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    A la Une: l’Afrique pleure Fidel Castro

    © AFP/Pius Utomi Ekpei

     

    La mort du père de la révolution cubaine soulève beaucoup d’émotion sur le continent africain. Ce matin, les hommages sont nombreux dans la presse.
     
    « Comment ne pas pleurer Fidel ?, s’interroge ainsi La Tribune à Dakar. Castro était notre ami, l’ami des résistants africains. Le plus emblématique de ses “protégés” était sans nul doute Nelson Mandela. Convaincu que “la lutte contre l’apartheid était la plus belle des causes de l’humanité”, El Commandante s’était donné à fond pour l’affranchissement de l’Afrique du Sud. […] Castro aussi c’était l’Angola, pointe La Tribune, avec ses soldats et ses conseillers militaires qui ont soutenu le MPLA. Castro, c’était Ernesto Guevara, le Che, son compagnon et son ambassadeur en Afrique. Nous étions nombreux à l’ériger en modèle, en idole. Castro était aussi un exemple d’abnégation, de courage et de dignité. L’histoire retiendra qu’il a tenu tête à la puissante Amérique et a échappé à des dizaines de tentatives d’assassinat. Un tel parcours mérite qu’on passe l’éponge sur son passif… »
     
    Le quotidien malien Le 26 Mars prend des accents lyriques : « à nous tous appartient le commandant en chef ! En Amérique, en Afrique, en Asie… En somme, partout à travers le monde. Parce que, Cuba, tu avais enfanté un géant baobab, Fidel Castro. Ce baobab qui a défié tous les dirigeants pourris de cette planète. Au nom du droit des peuples à prendre leur destin en mains. Cet homme qui aura défié le colonialisme, l’impérialisme, l’injustice, le racisme, l’analphabétisme. Cet homme qui aura lutté pour l’égalité entre tous à Cuba, comme dans tous les pays opprimés. […] Oui, Cuba, tu pleures cet homme. Mais, tu n’es pas seul. Le monde de la Dignité, de la Solidarité, du Partage et de l’Honneur est aussi avec toi. »
     
    L’allié de l’Afrique combattante
     
    En effet, pointe Le Pays au Burkina, « l’Afrique combattante perd un grand allié. » Le Pays qui explique pourquoi Fidel Castro bénéficie d’une telle aura sur le continent. « Premièrement, l’image du guérilléro intrépide et téméraire est restée collée à Castro sous nos tropiques. L’Afrique, surtout l’Afrique combattante, apprécie en Castro le courage exceptionnel d’un homme qui, à la tête d’une poignée d’insurgés, a contraint le dictateur Batista, soutenu à l’époque à bout de bras par la puissante Amérique, à la fuite. »
     
    Il y a aussi « le soutien qu’il a apporté à tous les mouvements de libération nationale. Ce soutien valait son pesant d’or, rappelle Le Pays, d’autant plus qu’à l’époque, l’écrasante majorité des pays occidentaux avait pris fait et cause pour le maintien de l’ordre colonial. Des pays comme la Namibie, le Mozambique, l’Angola, le Zimbabwe ont su se frayer un chemin vers la liberté et l’indépendance grâce au soutien actif du régime castriste. Et que dire du coup de main apporté par le Lider Maximo au combat acharné de Nelson Mandela et de ses camarades de l’ANC contre le régime odieux de l’apartheid. »
     
    Et puis, il y a aussi l’aide médicale que Cuba a apporté au continent, pointe encore Le Pays. « Dans ce registre, l’Afrique ne peut pas oublier qu’aux pires moments de l’épidémie de la fièvre Ebola, des médecins cubains avaient été dépêchés par les autorités de l’île […] pendant que les médecins locaux étaient en train de déserter les hôpitaux de peur de se faire contaminer. »
     
    Le double visage de Castro
     
    Il y a certes « le héros », concède Aujourd’hui, toujours à Ouaga, mais il y a aussi « le tyran ». En effet, « le régime castriste, ce furent aussi les emprisonnements et les exécutions d’opposants par le G2, la sécurité d’Etat de Cuba ; un Etat policier, où George Orwell est toujours présent avec son 1984 ; et la fuite et l’exil de milliers de cubains. […] Avec son décès, on assiste à une énième mort du communisme, qui mourut d’abord avec la chute du mur de Berlin en 1989, puis avec la perestroïka de Gorbatchev. […] Il n’empêche, pointe encore Aujourd’hui, 49 ans après l’exécution du Che dans les maquis boliviens, le couple mythique Che-Castro rejoint l’univers évanescent des rêveurs politiques. Salut au barbudos Castro ! »
     
    Finalement, conclut L’Observateur Paalga, « monstre oppresseur de son propre peuple pour les uns, père de la révolution salvatrice cubaine, pour les autres, El Commandante a toujours incarné aux yeux de l’opinion publique internationale des représentations ambivalentes. Quand les uns critiquent sa politique d’autarcie qui a fini par asphyxier le pays, les autres admirent sa capacité de résilience face aux visées déstabilisatrices du puissant voisin américain. Fidel Castro, on le porte aux nues ou on le voue aux gémonies. »

     

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