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    Nigeria: la dévaluation du naira fait plonger la sous-région

    En dévaluant sa monnaie, le Nigeria espère deux choses : d’abord relancer les importations dont il dépend drastiquement, notamment pour les biens de consommation. Et ensuite, attirer les investissements étrangers pour donner un coup de fouet à l’économie. REUTERS/Afolabi Sotunde

    Cela fait six mois que le Nigeria a dévalué sa monnaie, le naira. En abandonnant sa parité fixe avec le dollar, le pays espérait ainsi relancer son économie. Aujourd’hui 1 dollar vaut 314 nairas. C’est presque deux fois plus qu’en décembre 2015. Six mois après la dévaluation, l’amélioration de l’économie nigériane n’est pas franche, et les conséquences pour les pays de la sous-région sont désastreuses.

     

    En décembre 2015, le Nigeria se retrouve à court de devises étrangères, et surtout de dollars. La première économie d’Afrique vit depuis deux ans une crise de grande ampleur. En 2014, les cours du brut ont dégringolé durablement. L’or noir représente 70% des revenus du Nigeria et 90% de ses réserves de devises étrangères.
     
    En dévaluant sa monnaie, le Nigeria espère deux choses : d’abord relancer les importations dont il dépend drastiquement, notamment pour les biens de consommation, et ensuite attirer les investissements étrangers pour donner un coup de fouet à l’économie.
     
    Des résultats peu convaincants
     
    Les importations ont bien repris mais elles coûtent aussi beaucoup plus cher. Les prix des biens de consommation ont explosé. L’inflation dépasse aujourd’hui les 18%, son plus haut niveau en six ans.
     
    C’est donc la population nigériane qui paie le prix de la relance économique. Un sac de 50 kilos de riz coûte aujourd’hui 20 000 nairas, environ 60 euros. C’est plus du double de ce qu’il valait il y a un an.
     
    Le secteur industriel nigérian pâtit également de cette situation. La production a reculé de près de 3%. Les industriels n’arrivent pas à importer les matières premières dont ils ont besoin, devenues trop chères.
     
    Pour juguler l’hémorragie, le gouvernement nigérian veut stimuler la production nationale : les importations de riz ont été interdites, bientôt celles de voitures par voie terrestre. Une solution brutale, dans la mesure où le Nigeria ne produit presque rien de ce qu’il consomme.
     
    La sous-région plonge
     
    Le Nigeria est le pays le plus peuplé d’Afrique, avec près de 200 millions d’habitants. Les pays voisins ont donc tourné leurs économies vers ce marché colossal. Le Bénin notamment a fait de la réexportation sa principale source de revenus. Ces échanges avec le géant voisin représentent environ 4 millions d’euros par an. L'interdiction d'importer des véhicules pourrait donner le coup de grâce à cette économie déjà fragilisée.
     
    Les autres membres de la zone ne sont pas en reste. Par exemple, le Niger et le Tchad, grands pays d'élevage. Le Nigeria représentait pour eux le premier marché d'exportation du bétail. Mais entre l'insécurité qui sévit au nord et la perte de valeur du naira, les éleveurs ne peuvent plus écouler leurs bêtes sur les marchés de Maiduguri ou Kano. Un bœuf qui valait encore 500 000 francs CFA, environ 760 euros, il y a six mois, se vend aujourd'hui 150 000 francs CFA, 120 euros. Trois fois moins. Un manque à gagner colossal pour ces pays sahéliens dont l'élevage représente un secteur clef de leur économie.

     

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