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    S'il en est un qui ne regrettera pas Barack Obama, c'est Vladimir Poutine

    Le président russe Vladimir Poutine et son homologue américain Barack Obama, lors de l'Assemblée générale des Nations unies, à New York, le 28 septembre 2015. REUTERS/Kevin Lamarque

    Le mandat de Barack Obama se termine dans dix jours. Et s'il est une capitale où le 44e président américain ne sera pas regretté, c’est Moscou. En cette période de transition aux Etats-Unis, toujours aucune éclaircie en vue dans les relations bilatérales. En attendant Donald Trump.

    De notre correspondante à Moscou,

    Dimanche 1er janvier 2017, 35 diplomates russes et leurs familles ont quitté les Etats-Unis pour la Russie, expulsés sur ordre du président Obama. Une mesure de rétorsion contre Moscou, accusé d’avoir organisé des piratages informatiques pour perturber la présidentielle américaine.

    Le président russe Vladimir Poutine a réagi avec dédain, refusant, a-t-il dit, la « diplomatie de cuisine », et se disant « fatigué des accusations d'amateurs » des services de renseignement américains. Des échanges aigres-doux.

    Cette situation démontre une fois de plus que le « redémarrage » des relations russo-américaines, le « reset » souhaité par Barack Obama et sa première secrétaire d’Etat Hillary Clinton à leur arrivée au pouvoir, n’a pas eu lieu. Les relations sont à leur plus bas niveau depuis la fin de la Guerre froide.

    « Déception », « désillusion ». Pour la plupart des analystes russes, on est très loin des débuts prometteurs du premier mandat de Barack Obama. En 2010, sous la présidence Medvedev, les deux pays avaient signé le traité de désarmement Start III, et Washington avait abrogé, en 2012, les sanctions imposées en raison de la politique restrictive soviétique sur l’émigration.

    Mais peu après, de nouvelles sanctions avaient été instaurées, dans le sillage de la mort de l’avocat Sergueï Magnitski. Et depuis le retour à la présidence de Vladimir Poutine, les relations entre Moscou et Washington se dégrade un peu plus chaque jour.

    Pourquoi le redémarrage des relations entre les deux pays n’a pas fonctionné ?

    Pour l’analyste Sergueï Kortunov, proche du Kremlin, les deux pays n’ont pas su définir sur quelle base, et pour quel objectif, il fallait établir de nouvelles relations post-Guerre froide.

    Aucune réflexion en profondeur n'a été menée concernant le nouveau type de coopération que voulaient les deux pays. Et les évènements survenus entretemps, telles la crise ukrainienne et la crise syrienne, ont fini d’ébranler cette base peu solide.

    La situation en Ukraine a significativement influencé les relations entre la Russie et l’Occident. Elle a remis en cause les fondements sur lesquels commençaient à se construire, depuis quelques décennies, les relations avec la Russie. Cette crise a profondément touché les opinions publiques. Elle est à l’origine d’une nouvelle guerre de propagande.

    Barack Obama et Vladimir Poutine n’ont, par ailleurs, jamais eu beaucoup d’atomes crochus. Et cet état de fait n’a pas été compensé par les bonnes relations qu'entretiennent les chefs de diplomatie de chaque pays, Sergueï Lavrov John Kerry.

    Les relations peuvent-elles s’améliorer avec la nouvelle administration Trump ?

    L’exclusion des Etats-Unis de la résolution de la crise syrienne pourrait n’être que provisoire, mais leur retour dépendra de la nouvelle administration américaine. M. Obama laisse un terrain difficile pour le développement futur des relations entre les deux pays.

    Donald Trump ne pourra pas ignorer cette donne, malgré sa volonté affichée de se rapprocher de son futur homologue Vladimir Poutine. Beaucoup dépendra des relations interpersonnelles. C’est ce qu’on laisse entendre ici à Moscou.


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