GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Mercredi 14 Août
Jeudi 15 Août
Vendredi 16 Août
Samedi 17 Août
Aujourd'hui
Lundi 19 Août
Mardi 20 Août
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.

    Le raid boursier de Bolloré sur l'empire de Berlusconi effare l’Italie

    Vincent Bolloré a racheté 20% du capital de Mediaset, le groupe de communication de Silvio Berlusconi. ©REUTERS/Stefano Rellandini

    Vincent Bolloré, le patron du groupe Vivendi, veut-il s'emparer des télévisions de Silvio Berlusconi ? Sa récente offensive boursière inquiète les Italiens, même le gouvernement s'en est émue.

    En moins de 48 heures chrono, Vincent Bolloré a racheté 20% du capital de Mediaset, le groupe de communication de Silvio Berlusconi. Le magnat français des médias dit vouloir devenir le second actionnaire industriel du groupe italien. La famille Berlusconi n'en demande pas tant et dénonce le raider. La presse italienne, y compris celle qui n'est pas dans le giron de la famille du condotierre, et enfin le gouvernement, voient rouge.

     
    Selon Carlo Calenda, le ministre du Développement économique, le Français s'attaque à un secteur stratégique. Car Vincent Bolloré est un acteur de plus en plus présent en Italie. Trop au goût des Italiens ? Il y a presque un an, il s'est attaqué au premier opérateur téléphonique de la péninsule, Telecom Italia. Il prend alors 20% du capital. Il a par ailleurs une participation confortable dans la banque d'investissement Mediobanca, une position privilégiée pour intervenir quand il le souhaite dans les affaires italiennes.

    Quelles sont les intentions réelles de Vincent Bolloré ?

    On lui prête de grandes ambitions continentales. Il voudrait proposer un bouquet de chaines pour toute l'Europe du Sud. Pour cela il a besoin des chaines commerciales de Silvio Berlusconi, des chaines qui dominent largement le paysage audiovisuel de l'Italie et de l'Espagne. Les télés Berlusconi formeraient le socle de cette offre.

    D'autres titans sont aussi en chasse. Le Britannique, Rupert Murdoch vient de faire une offre à 14 milliards de dollars à Sky, présent en Italie avec Sky Italia. Tous accélèrent les rachats sur le continent, pour devenir des poids lourds incontournables, maitrisant les tuyaux, les lignes téléphoniques, fixes ou mobiles, et les contenus. Une stratégie sans état d'âme, sans égard pour le patriotisme économique des cibles visées et même sans grand respect pour les contrats passés.

    Car au printemps Vincent Bolloré avait passé un accord avec Silvio Berlusconi

    Vivendi devait racheter Mediaset premium, les chaines payantes du groupe. Le Breton a très vite déchanté en découvrant les pertes abyssales de ces prétendues pépites. Pour une année la facture se monterait à 100 millions d'euros. Il dénonce alors le contrat, et depuis, les deux barons s'entre-déchirent par avocats interposés. Le raid de la semaine serait une manœuvre pour contraindre Silvio Berlusconi à mettre genou à terre et à négocier. Mais il ne l'entend pas de cette oreille. Il a très vite riposté en bourse en augmentant la participation de toute sa famille à Mediaset.

    Cette union sacrée freine Vincent Bolloré mais ne le dissuadera pas nécessairement de poursuivre son offensive boursière. A moins que le gendarme de la bourse italienne n'y mette un terme, pour manipulation de marché par exemple. C'est à peu près la seule arme que peut utiliser le gouvernement. Qu'une équipe de centre gauche vienne à la rescousse de Silvio Berluscoci, l'un des ennemis déclarés de Matteo Renzi ne manquerait pas de sel !

     

    1. 1
    2. 2
    3. 3
    4. ...
    5. Suivant >
    6. Dernier >
    Les émissions
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.