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    Burkina: pendant le SIAO, la lutte contre les sacs plastiques continue

    Malgré l’interdiction instaurée en 2015 par le gouvernement, les sacs plastiques sont toujours présents au Burkina Faso . Photo : vue générale de Ouagadougou. REUTERS/Joe Penney/Files

    Dans beaucoup de villes et de villages d’Afrique, les sacs plastiques prolifèrent, dégradant l’environnement, causant des inondations en bouchant les canalisations, ou encore tuant les animaux d’élevage qui les avalent. Bref, ils sont nocifs. Au Burkina Faso comme ailleurs, et malgré l’interdiction instaurée en 2015 par le gouvernement, ils sont toujours présents , y compris aux abords du SIAO, le Salon international de l’artisanat qui bat son plein à Ouagadougou,dans la capitale burkinabè.

     

    Au SIAO, comme lors de toutes les grandes manifestations, les visiteurs ont tendance à jeter leurs sacs plastiques par terre alors que les organisateurs ont pris soin de disposer de nombreuses poubelles un peu partout. En cause, selon Roger Baro, responsable de la promotion de l’écocitoyenneté au ministère de l’environnement, la banalisation de ce produit avec les nouveaux modes de consommation. « Il y a dix ans, explique-t-il, on ne connaissait pas les emballages plastiques. On utilisait du matériau tissé biologique. Aujourd’hui, pour le moindre achat, on vous donne un sac plastique », s’exaspère-t-il.
     
    Mamadou Konaté, le président de l’Association des écocitoyens du Faso, s’attèle via son entreprise de production d’emballages biodégradables à changer les habitudes. Dans son viseur, les commerçants.
     
    « Ce sont eux surtout qui véhiculent les sacs plastiques, ces sachets légers qu’on appelle communément le "sachet noir", explique l’entrepreneur. On essaie donc de les sensibiliser en leur montrant qu’il existe des emballages biodégradable au Burkina, produits localement et qu’ils peuvent se les procurer et les mettre à disposition de leurs clients. » Certes, les prix auxquels sont vendus les sacs biodégradables de M. Konaté sont plus chers mais le coût environnemental, économique et sanitaire des sachets noirs est encore plus grand. « Tout le monde se souvient encore des inondations de 2009 à Ouaga. Ce sont des sacs plastiques venus obstruer les canalisations qui en ont été responsables », rappelle Mamadou Konaté.
     
    Dans un pays agricole comme le Burkina, plus de 30 % des morts accidentelles du cheptel sont causées par ces sacs plastiques, avalés par les bêtes. Envahissant le paysage, ils appauvrissent aussi les sols.
     
    Lorsqu’il a fini de boire ses petits sachets d’eau minérale, Faysal Ouedraogo ne fait pas comme encore trop de ses compatriotes qui les jettent par terre. Lui a pris l’habitude de les mettre dans sa poche. Puis il les rapporte à un groupe de dix couturières qui en font des pochettes et des sacs à Ouahigouya, dans le nord. Avec l’aide de l’association française « Movement », des poubelles spéciales ont même été installées dans sa ville natale. Avec succès.
     
    « Avec le niveau d’instruction de la population, on ne pensait pas que cela pourrait fonctionner. Mais en installant les poubelles, on a également sensibilisé les gens, on leur a montré comment les utiliser, et surtout on leur a montré ce qu’on pouvait réaliser avec ces petits sachets », raconte Faysal Ouedraogo.
     
    Dans les allées du SIAO, les organisateurs ont tenté tant bien que mal de faire respecter la loi entrée en vigueur en 2015 et qui interdit d’importer et de commercialiser les sachets plastiques. Quelques commerçants entrés sur le site avec ces produits interdits ont été rappelés à l’ordre, sans aller jusqu’à leur appliquer les sanctions prévues, qui vont de l’amende à l’emprisonnement.
     
    « Quant aux visiteurs, des agents sont là pour leur indiquer où jeter leurs sachets plastiques. On a aussi recruté une association de faire le ramassage et la collecte des déchets sur le site », explique Roger Baro, le responsable au ministère de l’environnement.
     
    Outre l’éducation, beaucoup reste à faire, notamment bloquer les importations illégales. Le gouvernement assure s’atteler à renforcer les moyens de contrôles aux frontières.

     


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