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    Julian Assange entendu par la justice suédoise

    Julian Assange, fondadeur de WikiLeaks à l'ambassade d'Equateur à Londres, le 18 août 2014. (Photo d'archives) REUTERS/John Stillwell/Pool

    Le fondateur de WikiLeaks, qui se terre à l’ambassade d’Equateur à Londres depuis quatre ans, est entendu par la justice suédoise ce lundi 14 novembre. C'est la première fois que Julian Assange, accusé de viol en Suède depuis 2010, pourra donner sa version des faits à la justice.

    De notre correspondante à Londres,

    Est-ce le début de la fin d’une longue saga judiciaire ? Difficile à dire tant l’affaire Assange a connu des rebondissements jusqu'ici. Mais c’est en tout cas une avancée très importante et les différentes parties se sont félicitées de ce déblocage.

    Après deux tentatives avortées en juin 2015 et janvier 2016, la Suède et l’Equateur ont longuement négocié les conditions de l’interrogatoire de Julian Assange. L'Equateur a imposé que ce soit un procureur équatorien qui pose les questions, même si celles-ci sont suggérées par les enquêteurs suédois. Le cyberactiviste australien, âgé aujourd’hui de 45 ans, dit vouloir une chance de laver son honneur face aux accusations de viol dont il fait l’objet depuis 2010 ; les autres faits d’agression sexuelle qui lui étaient reprochés sont, eux, prescrits depuis août 2015. S’il accepte, un prélèvement ADN sera effectué et en fonction des résultats de l’interrogatoire, le parquet suédois décidera ou non d’inculper Julian Assange…

    Quatre années à l'ambassade d'Equateur

    Cela fait six ans que Julian Assange est à Londres, dont quatre passés à l’ambassade d’Equateur, un refuge qu'il ne peut pas quitter. Le fondateur de WikiLeaks a demandé l’asile à l’ambassade d’Equateur en juin 2012 après avoir épuisé tous les recours formés devant la justice britannique pour éviter son extradition vers Stockholm.

    Techniquement, il est libre de partir mais refuse de le faire car il a enfreint le mandat d’arrêt européen lancé par la Suède pour l’extrader et sait qu’il sera arrêté s’il sort de l’ambassade. Il faut rappeler que Julian Assange n’a à aucun moment été inculpé par la Suède qui cherchait d’abord à l’interroger après la plainte déposée par deux femmes en 2010. Mais l’Australien dit soupçonner la Suède de vouloir l’extrader vers les Etats-Unis où il risquerait d’être jugé pour espionnage. Cette théorie du complot ne tient pas, selon certains commentateurs qui expliquent que l’accord d’extradition entre la Suède et les Etats-Unis ne couvre pas les délits relatifs à un délit politique, dont l’espionnage fait partie.

    Le combat d’Assange a-t-il encore une résonnance en Grande-Bretagne ?

    Les Britanniques n’ont que très peu de compassion pour Julian Assange. Ils se sont vite lassés d’une saga qui semble interminable et n’apprécient pas les coups d’éclat hautement médiatisés d’un homme qui refuse de faire face à la justice et se plaint de son sort, en oubliant un peu vite, selon eux, qu’il s’est enfermé de son plein gré dans une prison dorée au sein d’une ambassade cossue dans le luxueux quartier de Knightsbridge.

    Surtout, les fuites orchestrées par WikiLeaks pendant la campagne présidentielle américaine de milliers d’e-mails du directeur de campagne d’Hillary Clinton ont été perçues comme un acharnement contre la candidate démocrate et ont avantagé son adversaire républicain, élu mardi dernier. Or la majorité des Britanniques ne portent pas Donald Trump dans leur cœur. Et les appels des supporteurs de Trump à accorder un pardon présidentiel à Julian Assange pour avoir aidé à sa victoire ne contribuent pas à le faire remonter dans l’estime générale.


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