GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Samedi 10 Novembre
Dimanche 11 Novembre
Lundi 12 Novembre
Mardi 13 Novembre
Aujourd'hui
Jeudi 15 Novembre
Vendredi 16 Novembre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.

    Législatives en Côte d’Ivoire: Marcel Gossio plaide pour le vote «FPI»

    Marcel Gossio, directeur général du Port d'Abidjan, candidat du FPI aux législatives ivoiriennes. (Ici) lors d'une interview le 19 janvier 2011. AFP PHOTO/ ISSOUF SANOGO

    Suite de notre série d’interviews consacrées à quelques figures emblématiques de l’opposition et de la majorité ivoiriennes, qui vont se disputer les 255 sièges de la future Assemblée Nationale le 18 décembre prochain. Parmi, ces partis figurent le FPI le Front populaire ivoirien de Laurent Gbagbo. Dans la circonscription de Port Bouët, c’est Marcel Gossio l’un des cadres du parti actuellement dirigé par Pascal Affi Nguessan qui se présente. Tandis qu’une autre frange du parti socialiste dirigée par Aboudramane Sangaré continue de boycotter les scrutins. Marcel Gossio répond à notre correspondant permanent en Côte d’Ivoire, Frédéric Garat.

    RFI : Pourquoi selon vous les Ivoiriens doivent-ils voter pour le FPI à ces législatives ?

    Marcel Gossio : Le FPI est le parti qui a beaucoup lutté pour les Ivoiriens. C’est le FPI qui a envoyé le changement en Côte d’Ivoire. C’est le FPI, à travers Laurent Gbagbo, qui a libéré la parole et quand le FPI est venu au pouvoir nous avons réalisé des performances économiques. Le FPI était porté vers le social avec l’assurance maladie et la décentralisation, etc., etc. Les Ivoiriens se reconnaissent dans le FPI. Et la façon dont le FPI est sorti du pouvoir aujourd’hui ne plaît pas aux Ivoiriens. Et les Ivoiriens doivent voter massivement le FPI pour que le FPI revienne au pouvoir pour le bien être des Ivoiriens.

    Le FPI part, selon vous, en ordre ordonné ou en ordre désordonné, sachant qu’il y a encore une partie du FPI qui appelle au boycott, la partie d’Aboudramane Sangaré ?

    Je vais vous dire une chose, le FPI est présent sur le terrain pour les candidats aux législatives. Nous avons 187 candidats. Le groupe de monsieur Sangaré ne veut pas aller aux élections. C’est son droit. Mais ils n’ont pas à empêcher les militants du FPI d’aller sur le terrain pour faire campagne ou bien de se mettre en ordre pour voter le candidat du FPI. Ça, je ne peux pas l’accepter.

    C’est le cas ? C’est-ce qui se passe ?

    Vous n’avez pas vu ce qui s’est passé à Bonoua où Aboudramane Sangaré avait dit des choses pour ne pas qu’on vote. C’est tout ce que ça voulait dire. Mais quand il est celui qui lance un message, qui demande à ses camarades de ne pas aller aux élections, de faire un boycott passif, ils n’ont qu’à rester chez eux. Vous ne voulez pas dire quelque chose et vous voulez vous mettre dedans. Vous ne voulez pas aller aux élections : restez chez vous à la maison et laissez les autres qui veulent aller aux élections aller aux élections. C’est tout. Ils disent qu’ils ont la majorité, que les gens n’iront pas au vote, que ce sera un désert électif et que militant, les candidats du FPI, vont tous échouer, mais qu’ils restent tranquilles et puis on va voir. Mais quand ils s’activent, qu’ils font beaucoup de bruit, ça veut dire qu’il y a un problème. Ça veut dire qu’ils sont désavoués par la base et veulent créer le désordre. On ne permettra pas cela.

    Vous-même, qui êtes actuellement en campagne sur la circonscription de Port-Bouët, vous rencontrez donc des militants ou des sympathisants au quotidien. Qu’est-ce qu’ils pensent de cette cohérence ou de cette apparente incohérence, justement, du FPI et de l’opposition générale ?

    Les militants trouvent absurde cette position de la bande à Sangaré de ne pas aller aux élections. Un parti politique doit faire de la politique. On ne peut pas rester toujours dans le non, non, non ! Vous savez, tout radicalisme amène toujours à l’isolement. C’est à ça qu’on va assister. Et dire toujours non, non, non. Mais celui dont nous nous réclamons, le président Laurent Gbagbo, a toujours été contre la politique de la chaise vide. Alors d’où vient qu’aujourd’hui ces individus-là qui se réclament du président Laurent Gbagbo puissent avoir des positions en contradiction avec ce que Laurent Gbagbo nous a enseigné.

    L’un des principaux arguments des pro-Sangaré, c’est en tout cas de se dire : ça ne sert à rien d’aller à ces élections, comme ça ne sert à rien d’aller au référendum parce que de toute façon les dés sont pipés à la base et le RHDP a tout fait pour tricher ou arranger les résultats ou de toute façon remporter la victoire. Qu’est-ce que vous pensez de ça ?

    Vous savez, quand on ne veut rien faire on a toujours des arguments farfelus comme ça à développer. Donc dire : La Céni n’est pas bonne, dire que les dés sont pipés d’avance, alors on reste tranquille, on ne fait rien du tout. Et puis eux, ils continuent. On ne fait rien du tout, on crie et puis on va s’asseoir. Mais non, il faut se battre pour que les choses changent. Il faut qu’on ait des députés pour aller à l’Assemblé nationale pour décrier ça. Ce n’est pas seulement la rue, ce qui se passe dans la rue il faut qu’on prolonge ça à l’Assemblée nationale.

    Le FPI a 187 candidats à ces législatives. Vous espérez en élire combien à l’Assemblée nationale sur les 255 postes à pourvoir ?

    On était à l’époque à 96 députés. Notre objectif est d’aller au-delà des 96 députés. Maintenant, si on n’a pas les 96, on prend ce que nous avons gagné. Si nous gagnons 50, 30, 40 députés, on prend. Mais notre objectif c’est 96, sinon plus. Avec la cherté de la vie, avec les gens qui sont en prison, on n’arrive pas à faire la réconciliation. Tout cela fait que la population va se détourner d’eux. Regardez le nombre d’indépendants. Les gens en ont ras le bol. Et c’est tout ça qui fait peur à nos amis du RHDP. Et ils deviennent frileux et en même temps ils prennent des décisions hasardeuses à chasser les gens, à chasser les gens… Moi je pense que c’est propice à l’opposition et nous devons travailler dans ce sens pour mettre en minorité le RHDP à l’Assemblée nationale.


    Sur le même sujet

    • Côte d'Ivoire

      Législatives en Côte d'Ivoire: les candidats du RHDP investis en grande pompe

      En savoir plus

    • Echanges

      Circulation internationale du livre: en Côte d'Ivoire, la Wittybox en action

      En savoir plus

    • Invité Afrique

      Yasmina Ouegnin: «L’offre politique a du mal à se renouveler» en Côte d'Ivoire

      En savoir plus

    • Côte d'Ivoire

      Opération Grand Ménage en Côte d'Ivoire pour rendre le pays plus propre

      En savoir plus

    1. 1
    2. 2
    3. 3
    4. ...
    5. Suivant >
    6. Dernier >
    Les émissions
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.