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    A la Une: bonnet d’âne pour l’éducation

    AFP

     

    « Les enquêtes sur l’école passent, et le diagnostic ne varie pas, soupire Le Monde : notre système éducatif est profondément inégalitaire. S’il sait produire une élite, il se révèle incapable de résorber son “noyau dur” d’élèves en échec scolaire, qui sont principalement issus de milieux défavorisés. Une fois de plus, l’enquête Programme international pour le suivi des acquis (PISA) à propos des élèves à 15 ans, réalisée en 2015 et rendue publique hier par l’OCDE, fait de la France l’un des pays où le déterminisme social est le plus fort. Et ce, en dépit des alternances politiques et des réformes successives. »

    Les inégalités demeurent donc, et le niveau stagne… « Ecole, pourquoi on ne progresse pas », lance Libération en Une. « Est-ce un problème de moyens ? Nos profs sont-ils mal formés ? Faut-il revoir nos méthodes d’enseignement ? A-t-on délaissé les fondamentaux ? Le système éducatif est-il trop centralisé ? Le système français, très inégalitaire, plombe-t-il les résultats des élèves ? »

    Libération tente de répondre à chacune de ces questions, mais sans dégager de cause principale.

    A contrario, pour Le Figaro, il est clair que si on en est arrivé là, c’est en raison de « l’égalitarisme » prôné par Najat Vallaud-Belkacem. La ministre de l’Education « n’a eu de cesse de traquer le mérite et l’élitisme au sein de l’école au nom de “l’équité scolaire”, dénonce Le Figaro, et la France se distingue précisément dans ce classement mondial par… sa capacité à reproduire les inégalités sociales ! Belle performance. Les chercheurs internationaux ont aujourd’hui établi noir sur blanc que les pays qui ont choisi d’encourager l’excellence sont également ceux qui sont les mieux parvenus à soutenir les élèves en difficulté. »

    Reste que le problème est ancien, plus de 10 ans… A l’époque, rappelle La Croix, le ministre de l’Education était un certain… François Fillon qui avait alors instauré ce qu’il avait appelé le “socle commun”, « destiné à mettre davantage l’accent qu’auparavant sur les compétences sans sacrifier les connaissances. »

    Quant aux inégalités scolaires, « est-ce à dire, s’interroge La Croix, que les efforts entrepris ces dernières années pour les réduire, relance de la scolarisation précoce dans les zones défavorisées, refonte de l’éducation prioritaire, dispositif “plus de maîtres que de classes” déployé dans les écoles qui concentrent le plus de difficultés, etc., est-ce à dire que tous ces efforts ont été vains ? C’est ce que laisse entendre l’opposition. En réalité, pointe La Croix, les réformes de l’actuelle majorité portent sur le primaire et – en cette rentrée 2016 seulement – sur le collège. La “refondation” de l’école entreprise par l’équipe Hollande pourra donc être pleinement évaluée à l’aune de PISA 2018, voire 2021. »

    Cazeneuve, une évidence

    A la Une également, le nouveau premier ministre, Bernard Cazeneuve… Le choix du désormais ex-ministre de l’Intérieur pour succéder à Manuel Valls, ce choix est largement approuvé dans le landernau journalistico-politique.

    « Miracle dans la République hollandaise !, ironise Le Figaro. Le président de la République remonte dans les sondages et le choix de Bernard Cazeneuve est applaudi jusque sur les rangs de la droite. Dans sa mémoire, François Hollande doit revenir aux toutes premières semaines de son mandat pour retrouver quelques instants de satisfaction. Ce bonheur-là sera éphémère, pourtant, assène Le Figaro. Il est surtout teinté d’amertume. Car c’est la plus sévère des humiliations – l’incapacité à se représenter – qui lui vaut cette consolation aussi inattendue que bienvenue. »

    Sud-Ouest applaudit sans réserve : « à constater l’évidence que représente cette nomination à Matignon, on se demande comment le président n’a pas pensé plus tôt à appeler Bernard Cazeneuve. Peut-être se serait-il épargné bien des ennuis. Il a l’autorité qui manquait à Jean-Marc Ayrault, sans les aspérités qui furent la marque de Manuel Valls. Il a toujours montré une loyauté indéfectible, sans manifester d’ambitions intempestives. Ni “collaborateur” ni rival en puissance, Bernard Cazeneuve est cet oiseau rare qui survient bien tard, trop tard, dans la cage en folie qu’est devenue la gauche sous Hollande. »

    Le Midi Libre renchérit : « Bernard Cazeneuve aura été un grand ministre en tant que premier flic de France. Son CDD de cinq mois non reconductible ne s’écrira pas en si belles lettres. Il permet simplement à François Hollande d’achever son mandat en toute quiétude, loin des aiguiseurs de couteau. La bande des arrivistes a changé de camp. »

    En effet, pointe Le Républicain Lorrain, « pour diriger le gouvernement, François Hollande s’est choisi un Premier ministre aussi libre que lui. Bernard Cazeneuve n’est candidat à rien ; il n’a même pas l’ambition de redevenir député de La Manche. Cela aussi est une belle rareté. Du coup, c’est sûr, se gausse le quotidien lorrain, François Hollande et Bernard Cazeneuve vont consacrer leur dernier CDD à tenir les promesses oubliées. »

    Affaires courantes…

    Plus sérieusement, l’agenda est assez léger… « Alors qu’il ne reste que neuf semaines de travaux parlementaires, Bernard Cazeneuve aura peu de dossiers à défendre d’ici la fin du quinquennat, pointe en effet Libération. […] Le seul nouveau projet de loi qui doit être débattu porte sur la légitime défense des policiers. Ce sera en janvier. Avant, le Parlement devra se prononcer sur une quatrième prorogation de l’état d’urgence, […] boucler le budget 2017. Enfin, les textes sur les territoires de montagne et sur le statut de Paris, ainsi que la loi “égalité et citoyenneté” devraient aussi être adoptés. »

    Quant à François Hollande, « les affaires de défense et de diplomatie ont toutes les chances de dominer son agenda dans les mois qui viennent, notamment le dossier syrien, après le sixième veto consécutif de la Russie contre un texte prévoyant une trêve à Alep. Entre la crise des réfugiés et le Brexit, Hollande veut travailler à un “pôle de stabilité” contre les populismes, sur la scène européenne comme nationale. »

    Quant à Manuel Valls, désormais libre de ses mouvements dans la perspective de la campagne, il « a encore des efforts à faire pour convaincre les électeurs écolos de voter pour lui à la primaire de la gauche », note Le Parisien. En effet, « hier, c’est à bord d’un véhicule immatriculé impair que le Premier ministre démissionnaire a quitté Matignon. Une voiture non autorisée en ce jour de circulation alternée, en raison de la pollution sur Paris… Le détail est révélateur : l’équipe du désormais candidat, noyée sous les préparatifs, n’a pas eu le temps d’y penser ! Car le temps presse, relève encore Le Parisien. Il n’a que quarante-six jours, jusqu’au premier tour de la primaire le 22 janvier, pour convaincre le maximum de Français de se déplacer. »

     

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