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    A la Une: l’Eglise fait le forcing en RDC

    © AFP/Pius Utomi Ekpei

    « Les évêques ont haussé le ton envers la classe politique, hier mercredi, relève le site d’information congolais 7 sur 7, lors de la reprise des négociations directes entre signataires et non-signataires de l’Accord du 18 octobre dernier. La Conférence épiscopale nationale du Congo, la CENCO, a fixé un ultimatum. Elle a demandé à la classe politique de trouver une solution avant Noël. Pas un jour de plus ! Pour aller vite, les évêques ont exigé que la formule des négociations directes soit réaménagée. Chaque camp doit constituer une commission de 5 personnes maximum. (…) Et la CENCO a exigé la présence d’au moins un membre de la société civile dans chaque commission. »

    « Crise en RDC : l’Eglise tape du poing sur la table », renchérit Afrikarabia. « Après la violente répression des 19 et 20 décembre, qui a fait au bas mot une vingtaine de morts selon les Nations unies, l’Eglise catholique semble s’agacer de la tournure que prend les discussions et du temps perdu par les deux parties prenantes. »
    Afrikarabia qui note aussi que « les thèmes retenus sur la table des négociations n’ont pas changé : le respect de la Constitution, la gestion de la transition, le calendrier électoral, la restructuration de la Commission électorale et les mesures de décrispations politiques. Et les blocages restent aussi les mêmes, pointe encore le site : l’opposition exige un engagement clair du président Joseph Kabila à ne pas se représenter pour un troisième mandat, une date des élections avancée à 2017 et non 2018, la libération des prisonniers politiques et l’arrêt des poursuites judiciaires contre certains opposants, notamment Moïse Katumbi, actuellement en exil en Europe. Sur tous ces points, il n’y a pour le moment aucun point de convergence. »

    En tout cas, conclut Afrikarabia, « en donnant un ultimatum à la classe politique congolaise, l’Eglise met un dernier coup de pression avant une plongée certaine du Congo dans l’instabilité. Coup de bluff ? Oui, mais pas seulement. En menaçant de mettre les politiques devant leurs responsabilités en cas d’échec, les évêques veulent couper court aux atermoiements de la majorité présidentielle qui joue ostensiblement la montre pour gagner du temps. Si cette médiation échoue, elle aura au moins eu le mérite de désigner clairement les responsables de l’impasse politique congolaise… »

    Coup de crosse dans l’eau ?

    Pour la presse ouest-africaine, ce coup de pression des évêques congolais ne suffira pas à changer la donne…
    « Sauf divine surprise, soupire L’Observateur Paalga, on ne voit pas trop comment les ecclésiastiques, qui depuis les prémices de la crise avaient multiplié homélies, sermons et autres mises en garde, parviendront à leurs fins. Par quel miracle, en effet, quand on sait que le temps joue contre eux, à seulement trois jours de l’échéance qu’ils se sont fixée. Et face à eux, les obstacles sont toujours aussi nombreux, qu’il s’agisse du calendrier électoral à redéfinir ou encore du statut du chef de l’Etat durant cette période transitoire ô combien sensible. »

    Aujourd’hui, toujours au Burkina renchérit : leur « mission peut sembler impossible, au regard du contexte dans lequel cet oukase a été lancé, venant de prêtres généralement patients. Et on peut comprendre cette impatience : violences à Lubumbashi, tensions à Kinshasa et dans tout le reste du pays. Les morts jonchent déjà le sol de la RD Congo, cette terre qui a tellement versé le sang de ses filles et fils. Et la polémique sur la comptabilité macabre n’a pas sa raison d’être. Un seul mort est toujours de trop. »

    Enfin, pour Ledjely.com en Guinée, les dés étaient pipés dès le début… Les évêques congolais ont mal joué : « dès le départ, explique le site guinéen, il aurait fallu faire comprendre à Joseph Kabila que le dialogue avait pour objectif de lui offrir une sortie relativement honorable. De même, il fallait lui signifier que c’est lui qui est à l’origine de la crise et qu’il est responsable de tout ce qui découlera de cette dernière. Ces vérités-là, la CENCO, membre à part entière de la société civile, aurait dû les marteler à l’intention de Joseph Kabila. Mais au lieu de cela, marchant sur les traces d’Edem Kodjo, le négociateur-allié, elle endosse le costume d’une neutralité qui n’en est pas une. (…) Quant à Joseph Kabila, conclut Ledjely.com, gonflé par le poids qu’on lui accorde en dépit de son tort flagrant, il continue de s’arc-bouter et de défier son peuple et la communauté internationale. »

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