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    Colonel Despouys: au Mali, «le mandat de Barkhane est d’agir avec les pays du G5 Sahel»

    Le colonel Jean-Bruno Despouys, représentant du commandant de la force Barkhane au Mali. David Baché/RFI

    Cela fait près de quatre ans que l’armée française est présente au Mali. L’opération Serval a commencé début janvier 2013, pour chasser les groupes jihadistes qui occupaient alors les régions du Nord. Puis elle a muté en opération Barkhane, pour continuer le combat contre des occupants devenus terroristes, et qui ne cessent depuis de mener des attaques dans le Nord, mais aussi dans le centre du pays, régulièrement… et jusque dans la capitale Bamako. Quatre ans après le début de l’intervention française, où on est-on de la lutte contre le terrorisme au Mali ? Le colonel Jean-Bruno Despouys est le représentant du commandant de la force Barkhane au Mali. Il est l’Invité Afrique de ce mardi 27 décembre.

    RFI : Près de quatre ans après le début de l’intervention française au Mali, l’activité terroriste a été très largement réduite. Elle perdure néanmoins dans l’extrême nord, la région de Kidal, dans la zone qui va de Tessalit, à Abeïbara et Tinzawaten. C’est cette zone aujourd’hui qui est pour vous le principal enjeu ?

    Colonel Despouys : Vous l’avez dit, la menace a été réduite, mais elle n’est pas terminée. On a encore des zones sensibles, cette zone en fait partie. C’est une zone frontalière et c’est bien là que l’effort se produit.

    Dans cette zone, c’est le plus souvent Ansar Dine, groupe terroriste dirigé par Iyad Ag Ghali, qui revendique les attaques. Cet homme reste-t-il une priorité pour la force française ?

    Oui, cet homme reste une cible évidemment prioritaire de nos forces. Son groupe terroriste, sa zone d’influence est connue. Et c’est dans cette zone qu’on fait l'effort pour le trouver actuellement.

    Cheikh Ag Aoussa était le chef d'état-major du Haut conseil pour l'unité de l'Azawad (HCUA), a été tué à Kidal. Vous en savez davantage sur les commanditaires ?

    Non, je n’ai pas vraiment de réponse à vous apporter à cette question.

    Barkhane peut contrôler les frontières du Mali avec le Niger, avec le Burkina, avec la Mauritanie. Impossible en revanche de passer la frontière algérienne alors qu’on sait que c’est une zone refuge. Est-ce que cela aiderait ?

    Pour l’instant en fait, le mandat de Barkhane est d’agir avec les pays du G5 Sahel, avec lesquels la coopération régionale fonctionne. La clé du succès est pour nous de permettre au Mali d’assurer la sécurité sur son territoire. L’effort en termes de coopération transfrontalière se fait avec les cinq pays du G5 Sahel, le Mali, le Niger…

    ... mais donc pas avec l’Algérie ?

    Ce sont les pays qui pour l’instant ont créé une coopération qui fonctionne et qui permet aux frontières de limiter les flux logistiques de ces groupes terroristes.

    Est-ce que c’est un handicap que l’Algérie n’en fasse pas partie ?

    Je ne vais pas répondre sur le sujet.

    Dans cette même zone, des flux de drogue et de migrants sont observés, mais le mandat de la force Barkhane ne permet pas de s’attaquer à ces trafics alors même qu’ils financent l’activité terroriste. Est-ce que c’est un problème ?

    Les trafics ici effectivement alimentent les groupes armés. Une des façons d’éviter qu’ils s’organisent et qu’ils soient financés, c’est de contrôler ces zones frontalières pour éviter les flux. A l’heure actuelle, je crois qu’on en est à 17 opérations transfrontalières qui ont été conduites par les pays du G5 Sahel, tous reconnaissent l’efficacité de ces mesures dans la lutte contre ces flux logistiques.

    Flux logistiques terroristes lorsqu’ils sont reconnus comme tels. Mais lorsqu’une personne est prise avec de la drogue par exemple , elle est relâchée ?

    Le mandat de Barkhane, c’est bien de lutter contre les groupes terroristes dans l’espace sécuritaire et donc la force Barkhane ne se suffit pas à elle-même. On a un soutien de la communauté internationale qui permet effectivement d’envisager une action bien plus globale. Et l’action de Barkhane s’inscrit évidemment en coopération avec ces actions complémentaires, qu’elles soient diplomatiques, politiques ou économiques.

    Le chef du groupe al-Mourabitoune, Mokhtar Belmokhtar, actif au Mali, a été donné pour mort récemment par la presse américaine, citant des sources diplomatiques. Ces mêmes sources évoquent une implication de l’armée française. Est-ce que vous savez si Belmokhtar est vivant ou mort ?

    Non, je n’ai pas d’informations sur le sujet.

    Le chef jihadiste Abou Walid el-Sahraoui, depuis peu adoubé par le groupe Etat islamique, a mené récemment plusieurs attaques au Niger et au Burkina avant de se replier systématiquement dans le nord du Mali. Est-ce que pour vous, c’est une nouvelle menace sérieuse ?

    En tant que représentant du commandant de la force Barkhane à Gao, mon mandat est de suivre les opérations au Mali. Barkhane permet des opérations au Niger en lutte contre les réseaux que vous citez, mais je limiterai mes réponses au mandat de la force au Mali.

    El-Sahraoui revient systématiquement dans le nord du Mali, dans la région de Gao justement ?

    Dans la région de Gao, l’appui de la force Barkhane consiste à aider les forces armées maliennes à conduire des opérations. Et ça, ça fonctionne correctement puisque les opérations qui se produisent dans cette région sont de plus en plus nombreuses et dissuasives.

    Donc pour le moment, el-Sahraoui n’est pas considéré comme une cible prioritaire pour la force Barkhane ?

    Les groupes armés terroristes quels qu’ils soient sont les cibles prioritaires pour Barkhane.

    Dans l’extrême-nord du Mali, les menaces sont principalement les mines. Dans le centre, depuis plus d’un an et demi, les groupes terroristes mènent des attaques directes, complexes et meurtrières, à moins de 150 kilomètres de Bamako pour l’une des plus récentes. Pourquoi Barkhane n’étend pas son action dans le centre du Mali, dans la mesure où l’ont fait les groupes jihadistes ?

    On n’est pas seuls au Mali. La Mission des Nations unies permet d’assurer la sécurité en complément de notre action et les forces armées maliennes également, dans le centre du pays. Barkhane ne s’interdit pas des bascules d’effort où que ce soit...

    ... mais c’est très ponctuel et ces derniers mois, les attaques montrent qu’elles ont été très meurtrières dans le centre, bien plus que dans le Nord. Pourtant Barkhane ne mène pas les mêmes opérations avec la même envergure dans le Nord que dans le centre du Mali. Est-ce que c’est parce que le centre est trop peuplé ? Est-ce que c’est parce que la force serait trop visible ? Est-ce que c’est parce que le Mali n’en fait pas la demande ?

    Non, je vous l’ai dit. Il y a vraiment une notion de complémentarité entre les forces : les forces armées maliennes, la Minusma [la Mission des Nations unies au Mali]. L’effort de Barkhane actuellement se situe au Nord du Mali et les bascules d’effort sont possibles.


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    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.