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    La gamelle du Poilu

    La cuisine roulante. © La Grande guerre / HC Editions

    Il y a cent ans, le 19 décembre 1916 s’achevait la bataille de Verdun dans le nord-est de la France. Verdun, une bataille emblématique de la Première Guerre mondiale, la Grande Guerre 1914-1918. A Verdun, sur cette bande de terre étroite, un secteur d’une dizaine de kilomètre, 550 000 hommes ont été mobilisés le temps de la bataille, de février à décembre 1916.

    Trois cent deux jours d’une guerre de position qui permettait aux soldats qui partaient au front, dans les tranchées, de n’y rester que quelques jours avant d’être redéployés sur les lignes arrières.

    L’armée apportait donc un soin tout particulier à l’alimentation des soldats. Il y a en effet deux facteurs qui garantissent le moral des troupes : la nourriture, et le courrier, presque aussi important que la soupe d’ailleurs comme en témoigne l’écrivain Henri Barbusse, engagé volontaire dans l’infanterie.
     
    Un plan logistique particulièrement dense, et parfaitement élaboré permettait à la nourriture d’être acheminée par train dans des gares régulatrices, les wagons vidés étaient triés, et redistribués dans les différentes compagnies.
     
    Une nourriture de qualité, en quantité suffisante et adaptée aux soldats auquelle elle est distribuée. Pas de porc pour les contingents musulmans, du riz et du thé pour les soldats indochinois. Une attention à laquelle toutes les armées engagées dans la Grande Guerre se conforment.
     
    La nourriture était préparée dans des cuisines roulantes, chauffées au feu de bois. Il s’agissait souvent de ragoûts de viande, transvasés dans de grandes gamelles, pour les transporter jusqu’aux combattants au front dans les tranchées.
     
    En première ligne, tout était fait pour que les soldats aient au moins deux repas par jour, le « jus », le café du matin avec un morceau de pain, et un repas chaud le soir.
     
    La viande fraîche était privilégiée, ainsi que la viande congelée. Tout plutôt que les boites de conserves de viande dite « de Singe », puisqu’on ouvrait ces conserves avec un ouvre-boîte de la marque « Le Singe ». Cette viande prisée au moment de la Seconde Guerre mondiale, car popularisée par les GI’s américains, il s’agit en effet du futur et incontournable corned-beef. La viande congelée restera dans les assiettes après la guerre, et s’invitera dans les cuisines.
     
    Rémy Porte est officier de l’armée française, historien spécialiste de la Première Guerre mondiale et écrivain.
     
    Son dernier livre : Rompre le front, est publié aux éditions Soteca
    Les secrets de la grande guerre, publié en 2012 à la Librairie Vuibert.

    Secrets de la grande guerre, , publié à la librairie Vuibert. © La Grande guerre / HC Editions

     
    Sur RFI, Valérie Nivelon a consacré plusieurs émissions de La marche du monde à la Première Guerre mondiale.
     
    N’hésitez pas à les retrouver et les écouter :
    La marche du monde : 1. «Entendre la guerre»

    Idée de lien en lien avec ce sujet :
    La marche du monde : Tirailleurs africains : une mémoire à partager


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