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    Banane africaine : l'Union européenne évalue son aide

    les exportations vers l'Europe ont cessé de décliner, mais elles battent des records en 2015 : 278 000 tonnes pour le Cameroun, 254 000 tonnes pour la Côte d'Ivoire. Photo : une baneraie à Mondoni au Cameroun. ©Thomas Imo/Getty Images

    A partir de lundi prochain, l'Union européenne évalue son aide à la banane d'Afrique et des Caraïbes. Un bilan plutôt positif, la production africaine de banane progresse, mais résistera-t-elle à une chute des prix mondiaux ?

    L'Europe fait le bilan de son aide à la banane africaine et caribéenne. Des mesures d'accompagnement (MAB), 190 millions d'euros sur trois ans, pour permettre au Cameroun, à la Côte d'Ivoire, au Ghana ou à la République dominicaine de s'adapter à une concurrence accrue de la banane « dollar », venue du Costa Rica, de Colombie ou d'Equateur. Ces aides ont été utilisées pour permettre à certains planteurs de se reconvertir si la banane n'était plus rentable pour eux, mais elle a aussi permis d'améliorer les conditions de vie et d'environnement dans les bananeraies, d'améliorer le conditionnement et le transport du fruit.

    Avec à l'arrivée un véritable essor de la production africaine. Non seulement les exportations vers l'Europe ont cessé de décliner, mais elles battent des records en 2015 : 278 000 tonnes pour le Cameroun, 254 000 tonnes pour la Côte d'Ivoire - où les inondations des plantations du Niéky ne sont plus qu'un mauvais souvenir. 2016 sera encore meilleure avec déjà 268 000 tonnes pour chacun des deux champions africains.

    Mais la banane africaine a bénéficié d'une conjoncture mondiale exceptionnelle : malgré le développement des plantations partout dans le monde, les prix sont restés élevés - près de 8300 euros la tonne dans les ports allemands en moyenne en 2015 -, les Européens mangeant tous les ans plus de bananes : 11 kilos et demi par an et par habitant. Les accidents climatiques se sont également succédé depuis trois ans dans les bananeraies du monde entier - inondations, Niño, cyclones, ce qui a permis d'éviter une surproduction mondiale.

    Mais en 2017, en l'absence d'aléas naturels, la surproduction pourrait devenir une réalité, et faire plonger les prix. Dans ce contexte la banane africaine va devoir affronter une nouvelle épreuve : la concurrence accrue de la banane d'Equateur, exemptée du quart de ses droits de douane d'un coup en Europe (le tarif à la tonne passera de 127 euros à 97 euros pour l'Equateur, de 103 euros à 96 euros pour la banane du Costa Rica et de Colombie). Or pour résister, la banane africaine a encore besoin des exportations, tant qu'elle n'a pas vraiment développé son marché régional. Pour cela, elle doit gagner en compétitivité, le fret maritime doit encore être amélioré.

    C'est tout cela que les opérateurs de banane africaine vont plaider à Bruxelles à partir de lundi prochain. En espérant une reconduction des aides européennes.


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