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    Le goût des investisseurs chinois pour l’Europe

    Jean-Marc Ayrault (G), le ministre français des Affaires étrangères est reçu par le président chinois Ki Jinping à Pékin, le 31 octobre 2016. ©Reuters/Parker Song

    Jean-Marc Ayrault le ministre français des Affaires étrangères et le ministre allemand de l'Economie Sigmar Gabriel se succèdent lundi et mardi en Chine pour aborder avec les autorités de Pékin la question, sensible, des investissements chinois en Europe, où ils sont en forte progression. Et en retour évoquer celle des investissements européens en Chine, souvent bien compliqués. Le fort intérêt des chinois pour les entreprises européennes, et surtout allemandes, pousse les pays européens à renforcer les contrôles et à tenter de freiner le mouvement, mais c'est un peu chacun pour soi.

     

    Contrairement à ce qui se passait il y a quelques années encore, les investissements chinois en Europe représentent désormais le double des investissements européens en Chine. En 2015, ils ont progressé de 40% pour atteindre 20 milliards d'euros. Les pays européens commencent à s'en inquiéter. Ainsi, le gouvernement britannique a tergiversé avant d'autoriser la présence de Chinois dans le projet de réacteur nucléaire Hinkley Point. Les entreprises allemandes sont particulièrement recherchées par les investisseurs chinois. Depuis le début de l'année, plus de 10 milliards d'euros de fonds chinois se sont déversés en Allemagne, avec par exemple le rachat du fabricant de machines-outils Kuka. Le ministère allemand de l'Economie a donc suspendu le rachat de l'industriel en électronique Aixtron, pour des raisons de sécurité. Puis il a décidé d'examiner de plus près la cession de la division ampoules du groupe Osram. En France, on a vu des Chinois reprendre l'aéroport de Toulouse-Blagnac et on les sait intéressés par les chantiers navals de Saint-Nazaire.

    N'est-ce pas après tout le simple effet de la mondialisation, les capitaux des uns s'investissant chez les autres, et réciproquement ?

    C'est bien le mot « réciproquement » qui fait problème car les Chinois disposent de mesures de protection très efficaces de leur économie. Les autorités peuvent interdire les investissements étrangers de nature à affecter la sécurité économique du pays, comprise au sens large des intérêts des marques chinoises. Par ailleurs, comme dans la plupart des pays, un certain nombre de secteurs sensibles sont restreints ou interdits aux capitaux étrangers. Au total, les Européens se plaignent d'avoir les plus grandes difficultés à s'implanter en Chine. Le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, vient de promettre à Jean-Marc Ayrault, son homologue français, que la porte de la Chine sera de plus en plus ouverte aux investissements étrangers, reconnaissant que des progrès sont encore à faire.

    Que fait l'Europe pour préserver ses intérêts face à l'appétit chinois ?

    L’Europe en tant que telle n'a pas de mécanisme de contrôle au niveau communautaire, c'est chaque Etat qui, de son côté, établit ses règles et définit les secteurs jugés stratégiques pour lui. La France a renforcé sa protection en 2014 suite au rachat d’Alstom par General Electric. Aux Etats-Unis, le Comité fédéral des investissements étrangers s'érige depuis les années 50 en rempart efficace des intérêts américains. Parce qu'ils sont les premières cibles, les Allemands par la voix de leur ministre Sigmar Gabriel viennent de faire une série de propositions visant à donner aux pays de l'Union européenne plus de pouvoirs pour bloquer les investissements étrangers qui ne seraient pas les bienvenus.

     


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