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    27e sommet Afrique-France: quelles retombées économiques pour Bamako ?

    Vue général sur Bamako, capitale du Mali. La ville se prépare à accueillir le 27e sommet Afrique-France. HABIBOU KOUYATE / AFP

    Au Mali, le 27e sommet Afrique-France se tient les 13 et 14 janvier. Mais depuis des mois, la capitale malienne vit au rythme des aménagements pour ce sommet. Les retombées économiques tant attendues ne seront pas pour tout le monde.

     

    S'il faut citer un gagnant de ce sommet Afrique-France, c'est sans aucun doute l'hôtellerie-restauration. La majorité des hôtels de la capitale sont complets depuis des semaines. Les taxis bamakois comptaient tirer leur épingle du jeu. C'était sans compter sur les restrictions de circulation. Comme en témoigne ce chauffeur de taxi bamakois :

    « On a une attente mitigée, même s’il est vrai que le sommet a des répercussions positives, il a des répercussions négatives pour nous, puisque dès l’arrivée des délégations, nous aurons beaucoup de difficultés, déplore-t-il. Les deux ponts seront fermés à la circulation. Il y aura donc trop d’embouteillages. Les voies principales seront coupées. Il s’agira donc pour nous de faire de longs détours et nous aurons moins de recettes. »    

    Bamako fait peau neuve

    Depuis plusieurs mois, Bamako fait aussi peau neuve. Les avenues sont nettoyées, les bâtiments situés sur les grandes artères sont repeints... et des milliers de commerçants installés au bord des routes ont été déguerpis de force... Sékou Sy est l'un d'eux, c'est un vendeur de vélo. « J’ai investi plus de 1,65 million de francs CFA dans un premier kiosque et environ 400 000 francs CFA dans une autre boutique. Cela fait plus de 2 millions et tout est perdu. », regrette-t-il.    

    A quelques pas de là dans son petit salon d'esthétique, Blagguy est très amer. Et le sommet Afrique-France pour lui, c'est de la poudre aux yeux. « Le revêtement qu’on fait ici, ce sont des rues qui étaient déjà goudronnées et qui sont goudronnées de nouveau, dit-il. C’est ça le problème et c’est juste un flash pour aveugler les gens. Et c’est là le vrai problème. Un quartier populaire comme Sikoni, qui n’est pas loin du centre-ville, n’a ni eau potable ni goudron. », dénonce-t-il.

    Des marchés temporaires 

    Tous ces invités sous étroite surveillance pourront quand même s'acheter quelques souvenirs. Plusieurs marchés temporaires ont été construits dans des lieux sécurisés. Pour Mamadou Diawara qui travaille dans la maroquinerie, « le sommet Afrique-France est très intéressant. Nous, on attend beaucoup de choses avec les nouveaux clients, surtout les nouveaux arrivants qui vont découvrir le Mali et l’artisanat malien. C’est très intéressant. »

    Si les habitants ne voient pas tout de suite les retombées économiques, cela ne veut pas dire qu'il n'y en aura pas. De grosses délégations de chefs d'entreprises sont aussi du voyage pour ce sommet.

     

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