali, mais aussi dans le centre et le sud du pays, Bamako et débordent sur le voisin, le Niger. Niamey en a certainement assez de cette situation…

    Je profite de votre antenne pour présenter notre sympathie et nos condoléances aux populations nigérienne ou malienne qui ont perdu la vie lors des récents incidents. Mais ce que le Niger demande, c’est ce que le Mali demande. Parce que nous sommes tous conscients que l’insécurité actuelle dans ces régions est essentiellement dûe au fait que des groupes de narcotrafiquants et des groupes terroristes opèrent à partir notamment d’une zone du Mali, dans la région de Kidal, qui n’est pas sous contrôle de l’Etat.

    Comment analysez-vous la scission au sein du Conseil de l’Azawad, la CMA ? Je pense à la création du MSA et de la CJA. Ces groupes peuvent-ils être impliqués effectivement dans le processus de paix ? Comment analysez-vous ce processus au sein de la CMA ?

    Le gouvernement du Mali déplore cette multiplication de groupes ici et là, même si nous savons que dans la mise en œuvre de l’accord il y a un certain nombre de dynamiques locales qui prennent le dessus. Il s’agit souvent de jeux de positionnement dans la perspective de l’application de l’accord, de partage de pouvoir d’un certain nombre de bénéfices, qu’ici et là, certaines communautés pensent pouvoir tirer de l’accord. C’est vrai que ça rend l’application de l’accord compliquée.

    Ce que nous souhaitons, c’est que ces différentes composantes, soit au sein des coalitions originelles au moment de la signature de l’accord ou qu’elles soient en dehors, soient engagées par ce qui a été pris comme engagement dans le cadre de l’accord pour la paix et la réconciliation, signé dans le cadre du processus d’Alger.


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