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    Le Vita Malagasy-Une BD en hommage à l'Île rouge-Ousmane Sow

    Denise Epoté. © RFI

    Bonjour Denise Epoté. Au lendemain du XVI sommet de la francophonie qui s'est tenu à Antananarivo, en tête d'affiche cette semaine, vous avez choisi de classer non pas une, mais trois femmes, véritables ambassadrices du «Made in Madagascar».

    ►Noéline, Claudine, Sahondra, trois femmes, une même passion le Vita Malagasy, comme on dit ici sur la Grande Ile. Noéline, Sandra et Sahondra sont des femmes passionnées par ce qu'elles font. Mais surtout fières de faire découvrir le travail de toutes les petites mains qui, au sein de leurs entreprises, perpétuent un savoir faire.

    Pour Noéline Razafy à la tête de Sil'ouette, c'est l'art de jongler avec les matières : le raphia, le sisal, le coton et même le bois. Sous cette marque, des sacs, des chapeaux, du linge de maison, et des tapis ont conquis des milliers de clients en Europe et aux Etats-Unis. Passionnée de dessin, cette ancienne directrice commerciale a lancé son enseigne il y a tout juste 11 ans.

    Claudine Randriambololona qui dirige depuis 25 ans la Maison Id Art Mony est elle venue à la broderie en découvrant le travail de brodeuses dans le centre caritatif d'une église. A l'époque, elle était à la tête de la direction de l'Artisanat. La rigueur et la minutie qu'exigent la broderie ont au fil des ans imposé la marque malgache dont les articles (nappes, sorties de bain ou coussins) s'exportent essentiellement en France.

    Ma troisième reine malgache Guillaume s'appelle Sahondra Rakotovao. Son entreprise Sarasoa fabriquait jusqu'en 2013 des bougies classiques. A la faveur des nombreux délestages qu'a connu la Grande Île, Sarasoa a élargi sa gamme et propose aujourd'hui des bougies parfumées aux nombreuses huiles essentielles produites dans le pays : ylang- ylang, eucalyptus ou cannelle. Cette ancienne responsable administrative et financière a remporté en 2009 le trophée du meilleur entrepreneur.

    Pour doper davantage leurs exportations, ces trois chefs d'entreprise apprécieraient que les taux du fret soient revus à la baisse et que le passage par le guichet exige moins de documents !

    Dani Franco Clerc, une BD en hommage à l'Ile rouge

    Autre tête d'affiche qui nous vient de la Grande Ile, c'est le dessinateur Dani Franco Clerc, dont le second album « Joyeuses retrouvailles », dans la série « Mystères de  Tana » vient de paraître aux éditions Harmattan BD.

    A Tana, Franco Clerc est un artiste aux multiples casquettes. Après un diplôme en tourisme et hôtellerie puis un passage à l'Ecole nationale de marine marchande, il est aujourd'hui consultant pour des agences de communication. C'est d'ailleurs à ce tire qu'il a signé l'affiche de l'édition 2016 du festival Francophonie métissée organisé par le centre Wallonie Bruxelles à Paris. Depuis 2004, Franco Clerc a une passion, la BD. Il préside l'association Tansary pour la promotion de la BD et des arts visuels à Madagascar. Et cela lui réussit plus tôt bien. Dans la série les Mystères de Tana, après le tome 1 La Fille violée consacré aux aventures de Vaness et Guy Dera où se mêlent corruption, magie, politique et amour. Dans le tome 2, Joyeuses retrouvailles, si le théâtre de l'action demeure l'Ile rouge, Franco Clerc entraîne le lecteur de la capitale Tana avec ses politiques véreux et ses militaires magouilleurs comme il les décrit, pour le conduire vers la campagne malgache, plus reposante, où les journées s'écoulent au rythme des travaux dans les rizières.

    Le trait de crayon est précis et le récit passionnant. On croit d'ailleurs reconnaître des personnalités qui ont occupé la scène politique nationale ces sept dernières années...

    Pour finir hommage à un homme qui a toujours été une tête d'affiche. Le sculpteur sénégalais Ousmane Sow décédé le 1er décembre à l'âge de 81 ans.

    Mandela, Victor Hugo, Charles De Gaulle, Little Bigor, Les Massai, les Nubas, les Zulus pour ne citer que celles-là : toutes les œuvres d'Ousmane Sow faites d'un mélange de déchets et de glaise dont lui seul avait le secret, ont pour dénominateur commun la dignité de l'HOMME. Il ne sculptait que des HOMMES DEBOUT !
    Faute de moyens Ousmane Sow n'avait pas pu intégrer l'Ecole des Beaux Arts. Le 11 décembre 2013, un joli clin d'œil de l'histoire, lui permettra de devenir le premier noir à entrer à l' académie des Beaux Arts. Une consécration pour ce kinésithérapeute devenu l'une des plus grandes figures de l'art contemporain africain. En 1999 son exposition sur le pont des Arts avait attiré plus de trois millions de visiteurs !
    Au lendemain de la disparition d'Ousmane Sow, je me souviens du débat sur la construction de la statue géante qui surplombe la baie de Dakar. Les Sénégalais avaient reproché à Abdoulaye Wade d'en avoir confié la construction à d'obscurs sculpteurs coréens alors qu'une œuvre d'Ousmane Sow, cet illustre fils du pays aurait été du plus bel effet !

    Denise Epoté avec Guillaume Cordeaux

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