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    Roumanie: la démocratie à l'épreuve après la formation du nouveau gouvernement

    Par
    Le leader des sociaux-démocrates Liviu Dragnea, lors d'une conférence de presse après les élections législatives du 11 décembre 2016. Octav Ganea/via Reuters/Inquam Photos

    Trois jours après la prise de fonction du nouveau gouvernement, la démocratie roumaine est déjà à l'épreuve. La loi qui empêche les élus condamnés d'occuper un poste au gouvernement, est contestée par le Défenseur roumain des droits des citoyens. Celui-ci vient de saisir la Cour constitutionnelle. Liviu Dragnea, le chef de la majorité, se frotte les mains. L'opposition, le président Iohannis en tête, enrage. Avec notre correspondant à Bucarest, Benjamin Ribout.

    Qu'est-ce qui se joue concrètement autour de cette loi ? 

    Victor Ciorbea, le Défenseur roumain des droits des citoyens, est considéré comme un proche de Liviu Dragnea, le chef du Parti national démocrate qui vient de remporter largement les élections législatives de décembre dernier. Malgré sa victoire, Liviu Dragnea n'a -malheureusement pour lui- pas réussi à obtenir ce qu'il voulait : le fauteuil de Premier ministre. Droit dans ses bottes, le président libéral, Klaus Iohannis avait en effet martelé qu'il ne validerait pas sa nomination du fait que Dragnea a été condamné à deux ans de prison avec sursis en avril dernier pour fraude électorale. Ce dernier, furieux, a donc nommé un autre Premier ministre, accepté par le président. Cependant, Liviu Dragnea n'a pas cessé de répéter qu'il visait toujours ce poste. Le nouveau gouvernement à peine nommé, la loi empêchant les élus condamnés d'occuper un poste au gouvernement revient donc sur le tapis avec la saisie du Conseil constitutionnel.

    Sur quoi se base le Défenseur roumain des droits des citoyens pour remettre en cause une loi qui a plus de 15 ans ?

    Il faut bien comprendre que ce Défenseur, qui représente une institution indépendante dont le but est de protéger les droits des citoyens, a la compétence pour contester cette loi devant le Conseil constitutionnel. Il se base sur le fait que ce texte de 2001 enfreint le principe de l'équilibre des pouvoirs car il concerne uniquement les candidats à un poste ministériel. En somme, selon lui, la loi devrait concerner aussi les autres pouvoirs. En marge de la légitimité de la démarche, c'est l'opportunité qui dérange. Car cette loi fait la Une de l'actualité depuis plusieurs semaines et cristallise le bras de fer entre le président Iohannis et le leader démocrate.

    Quelles sont plus largement les réactions ?

    Le parti présidentiel a demandé la démission du Défenseur des droits des citoyens l'accusant « de servir les intérêts privés d'un homme politique condamné et de séquestrer l'Etat ». L'opposition, les analystes et la société civile sont inquiètes de possible dérive de la part de ce gouvernement démocrate. Principal motif d'inquiétude : la justice, où la Roumanie a enregistré beaucoup de progrès ces dernières années. L'un des artisans de ce succès, l'ancien Premier ministre Dacian Ciolos, vient de fonder une ONG afin d'aider les partis d'opposition. Il a reçu hier un message de félicitation de la part de Jean-Claude Juncker pour son mandat et la lutte qu'il a mené contre la corruption. Rappelons que plusieurs députés démocrates, tout comme d'autres partis d'ailleurs, ont été condamnés par la justice. L'actuel gouvernement comprend plusieurs personnages douteux et soupçonnés de faits de corruption. Pour l'anecdote, le nouveau ministre de la Justice, Florin Iordache, avait été l'artisan, en 2013, d'une loi, depuis avortée, visant à obtenir la super immunité parlementaire.


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