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    L’espace, une source de croissance économique

    La fusée Ariane 5 avec à son bord 4 satellites Galileo décolle de la station spatiale de Kourou, en Guyane, le 17 novembre 2016. Stephane Corvaja/EUROPEAN SPACE AGENCY/AFP

    Ariane 5 a mis sur orbite jeudi quatre nouveaux satellites de la constellation Galileo, l'équivalent européen du GPS américain. L’objectif est de doter prochainement les Européens de leur propre système de positionnement. Des centaines de milliards d'euros sont en jeu, l'Europe l'a compris, et cela n'a pas échappé aux mastodontes du secteur privé, mais les petites start-up sont aussi sur les rangs.

    Le marché de navigation par satellites est un marché important. Il est évalué à 250 milliards d'euros d'ici 2022. La Russie et la Chine ont lancé des programmes similaires de navigation, destinés à soutenir leur industrie de défense et leur secteur commercial. Il était donc urgent pour l’Europe d’avoir son propre système et de ne plus dépendre du GPS américain. Une urgence d’un point de vue technologique, et stratégique: Galiléo est beaucoup plus performant et précis. Il est aussi très important d’un point de vue économique.

    Selon certaines études, Galiléo pourrait générer 90 milliards d’euros de revenus par an et créer jusqu’à 20 000 emplois directs en Europe. Aujourd'hui, on considère que 10% du PIB européen dépend du système de positionnement par satellites, d'ici 2030 cette dépendance pourrait atteindre les 30%. La navigation par satellite fait partie de notre vie quotidienne. Les smartphones, les objets connectés et demain les voitures autonomes.

    Le secteur spatial, réservé jusqu'à maintenant aux acteurs étatiques, attire de plus en plus les entreprises privées

    La recherche spatiale a vocation à devenir un business ordinaire. La société américaine SpaceX du milliardaire américain Elon Musk a été la première à bousculer sérieusement le marché des lanceurs de satellites. Il a accusé une deuxième déconvenue récemment : sa fusée Falcon-9  a explosé en septembre dernier sur un pas de tir en Floride, lors d'un essai statique des moteurs. Néanmoins avec ses tarifs attractifs, cette société est devenue la concurrente directe de la fusée européenne Ariane5.

    Ce qui a poussé l’Europe à investir sur son nouveau prototype Ariane6, conçu pour coûter 50% moins cher. Un autre acteur de taille est entré sur le marché récemment. La société Blue Origin dirigée par Jeff Bezos, le patron du géant  Amazon. Sa fusée New Glenn sera la plus grosse au monde. Quelques tests ont été réalisés avec succès.  Les opportunités qu’offre l’espace attirent également les start-up de la Silicone Valley en Californie avec de nouveaux types de satellites. A l’image du Planet Labs, le fabricant américain de nano satellites pour l’observation terrestre.

    Il y a aussi le tourisme spatial qui attire les investisseurs

    Les projets sont nombreux. La société espagnole « zero2infinity » a par exemple comme projet d’envoyer les hommes aux confins de l’espace en utilisant des ballons à l’hélium. Ou encore le projet de Virgin Galactic du milliardaire britannique Richard Branson. Son vaisseau spatial a déjà un carnet de commande de 650 clients parmi lesquelles de nombreuses célébrités. Prix du voyage 250 000 dollars par personne.

    Il y a aussi des projets démesurés. Elon Musk, le fondateur de spaceX a déjà présenté son projet en septembre dernier visant à établir une ville sur Mars. Il souhaite envoyer des humains à bord de grands vaisseaux au prix de 100 000 dollars par personne. 

    La première mission habitée est prévue pour 2024. Il y a également la société hollandaise « Mars one » qui veut envoyer des pionniers vers Mars en aller simple d’ici 10 ans. Mais pour ces sociétés les défis sont légion. A commencer par la conception de fusées superpuissantes pour atteindre la planète rouge, qui se trouve à 75 millions de kilomètres de la terre dans la meilleure des configurations.

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