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    Le secteur numérique africain pourvoyeur de services publics

    Boase/Bloomberg via Getty Images

    Les journées Afrique, développement et numérique se sont achevées vendredi 28 octobre, à Paris. Pendant trois jours, des créateurs de start-ups africaines ont été reçus à Bercy, au ministère de l'Economie français. D'après une étude du cabinet Mac Kinsey, datée de 2013, en 2025, le secteur numérique africain contribuera à hauteur de 300 milliards de dollars au PIB du continent. Marché gigantesque à explorer: le secteur des services dans lequel les autorités publiques font souvent défaut.

    Aphrodice Mutangana est le fondateur de KLab, une start-up rwandaise de Kigali, qui fournit un espace de travail à des jeunes entrepreneurs avec ordinateurs, connexion internet et accompagnement. KLab propose également des services pour la communauté.

    « On utilise la technologie pour faire nos travaux communautaires. On a commencé par cartographier Kigali. Maintenant on est en train de traduire Mozilla Firefox en kinyarwanda. On a aussi mis en place des cours de programmation pour des enfants entre 8 et 12 ans. Depuis l’année dernière, plus de 5 000 enfants ont pu en bénéficier », dit-il. KLab tire ses recettes d'un partenariat public privé. En clair, le gouvernement rétribue la start-up pour ses services.

     
    Un marché à saisir

    A Johannesburg au Cap, ou encore à Durban, l’application GoMetro permet de suivre en temps réel le trafic des transports en commun sud-africains. GoMetro a cartographié les réseaux et actualise ses données grâce aux utilisateurs, mais aussi à 120 employés qui sillonnent mini-bus et trains pour suivre le trafic. A terme, GoMetro compte proposer un service de bus, privé, pour réaliser des connexions encore inexistantes dans le réseau public.

    « Il y a un gouffre énorme dans le marché, explique Justin Coetzee, fondateur de GoMetro. Il y a très peu de données disponibles sur les transports dans les villes africaines. Les fichiers ne sont pas numériques, ils sont en papier et ne sont pas à jour. Nous y avons vu une opportunité pour apporter aux réseaux de transports, de nouveaux outils comme la cartographie mobile. Nous partageons toutes nos données ensuite avec les municipalités. Les start-ups sont très offensives pour trouver des solutions, nous n'avons pas peur d'expérimenter et nous ne sommes pas coincés par la bureaucratie. Nous résolvons les problèmes et permettons ensuite à la société et au politique de rattraper leur retard. »

    Révolution des mentalités

    Initiative privée contre lourdeurs publiques. Le débat n'est pas aussi simple, mais il est clair que la révolution numérique a tout accéléré et que les gouvernements africains peinent à suivre le rythme.

    Pour Derclin Bonbhel, de JCertif, un réseau né au Congo-Brazzaville et présent dans 7 pays africains, qui forme des jeunes aux nouvelles technologies, la révolution numérique doit s'accompagner d'une révolution des mentalités.

    « C’est à nous les jeunes de prendre l’initiative, d’inciter les doyens qui sont au gouvernement de prendre en compte les intérêts du numérique, affirme-il. Notre objectif c’est de décomplexer les nouvelles technologies dans notre pays. Cela ne doit plus être un luxe, mais le quotidien. Chez nous, c’est encore un tabou et nous devons casser ce système. On doit pousser les jeunes à entreprendre pour enlever l’esprit de la fonction publique. Aujourd’hui, ils ne croient qu’il n’y a qu’elle qui peut leur permettre de réussir. Nous avons encore cette mentalité. »

    Bien que le numérique africain avance vite, il concerne encore trop peu de personnes sur le continent. En Afrique subsaharienne, seulement 20% de la population a accès à Internet.

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