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    A la Une: Côte d’Ivoire, vivement dimanche !

    AFP

    C’est ce dimanche en effet que les Ivoiriens sont appelés par le pouvoir à modifier leur constitution, et par l’opposition à ne pas le faire. Depuis son fief de Daoukro, le président du PDCI Henri-Aimé Konan Bédié demande « que personne ne reste à la maison », relève « en Une » le quotidien gouvernemental Fraternité Matin.

    « Le 30 octobre n’allez pas voter ! », lance à l’inverse le journal Notre Voie, tandis que le quotidien Le Temps annonce le « grand meeting de l’opposition au stade Houphouët-Boigny, ce matin ».

    Résultat, pris au pied de la lettre, l’injonction de « ne pas rester à la maison », est-ce aller voter ou est-ce aller au meeting ? On verra bien la participation en effet…

    Burkina Faso : deux ans de frustration

    C’était il y a pile deux ans, le début de la fin pour le régime de Blaise Compaoré. Comme le souligne ce matin L’Observateur Paalga, « Tout a commencé un 28 octobre comme celui-là (…) un véritable jeu du chat et de la souris entre manifestants et forces de l’ordre, même si tout le monde était loin de se douter que le régime de Blaise Compaoré vivait ses derniers jours. Pas plus lui que les millions de Burkinabè qui s’opposaient à son dessein » de s’accrocher encore et toujours au pouvoir. Ce journal se souvient de la « marée humaine qui a déferlé sur la place de la Nation à Ouagadougou et dans de nombreuses localités du pays pour brandir une fois de plus le carton rouge à celui qui changeait les règles du jeu selon son humeur du moment ».

    Il y a deux ans, le 28 octobre était un jeudi. Et même un jeudi « historique », emphatise L’Observateur Paalga. Evoquant l’Assemblé nationale de Ouagadougou, ce quotidien ouagalais de renom se souvient de ces « sans-culottes » scandant leur slogan « Blaise dégage ! », de ce « peuple déchaîné et ivre de colère (qui) a réussi à prendre cette Bastille-sur-Kadiogo et à y mettre le feu ».

    Deux ans après, toutefois, L’Observateur Paalga s’interroge en manchette : « esprit de l’insurrection, où es-tu ? ». Car ceux « qui étaient bras dessus, bras dessous pour chasser Blaise sont maintenant chiens et chats », déplore le confrère. Qui prévient : « l’espoir né du sacrifice de ses fils, tombés pour un lendemain meilleur, (…) ne doit pas rester vain. Non, surtout pas ».

    CPI : le rêve brisé

    Et puis la CPI dans la tourmente continue d’alimenter les commentaires en Afrique comme ailleurs. Burundi, Afrique du Sud, Gambie, ils sont déjà trois pays africains ayant claqué la porte de la Cour pénale internationale basée à La Haye, aux Pays-Bas. En attendant la suite… Car « l’Afrique se détourne de La Haye », souligne Xalima. Selon ce journal sénégalais en ligne, une « crise de confiance affecte visiblement les relations Cpi/Pays africains ». Voilà pourquoi, Xalima s’interroge : « Et si c’était le début de la procédure de divorce ».

    « Alors, est-ce le début de la fin pour la CPI ? », enchérit Le Journal du Mali. Qui le souligne : « en Afrique, nombreux sont ceux qui pensent que c’est une justice à deux vitesses » ; et qui le déplore : « retraits, disons-le, sont tout sauf une bonne nouvelle pour le continent africain ».

    Les pays africains « désertent la CPI », constate également le quotidien français Le Monde daté d’aujourd’hui, et qui, pour illustrer son propos, a choisi une photo de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo ajustant ses lunettes rondes en fixant les écrans d’ordinateurs lors de l’ouverture de son procès devant la Cour pénale internationale en janvier dernier.

    Dans le cas de la Gambie, qui a dénoncé « une justice à deux vitesses » de la CPI, souligne le quotidien du soir, cette décision de quitter la Cour de La Haye, à tout le moins, est « lourde de symbole », car la procureur de la Cour pénale internationale, Fatou Bensouda, justement, est gambienne ; elle fut même ministre de la Justice de son pays. « Le coup est rude », admet Le Monde et « ces défections en série traduisent une profonde crise de l’institution ». Certes, admet ce journal français longtemps présenté comme étant celui de référence, « une enquête a été ouverte sur les crimes commis en Géorgie (…) et d’autres pourraient l’être en Colombie ou en Palestine, mais elles ont peu de chance d’aboutir ». Voilà pourquoi, soupire encore Le Monde, si la Cour de La Haye a « concrétisé le rêve d’une justice pénale universelle et permanente », elle semble encore incarner une « justice hors sol ». Pour un « rêve », ça va de soi…

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