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    A la Une: Centrafrique, vrai-faux départ de la France

    AFP

    C’est lundi, officiellement, qu’il doit s’envoler vers ses bases de départ en France, ce papillon nommé « Sangaris », et dont le nom a été emprunté par la force militaire française en Centrafrique. Le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian doit, lui, s’envoler pour Bangui, afin de donner lundi le signal de l’envol dudit papillon.
     
    Mais vrai-faux départ en effet, et même départ « en trompe-l’œil », lance en Une, le journal Le Figaro, car la France « maintiendra 350 hommes sur place, dont 80 dans le cadre de la Minusca, la force de l’ONU, et une capacité militaire mobilisable sur “court préavis”. Comme le résume ce quotidien conservateur : “Sangaris” s’achève, les militaires français restent en Centrafrique ».
     
    Il faut dire que si la situation sécuritaire a été plus ou moins stabilisée dans ce pays déchiré, on est encore loin du compte, et le journal Les Dernières Nouvelles d’Alsace le souligne : « les risques de guerre civile et de massacres de grande ampleur sont tout aussi présents qu’à l’automne 2012 ».
     
    Le Figaro n’écrit guère autre chose, en remarquant que « la situation sécuritaire en Centrafrique “reste précaire”. Car près de deux ans après l’intervention des troupes françaises de “Sangaris”, six mois après l’élection d’un président légitime, censé incarner (sic) la réconciliation, les racines du conflit qui a enflammé le pays en 2013, ces tensions entre communautés chrétiennes et musulmanes, sont toujours là. Les milices chrétiennes, les anti-Balaka, et les musulmanes, la Seleka, demeurent actives. Et le désastre économique est toujours d’actualité », soupire le confrère.
     
    Lundi à Bangui, Jean-Yves Le Drian rendra donc hommage aux hommes de « Sangaris », et le ministre de la Défense « soulignera que la France reste engagée en Centrafrique ». L’opération officiellement achevée, « nous ne laisserons pas tomber » ce pays, a assuré hier son collègue des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault. « Au terme d’un retrait progressif, les militaires français sont actuellement au nombre de 350 à Bangui. Des effectifs qui vont être maintenus, sous une autre forme », et le quotidien fournit quelques détails du dispositif.
     
    C’est ainsi que des militaires français seront « présents au sein de la mission de formation de l’armée centrafricaine, mise en place par l’Union européenne et dirigée actuellement par un général français. Pour rassurer son partenaire centrafricain et l’ONU, Paris maintiendra aussi une capacité militaire "sur court préavis", mobilisable « à la demande du gouvernement de RCA en cas de menace sérieuse ». […] Avec l’appui de ses forces prépositionnées, la France devrait pouvoir agir avec l’ONU, les pays de la région et certains Européens, si le volcan se rallumait en Centrafrique, une éventualité qui n’est pas à exclure », prévient Le Figaro. En Centrafrique, donc, des militaires français continueront de monter la garde, au-dessous du volcan…
     
    Françafrique : la parole d’orfèvre de Ping
     
    Jean Ping dénonce la Françafrique. L’ex-candidat à la présidence de la République gabonaise est à Paris. Lundi, il se rendra à Washington, « étape qu’on devine la plus importante de son voyage », souligne avec clairvoyance le journal Libération, à qui Jean Ping s’est confié.
     
    Et en effet, c’est en vrai orfèvre que celui qui en fut si longtemps l’un des protagonistes, dans les colonnes de Libé, dénonce la Françafrique. « La France a des responsabilités historiques au Gabon. Jusqu’à récemment c’est toujours Paris qui a choisi les dirigeants gabonais : depuis l’indépendance, on a ainsi eu Léon Mba, Omar Bongo et puis son fils Ali Bongo, que Sarkozy nous a imposé. C’est vrai aussi pour d’autres anciennes colonies africaines. Mais alors qu’au Sénégal ou en Côte d’Ivoire ils sont allés chercher des anciens parlementaires ou académiciens comme Félix Houphouët-Boigny ou Léopold Sedar Senghor, au Gabon, on nous a imposé quoi ? Un chef de canton ! C’est ce qu’était Léon Mba… Quant à Omar Bongo, lui aussi choisi par la France, il fut d’abord un simple employé des postes », dit Jean Ping à Libération, qui rappelle fort justement et cruellement au passage que l’intéressé fut tout de même « l’ex-gendre » d’Omar Bongo.
     
    Peu avare de sa bile, Jean Ping poursuit sur sa lancée : « Le Gabon est l’exemple le plus abouti de la Françafrique. Et jamais le peuple gabonais n’a pu faire entendre sa volonté », dit-il ainsi. Et quand le quotidien remarque que le président Ali Bongo accuse justement Jean Ping d’être « le symbole de la Françafrique en tant qu’ancien cacique du régime », l’ex-candidat déçu et amer rétorque : « la différence, c’est que moi je ne demande pas qu’on m’impose de manière arbitraire. Je souhaite simplement qu’on respecte le vote des Gabonais ».
     
    Cacao : nous sommes tous « chocolat » !
     
    Du chocolat comme s’il en pleuvait. A l’occasion du Salon du chocolat qui se tient jusqu’à mardi à Paris, c’est encore le journal Libérationqui nous offre ce matin, non pas un carré de chocolat, mais un dossier de Une consacré à « la nouvelle géopolitique du chocolat », avec, en guise d’illustration, un globe terrestre en train d’être nappé d’un chocolat liquide coulant sur la terre depuis on ne sait où, de l’espace sans doute, et dégoulinant sur la planète comme une malédiction opaque.
     
    Etant rappelé que la Côte d’Ivoire est toujours premier producteur mondial de cacao, Libé souligne les effets des changements climatiques sur les planteurs et les acteurs de la filière ivoirienne, « contrainte de se réinventer » et relève que, face à la hausse des cours, les industriels du chocolat s’acharnent toujours à trouver des ersatz afin de « fabriquer du chocolat sans cacao ». Rien de nouveau sous le soleil…
     
    Mais c’est vrai que, plus que jamais, les tensions sur le marché constituent un défi de taille pour cette filière. Car la tablette de chocolat « n’est pas un phénomène de génération spontanée, explique Libération. Elle naît d’une fève de cacao ramassée par des ouvriers agricoles dans des pays où les conditions de travail sont déplorables et les salaires indigents ; puis transformée par des industriels qui pensent surtout à augmenter les doses de graisse et de sucre pour favoriser l’addiction et accroître leurs marges ; enfin vendue à des consommateurs pas souvent regardants sur la composition et le prix du produit car biberonnés au chocolat dès l’enfance, donc faits comme des rats », formule et résume Libération. Autant dire que nous sommes tous « chocolat » !

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