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    A la Une: drôle d’élection en Gambie

    © AFP/Pius Utomi Ekpei

    Au pouvoir depuis 1994, le président gambien Yahya Jammeh brigue ce jeudi un cinquième mandat consécutif. Un scrutin particulier à plus d’un titre. Tout d’abord, le système de vote : les électeurs vont voter avec des billes… C’est ce que nous explique le site d’information Slate Afrique . « Dans le bureau de vote, l’électeur est introduit dans une salle isolée des regards où sont placés trois bidons de métal sur le flanc desquels ont été peints les trois candidats en lice. Yahya Jammeh, par exemple, porte des habits verts sur l’illustration, sa couleur fétiche. L’électeur se trouve face aux bidons électoraux, percés d’un trou. À l’intérieur du bidon, un tuyau canalise la bille jusqu’à une sonnette de bicyclette. Ding ! En la heurtant, le son caractéristique informe les assesseurs présents dans la pièce d’à côté que le votant a voté. »
    Alors, certes, poursuit Slate Afrique, « la Gambie est l’un des pays parmi les plus pauvres au monde où seulement 51% de la population est alphabétisée. Ce système de billes associées à la couleur de chaque candidat facilite donc la compréhension du vote pour des électeurs peu éduqués. Mais, pointe Slate Afrique, dans une dictature où le régime réprime durement toute opposition, difficile de ne pas voir des risques de fraudes avec cette technique archaïque. »

    Autre particularité de cette présidentielle gambienne, relève Le Point Afrique : « Yahya Jammeh sera confronté pour la première fois à un véritable défi dans les urnes, face à une opposition qui fait bloc autour de son candidat : Adama Barrow. (…) En plus de ce défi d’une opposition unie, le président est pour la première sous le feu ouvert des critiques des Gambiens. Même si seule l’Union africaine est invitée à surveiller le scrutin, les projecteurs sont désormais braqués sur ce petit pays enclavé d’Afrique de l’Ouest. »

    Yahya Jammeh indéboulonnable ?

    Pour autant, cette élection peut-elle faire vaciller Yahya Jammeh ? Non, répond en chœur la presse ouest-africaine…

    Pour L’Observateur Paalga au Burkina, ce cinquième scrutin ne devrait être qu’une pure formalité pour Jammeh, « ce prince qui a pratiquement droit de vie et de mort sur ses sujets. » Et « et qui non content de martyriser son propre peuple, s’illustre à travers des actions dont la dangerosité le dispute au burlesque : n’est-ce pas lui qui prétend soigner le sida à base d’incantations ? N’est-ce pas encore lui qui a décrété du jour au lendemain que la Gambie était devenu un Etat islamique ? N’est-ce pas lui qui traite Ban Ki-moon, Alassane Ouattara et d’autres dirigeants de tous les noms d’oiseau ? On a connu les Idi Amin Dada, et autes Bokassa, soupire L’Observateur Paalga, Jammeh est l’un des derniers spécimens de ces Ubu des tropiques qui ne font pas honneur à l’Afrique et dont on espère la disparition. »

    Le Pays, toujours au Burkina, parle de « vaste comédie » électorale, « avec comme metteur en scène le fantasque et mythomane Yahya Jammeh. L’objectif recherché est de rendre la chose moins laide, surtout aux yeux de l’extérieur en y apportant une sorte de saupoudrage démocratique. (…) Une chose est certaine, poursuit Le Pays, Yahya Jammeh ne pourra pas tout le temps tenir en laisse le peuple gambien. Et les simulacres d’élection ne peuvent pas prospérer indéfiniment. Le jour viendra où, excédé par ses méthodes moyenâgeuses, le peuple gambien lui fera rendre gorge. Il en a été ainsi pour bien des satrapes du continent qui croyaient que sans eux, leurs pays respectifs n’existeraient pas. »

    Soupape de sécurité…

    Finalement, qu’est-ce qui pousse Yahya Jammeh à organiser des élections gagnées d’avance tous les 5 ans ?, s’interroge Ledjely.com en Guinée.
    « C’est un exercice de pure forme qui, in fine, consacrera le renouvellement du mandat du président actuel. De fait, le seul avantage de l’exercice, pointe le site guinéen, c’est qu’il est un des rares instants qui permettent à des opposants de s’exprimer ouvertement. Une fenêtre en guise de soupape de sécurité pour le dictateur Jammeh. (…) D’un scrutin à un autre, poursuit Ledjely.com, les réalités de la Gambie demeurent ce qu’elles sont, pitoyables, inquiétantes, révoltantes et incertaines. Il en ressort que Yahya Jammeh, à son corps défendant peut-être, se soucie quand même du regard extérieur. Roi de fait, il n’ose pas s’assumer comme tel. Ce qui, comme chez tous les dictateurs, révèle de lui tout aussi bien une certaine lâcheté que la peur de la perte du pouvoir. D’où l’organisation de ces élections de façade destinées à lui garantir une légalité et une légitimité tout aussi factices. »

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