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    Mmusi Maimane: «je pense que je peux contribuer à aider mon pays»

    Mmusi Maimane. The Democratic Alliance

    Notre invité ce mercredi 30 novembre, est Mmusi Maimane, le leader du principal parti d’opposition en Afrique du Sud, l’Alliance démocratique. Un parti autrefois considéré comme un parti majoritairement blanc et qui a réussi à se transformer pour devenir un parti multiracial, probablement le seul dans le pays. Aux dernières élections nationales, le parti a obtenu 22 % des voix et aux dernières élections locales, le parti a effectué une progression fulgurante, récupérant le vote de la classe moyenne noire, déçue par le parti au pouvoir, l’ANC. Mmusi Maimane est interrogé par Alexandra Brangeon.

     

    RFI : Votre parti, l’Alliance démocratique, a récemment déposé une motion de censure contre le président Jacob Zuma qui a été sérieusement malmené ces derniers jours par son propre parti. Est-ce que c’est la fin de Jacob Zuma ?

    Mmusi Maimané : Le débat sur Jacob Zuma, doit-il rester président ou non, est une source de tensions énormes en ce moment à l’ANC. Je pense que c’est une décision qui va être reportée à l’année prochaine. Ensuite, on assistera à la fin, ou plutôt au début de la fin des divisions internes au sein de ce parti. Mais la discussion va bien au-delà de la personne de Jacob Zuma. Il en va de la survie de l’ANC, et cela pose la question de son successeur. De quelle faction sera issu ce successeur, car il s’agit d’une organisation profondément divisée.

    Vous pensez qu’une fois de plus, le président Zuma va survivre à cette contestation en interne ?

    Il va réussir à se mettre la direction de l’ANC dans la poche. Ce qui est clair, c’est qu’il a introduit des divisions tellement profondes au sein de l’ANC qu’il ne sera pas facile de les effacer.

    Que Jacob Zuma se maintienne président un jour de plus ou une semaine de plus, est-ce que vous pensez qu’il s’agit toutefois d’un tournant pour la politique sud-africaine ?

    Absolument. Le débat porte aujourd’hui sur la modernisation de tous ces vieux partis politiques au monde. Comment peut-on aller de l’avant tout en s’assurant que le projet démocratique fonctionne, qu’une transition est possible. Peu importe ce que deviendra le président, c’est un moment difficile pour l’ANC, mais une opportunité pour notre pays.

    L’ANC doit renouveler son leader lors d’un congrès national d’ici un an. Pour votre parti, est-ce que ça fait une différence de savoir qui va succéder au président Zuma ?

    Il s’agit d’une organisation profondément corrompue et je ne pense pas qu’il sera possible de ressusciter ce qu’a été l’ANC d’autrefois. La seule façon d’aller de l’avant pour ce mouvement serait de s’allier à d’autres partis politiques afin de pouvoir véritablement changer. Mais au final, l’Afrique du Sud est en train de vivre de profonds changements. Je ne suis pas sûr que l’ANC dépasse les 50% lors des prochaines élections en 2019.

    Quels sont les objectifs de votre parti d’ici l’élection présidentielle de 2019 ?

    Il faut que nous continuions de bien gouverner. Là où nous sommes implantés, nous contrôlons désormais quatre grosses municipalités dont nous gérons les budgets. Nous devons faire nos preuves et montrer que nous sommes capables de gérer l’économie du pays. Nous avons donc encore beaucoup de travail.

    Vous avez remporté quatre municipalités lors des dernières élections municipales avec l’aide de plusieurs partis politiques, dont le parti radical de Julius Malema, il y a maintenant plus de 100 jours. Comment se passe la cohabitation ?

    Elle se passe bien parce que nous sommes tous conscients d’avoir un ennemi commun, l’ANC. La coalition marche bien. Nous avançons, et elle montre que c’est un système qui peut marcher sur la durée.

    Actuellement vous formez des coalitions avec le parti du Julius Malema. Si vous êtes élu en 2019, est-ce que vous pourriez travailler avec lui ?

    Cela dépendra des conditions dans lesquelles nous arrivons au pouvoir. S’il est sincère et honnête sur ses intentions et s’il est prêt à travailler avec nous dans un gouvernement, alors pourquoi pas ? Tant que nous sommes d’accord, qu’il nous faut respecter d’abord la Constitution et qu’il s’agit d’œuvrer pour une société non raciale. Dernièrement, ces propos n’ont pas aidé à lutter contre le racisme, mais c’est quelqu’un qui sait mobiliser les communautés et avec qui il est possible de travailler.

    Question internationale : l’Afrique du Sud a récemment annoncé son retrait de la Cour pénale internationale. Quelle est votre position ?

    Le retrait de l’Afrique du Sud de la Cour pénale internationale montre clairement que l’ANC s’est éloigné des valeurs de Nelson Mandela pour qui la politique étrangère devait être guidée par le respect des droits de l’homme. Quand je pense au peuple soudanais, je veux dire : en quoi est-ce qu’il y a une justice quand leur leader Omar el-Béchir se promène librement, aidé par notre gouvernement, sans avoir à rendre de compte ? Notre retrait de la CPI va à l’encontre de consensus général, et je pense que cela aura un impact sur la façon dont le monde regarde l’Afrique du Sud, notamment les investisseurs.

    Pour les gens qui ne vous connaissent pas, vous êtes le leader du principal parti d’opposition. Comment est-ce que vous vous présenteriez ?

    Je suis un simple citoyen sud-africain qui a grandi à Soweto. J’aime et je suis fier de mon pays. J’aspire à une société sans discrimination raciale. Je suis fier de Nelson Mandela. Je pense que je peux contribuer à aider mon pays.

    Quel genre de contribution ? En devenant président par exemple ?

    Ce sera aux électeurs d’en décider (rires). Mais si je peux servir ce pays en tant que président, alors je le ferai. C’est aux gens de décider.

     

     


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