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    Une grève des Françaises pour lutter contre les inégalités de salaire

    Les inégalités hommes femmes sont presque aussi vieilles que l’humanité. En matière salariale, l’écart s’était sensiblement amenuisé jusqu’en 2013. Getty Images/BSIP/UIG

    En France, où les salaires entre les hommes et les femmes continuent à faire le grand écart, le collectif féministe les Glorieuses appelle les Françaises à quitter leur travail lundi 7 novembre à 16h34 pour exiger la fin des disparités.

     

    L’appel est fixé à 16h34 et 7 secondes. À ce moment précis, si les unes étaient payées autant que les uns, elles pourraient s’arrêter de travailler jusqu’à la fin de l’année, explique le communiqué du collectif. Les Glorieuses s’inspirent du combat des Islandaises. Elles se sont mobilisées pour le même motif le 24 octobre dernier. Une date symbolique dans ce pays, parce que ce jour-là en 1975, les femmes ont commencé à manifester pour exiger alors une journée de repos supplémentaire. Un peu plus de 40 ans ont passé et dans le monde du travail les grands écarts hommes-femmes demeurent en Islande, comme dans la plupart des autres pays.

    Les inégalités hommes-femmes sont presque aussi vieilles que l’humanité. En matière salariale, l’écart s’était sensiblement amenuisé jusqu’en 2013, les experts du forum de Davos estimaient alors qu’il faudrait un peu plus d’un siècle pour arriver à l’égalité parfaite. Mais la crise de 2008 a remis en cause cette progression. Les experts de Davos prévoient maintenant une transition de 170 ans pour combler le fossé.

    Quelle est l’amplitude de cet écart salarial en France ?

    Si on compare globalement le revenu salarial des femmes à celui des hommes, l’écart est environ de 20 % d’après les dernières statistiques de l’Insee fournies pour l’année 2013. Cela s’explique surtout par le temps passé au travail. Les femmes occupent plus souvent des postes à temps partiel que les hommes.

    Pour un poste et un secteur d’activité comparables, avec un temps de travail équivalent, une femme gagne en moyenne 9 % de moins qu’un homme, selon les calculs de l’institut Glassdoor. On constate aussi que plus on monte dans la hiérarchie plus l’écart est important. Au bas de l’échelle, les différences sont extrêmement faibles.

    Comment est-ce que les inégalités salariales perdurent ?

    Une partie des inégalités de salaires s’explique par des critères bien identifiés et quantifiables : le temps passé au travail, l’ancienneté ou la faiblesse de la rémunération liée au temps partiel. Il y a aussi des causes objectives, mais tacites : par exemple un employeur favorisera la promotion d’un homme plutôt que celle d’une femme parce qu’elle est susceptible de prendre plus de congés pour s’occuper des enfants.

    Il y a aussi des causes culturelles : en général les femmes négocient moins bien que les hommes leur salaire d’embauche et elles ont plus de mal à obtenir des augmentations que les hommes. Elles postulent plus souvent à des postes requérant un niveau de qualification inférieur au leur et enfin elles font aussi parfois le choix de carrières protégées dans des secteurs à faible mobilité salariale comme l’éducation nationale ou la santé.

    Cela veut dire que les femmes sont aussi partiellement responsables que les employeurs de ces disparités ?

    D’après l’économiste Cécilia Garcia-Penalosa, il faut aussi s’interroger sur les représentations sociales collectives qui sous-tendent les choix des femmes. Si elles s’orientent vers des métiers qui leur laissent plus de temps pour s’occuper des affaires domestiques, est-ce un vrai choix délibéré ou une façon de suivre les injonctions diffusées par la collectivité ? Elles et ils pourront y réfléchir et pourquoi pas en débattre à loisir en arrêtant de travailler lundi à 16h34.

     

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