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    Production record de riz en Afrique de l'Ouest

    Les récoltes s'achèvent avec des tonnages en hausse en particulier au Mali : 1,7 millions de tonnes, au Sénégal photo : 665 000 tonnes et au Nigeria 3 millions de tonnes, grâce à l'abondance des pluies. ©GEORGES GOBET / AFP

    L'Afrique de l'Ouest n'a jamais autant produit de riz que cette année, grâce à l'abondance des pluies et au soutien des Etats. Les importations vont-elles baisser pour autant ? Pas si sûr.

    La production de riz d'Afrique de l'Ouest bat un nouveau record cette année, avec près de 9 millions et demi de tonnes de riz décortiqué, selon la FAO. Les récoltes s'achèvent avec des tonnages en hausse en particulier au Mali (1,7 millions de tonnes), au Sénégal (665 000 tonnes) et au Nigeria (3 millions de tonnes), grâce à l'abondance des pluies. Seuls la Côte d'Ivoire et le Togo voient leur récolte diminuer à cause d'un excès de précipitations.

    En Mauritanie, la baisse est due à une diminution des aides publiques, une exception dans la région. Car depuis 2008 et la flambée des prix du riz asiatique, les Etats d'Afrique de l'Ouest continuent de subventionner, avec l'aide des bailleurs de fond, la riziculture locale, même si elle est beaucoup plus dépendante des pluies qu'en Asie, parce que non irriguée.
     
    Avec cette nouvelle augmentation de 4% de la production ouest-africaine, les importations de riz devraient mathématiquement diminuer - elles sont encore de 10 millions de tonnes, plus que la production locale. Mais il faut garder le conditionnel. Le Nigeria, deuxième importateur mondial de riz, a promis de diminuer cette facture, mais il a du mal à contrôler ses frontières. Patricio Mendez del Villar, expert au Cirad.
    « Au Nigeria, il y a forcément du riz qui arrive par le Bénin, par le Niger. C'est pour cela que j'utilise le conditionnel : il y a d'un côté les importations officielles et de l'autre toutes ces réexportations des pays voisins vers le Nigeria ».
     
    En Afrique de l'Ouest, la consommation de riz ne cesse d'augmenter, le riz importé reste avantagé par le crédit, alors que le riz local doit être payé en cash aux paysans. Ces deux filières sont quasi-étanches. Si au Sénégal, le gouvernement a encouragé les importateurs à acheter 50 000 tonnes de la nouvelle récolte de riz local, c'est une paille à côté du million de tonne de riz importé au Sénégal l'an dernier.

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