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    A la Une: Kabila lâcherait-il du lest ?

    © AFP/Pius Utomi Ekpei

    Et bien peut-être, s’il faut en croire la presse congolaise. D’après Le Potentiel à Kinshasa, « selon des sources dignes de foi, le président Joseph Kabila s’est engagé devant la médiation de la Conférence épiscopale nationale du Congo à ne pas briguer de troisième 'maudit' mandat, avec comme conséquence qu’aucun projet de révision de la Constitution ne sera entrepris pendant la période. (…) Il va de soi que dans cette configuration, poursuit Le Potentiel, le schéma voudrait que le Premier ministre (qui devrait être nommé ce lundi) sorte des rangs du Rassemblement, la coalition d’opposition la plus représentative au pays. » Enfin, toujours selon le quotidien kinois, « les élections seront étalées sur la période 2017-2018. »

    Par ailleurs, interrogé par le site d’information congolais Actualité CD, Jean-Marc Kabund, le secrétaire général de l’UDPS, a révélé hier que le Président Kabila avait proposé la primature au Rassemblement. Mais pour le principal parti d’opposition, c’est non ! « Pour le régime de Kabila, explique-t-il, il faut que le Rassemblement signe le dialogue politique, moyennant quelques amendements, mais tout en se fixant une ligne rouge, notamment le maintien de Kabila au pouvoir après le 19 décembre. Et en contrepartie, accorder la primature au Rassemblement. Mais pour nous, poursuit Jean-Marc Kabund, il est clairement établi que nous n’allons pas cohabiter avec Monsieur Kabila et qu’il est aujourd’hui clair qu’il doit quitter le pouvoir le 19 décembre comme c’est bien mentionné dans notre Constitution. (…) La seule condition que le Rassemblement pose c’est le départ de Monsieur Kabila le 19 décembre. Si la Majorité peut espérer une cohabitation avec le Rassemblement, c’est à la seule condition que Kabila se retire. »

    L’échiquier politique brouillé

    Ce qui est sûr, pour le site d’information Afrikarabia, c’est que « Joseph Kabila continue de jeter le trouble sur la situation politique concernant la nomination imminente du nouveau Premier ministre issu de l’opposition. Ce week-end, les tractations allaient bon train à Kinshasa, où le Rassemblement affirmait avoir été contacté pour la Primature, alors que le poste doit revenir à un membre de l’opposition présent au dialogue (ce qui n’est pas le cas du Rassemblement). Une déclaration qui devrait inquiéter Vital Kamerhe, à la tête de la délégation de l’opposition au dialogue, et en pole-position pour récupérer le poste de Premier ministre. Au final, conclut Afrikarabia, Joseph Kabila a encore beaucoup de cartes entre les mains pour brouiller l’échiquier politique et continuer à morceler l’opposition. Et ce n’est visiblement pas une visite du Conseil de sécurité à Kinshasa qui l’empêchera de s’accrocher à son fauteuil. »

    En effet, pointe Aujourd’hui  à Ouagadougou, « que dire de la mission de la délégation du Conseil de sécurité de l’ONU dépêchée en RDC pour, disons, convaincre le président Kabila de respecter les délais constitutionnels sur la présidentielle et de ne pas briguer le mandat de trop ? »
    Réponse du quotidien burkinabé : « c’est quasiment un échec et on a la vague impression que l’organisation mondiale n’apprend pas de ses erreurs après par exemple son humiliation avec l’entêté Pierre Nkurunziza du Burundi. (…) Ayant écouté tous les protagonistes du marigot congolais : l’Eglise, les opposants et la majorité, la société civile et surtout le chef de l’Etat Kabila, les missi dominici onusiens sont convaincus d’une chose : Kabila n’est pas prêt à faire le deuil d’un 3e mandat indu. »

    Un coup de fil bien ténu…

    En effet, « dans le cas présent, relève Ledjely.com en Guinée, le pari semble plutôt gagnant pour le président congolais. A court terme tout au moins. N’ayant jamais caché sa volonté de demeurer en place au-delà de la limite constitutionnelle de son mandat actuel, fixée au 19 décembre prochain, il est en passe d’arriver à ses fins. N’en déplaise à la communauté internationale dont les positions se ramollissent de plus en plus. »

    Seule concession du pouvoir, note L’Observateur Paalga, à Ouaga, « les missi dominici de Ban Ki Moon sont juste parvenus à arracher la promesse d’un échange téléphonique entre les figures de proue des deux camps. C’est dire si la situation en RDC tient à un coup de fil. Un fil si ténu qu’il peut rompre à tout moment. Donc, conclut le quotidien burkinabé, même avec l’appui de l’ONU, on n’est pas sorti de l’auberge congolaise. C’est à croire qu’après toute cette agitation, la solution pacifique ou sanglante ne viendra de nulle part si ce n’est des Congolais eux-mêmes. »
     

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