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    La Hongrie érige une deuxième clôture à sa frontière Sud

    A la frontière de la Hongrie s'érige un mur de barbelés. Photo prise le 30 août 2016. REUTERS/Laszlo Balogh

    Il y a un an, le gouvernement hongrois achevait de bâtir une clôture de barbelés le long de la frontière avec la Serbie. Un mur anti-migrants de 175 km de long, prolongé sur une quarantaine de kilomètres côté croate. La Hongrie avait dû faire face à un afflux massif de migrants : plus de 400 000 personnes avaient traversé le pays en 2015, pour gagner l’Europe du Nord. Mais le gouvernement nationaliste de Viktor Orban fait ériger une 2e clôture de barbelés derrière la première. Ce mur n’est pas destiné aux personnes qui veulent demander l’asile en Hongrie et qui peuvent, en théorie, entrer légalement : il est destiné à dissuader les clandestins. Suite à la première clôture, le nombre des migrants entrant en Hongrie s'est réduit à un simple filet. Alors, pourquoi bâtir un deuxième mur ?

    de notre correspondante à Budapest,

    Un accord a été conclu au début de l'année entre l'Union européenne et la Turquie, selon lequel la Turquie s’engage à contrôler son littoral pour limiter l’exode de réfugiés vers la Grèce. Viktor Orban est persuadé que cet accord va voler en éclats. Il craint un nouvel afflux massif de réfugiés. Cette première clôture ne sera pas suffisante, parce que ce grillage de 3,5 mètres de haut, renforcé de barbelés, est assez facile à couper avec des pinces. C’est ce que font les trafiquants, ou alors ils creusent un trou sous le grillage. Tous les jours, des gens continuent à passer de cette façon.

    Le week-end dernier, une soixantaine de migrants ont été interpellés et reconduits de l’autre côté des barbelés ; les policiers ont aussi appréhendé 86 personnes qui s’apprêtaient à franchir la barrière. Le Premier ministre veut rendre la frontière complètement étanche. D’où ce deuxième mur, qui va être « intelligent », car il sera équipé d’une technologie de pointe.

    A quoi va ressembler ce mur « intelligent » ?

    Une première section de 10 kilomètres vient d’être achevée et la télévision hongroise en a diffusé des images. Derrière la première clôture, on a construit une route goudronnée pour que les véhicules de la police et de l’armée puissent circuler. Après cette route, il y a un fossé rempli d’eau et ensuite il y a le deuxième grillage de 3 mètres de haut, lui aussi rehaussé de barbelés. Au pied du grillage, il y a une bande de terre : si des trafiquants viennent découper des trous dans la clôture, ils laisseront forcément des empreintes dans la terre. Pour les patrouilles, ce sera un indice que des groupes de migrants vont bientôt arriver.

    Ces grillages seront équipés de caméras infrarouge et de capteurs de chaleur et de mouvement. Un peu comme le rideau de fer entre l’Autriche et la Hongrie à la fin des années 1980. Les câbles de transmission seront enfouis sous terre. L’objectif est d’être efficace en économisant de la main-d’œuvre. Actuellement, plus de 3 000 policiers et soldats surveillent la frontière. Grâce à cette technologie de pointe, les policiers se rendront sur place uniquement si une alerte est déclenchée.

    Quand ce mur sera-t-il achevé ?

    On ne sait pas encore, car les autorités hongroises sont dans une phase expérimentale. Cette section de 10 km doit servir à faire des essais avec différents types de technologie dernier cri. Cette deuxième clôture est aussi un moyen pour le gouvernement hongrois de continuer à parler de la menace des migrants. C’est un thème porteur pour le Premier ministre Viktor Orban, à un an et demi des élections législatives. Ce 2e tronçon est aussi un tronçon idéologique.


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