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    Les défis de la COP22

    Salaheddine Mezouar, ministre des Affaires étrangères du Maroc, lors de son discours d’ouverture de la COP22, le 7 novembre 2016 à Marrakech. REUTERS/Youssef Boudlal

    La COP 22 a démarré ce lundi 7 novembre 2016 à Marrakech pour 15 jours de négociations. Sa feuille de route: mettre en œuvre l'Accord de Paris sur le climat.

    En décembre dernier à Paris, tous les participants sont tombés d’accord sur la nécessité de limiter le réchauffement à + 2 degrés Celcius, grand maximum. Dans la foulée, une centaine d’États ont déjà ratifié le texte, c’est-à-dire 70 % des parties prenantes. Il fallait 55 % de signataires représentant 55 % des émissions pour que cet accord entre en vigueur.

    Ce cap étant largement franchi, ce premier accord universel sur le climat est donc désormais sur les rails depuis vendredi dernier. Avant même l’ouverture de la COP22 qui prend le relais de la COP21. C’est plutôt de bon augure. 

    Autre raison de se réjouir : les plus gros pollueurs l’ont déjà approuvé, c’est le cas des États-Unis et de la Chine

    Ces belles paroles étant dites, il va falloir passer aux actes, car pour l’instant pas grand-chose de concret n’a été entrepris pour faire baisser les émissions de gaz à effet de serre. D’après l’Agence internationale à l’énergie, la construction des centrales électriques à énergie renouvelable dépasse maintenant le nombre de celle fonctionnant encore au charbon. C’est un bon signal, mais largement insuffisant pour limiter la hausse des températures à + 2 °C.

    Pour parvenir à cet objectif, il faudrait suspendre immédiatement tous les projets d’extractions de pétrole ou de charbon, soutiennent les ONG. On voit bien qu’il faudra carotte et bâton pour tendre vers cet objectif. Sans incitation, sans contrôle, l’accord de Paris restera une coquille vide. A Marrakech les négociateurs doivent commencer par se donner les moyens de surveiller qui fait quoi.

    Chaque pays signataire avait présenté à Paris sa propre trajectoire de réduction des émissions

    On sait déjà que c’est insuffisant. Quand on fait la somme des engagements nationaux pris on arrive à une hausse des températures de +3,5 à + 4 °C selon l’ONG la Fabrique écologique. On évite la barre fatale des +5 °C, mais est donc très loin du seuil de prudence fixé à + 2 °C maximum.

    Normalement un bilan d’étape est prévu dans deux ans. Pourquoi ne pas transformer ce bilan en nouveau départ avec des objectifs plus ambitieux ? Ce sera discuté à Marrakech. Cela implique que les parties prenantes acceptent un certain degré de transparence.

    Autre enjeu de la COP22 la question du financement

    La présidence marocaine en fait sa priorité. 100 milliards de dollars par an ont été promis au pays en développement à partir de 2020. Sous forme de prêts publics ou privés. D’après l’OCDE, les montants seront réunis. En revanche, on ne sait pas très bien comment les fonds seront répartis. Des pays ont absolument besoin de la présence d’acteur public pour rassurer les prêteurs.

    Autre sérieux écueil : la distribution et la vocation des fonds alloués. Beaucoup de pays du Sud ont besoin d’argent pour s’adapter au réchauffement, mais c’est surtout les projets d’atténuation des émissions qui motivent privé et public parce qu’ils sont plus faciles à valoriser dans les bilans.

    Le développement de la « finance verte » est censé résoudre ces problèmes
    C’est l’avis de la France et du Maroc, deux pays en pointe dans ce domaine. Casablanca a annoncé vendredi l’émission de la première obligation verte souveraine, elle émane de l’agence dédiée au développement des énergies renouvelables.

    Paris promet une « obligation verte » émise par le Trésor en 2017. Les investisseurs applaudissent, mais ils demandent un instrument universel pour quantifier le risque climat. C’est-à-dire un prix pour le carbone.

     


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