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    Et si l'on mesurait le «PIB du bonheur» ?

    L'objectif du PIB du bonheur est de replacer le bonheur au cœur de la société, aussi bien dans la sphère économique, sociale, que dans la sphère politique ou personnelle. Getty Images/Deyangeorgiev

    Alors que le chômage en France reste élevé, que la menace terroriste sévit, que l'avenir n'est pas des plus radieux... Le think tank la Fabrique Spinoza a décidé de mesurer notre bonheur, est-ce sérieux ou juste du marketing ?

     

    La Fabrique Spinoza a lancé il y 9 mois un nouvel outil : l’ITBF, l’indicateur trimestriel du bonheur des Français, appelé aussi le « PIB du bonheur ». Avec pour objectif de replacer le bonheur au cœur de la société, aussi bien dans la sphère économique, sociale, que dans la sphère politique ou personnelle. Par exemple, introduire cette dimension dans le domaine du travail pourrait adoucir certaines pratiques notamment en termes de management et apporter de meilleures performances.

    L’idée n’est pas idiote et on peut même se demander pourquoi ne pas y avoir pensé plus tôt... S’inquiéter du bonheur de ses congénères n’est pas au cœur de nos préoccupations alors qu’au Bhoutan, on le mesure depuis des années. Quant au président de l’Observatoire international du bonheur, il considère que le bonheur devrait être reconnu comme un droit fondamental...

    Comment mesurer le bonheur ?

    Le bonheur est une notion arbitraire et personnelle, comment le mesurer objectivement et le traduire en chiffres ? En sondant 1 000 Français de 18 ans et plus par la voie d’un questionnaire basé sur des travaux scientifiques. Chaque trimestre 47 questions précises leur sont posées sur leurs conditions de vie : leur travail, leur santé, leur revenu, leur logement, la sécurité, mais aussi sur leurs liens sociaux...

    Les questions portent également sur leur fonctionnement psychologique et culturel (riez-vous souvent, êtes-vous inquiet, pessimiste, stressé, nostalgique, pleurez-vous souvent...). Des questions plus délicates qui relèvent de l’intime et auxquelles il n’est pas envisageable d’y répondre par oui ou par non. Donc, quatre réponses leur sont proposées : jamais, rarement, quelquefois, souvent ou tout le temps. Autant d’éléments qui produisent un bonheur exprimé et qui donnent un instantané en temps réel.

    Le bonheur citoyen, un enjeu majeur

    À quelques mois de l’élection présidentielle, le PIB du bonheur est susceptible d’intéresser les candidats. C’est ce que les Français souhaitent. 72 % d’entre eux considèrent que le bonheur citoyen est un enjeu majeur et que les hommes politiques devraient s’interroger sur ce qui les rend plus ou moins heureux, mais ce n’est pas gagné. Un questionnaire a été envoyé à 40 000 élus et seulement 138 ont répondu.

    C’est probablement un tort, car 79 % des Français interrogés déclarent qu’ils donneront leur bulletin au candidat le plus concerné par le bonheur de ses compatriotes, 84 % affirment même qu’ils favoriseront celui qui incarnera la sérénité. Parmi les candidats déclarés Alain Juppé et son « identité heureuse », incarne le mieux leur attente avec 26 %, alors que Nicolas Sarkozy apparaît comme le candidat le moins serein avec 36 %...

    Une croissance plus rapide que le PIB classique

    La Fabrique Spinoza vient donc de publier ce matin son dernier résultat du PIB du Bonheur. Il nous révèle que le PIB du bonheur progresse plus vite que le PIB classique. En deux trimestres, il a augmenté de 1,7 %, contre 1,3 % pour le PIB classique sur un an. Le nombre de Français heureux est passé de 50 à 53 %. Entre le premier et le troisième trimestre, les émotions positives des Français ont repris le dessus. Si les attentats ont marqué les esprits, on note qu’avec le temps le rire, le sourire reviennent, alors que les émotions négatives telles que l’inquiétude, l’angoisse, la colère ou la fatigue s’éloignent un peu.

    Le PIB du bonheur augmente dès que réapparaît la confiance. Bien que l’indicateur soit récent, un portrait-robot se dessine. Le Français heureux est un homme, riche, diplômé, plutôt âgé, Breton et non sympathisant du Front national. Les plus heureux représentent 3 % de la population contre 1 % pour les plus malheureux. Leurs sources de satisfaction émanent du lieu de vie, de la famille et des proches alors que l’avenir du monde, le chômage et la confiance en l’autre les inquiètent. 

    Ce qu’il faut retenir de ce troisième baromètre, c’est que malgré leur réputation de râleur les Français se disent plutôt satisfaits de la vie qu’ils mènent. Ils lui accordent la note de 6 sur 10.

     

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