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    Le sauvetage d’Areva validé par Bruxelles

    Areva a besoin d’être recapitalisé pour éviter la faillite. REUTERS/Benoit Tessier/File Photo

    Areva pourra bien être renfloué par l'Etat. Bruxelles a donné son accord de principe. Mais le sauvetage de l'opérateur français du nucléaire est loin d'être terminé

    Avec ce feu vert de Bruxelles, Areva va recevoir de l’argent frais de l’État sous forme de prêt relais pour parer à l’urgence. C’est-à-dire commencer à rembourser ses dettes. Un crédit bancaire arrive à échéance à la fin du mois. L’ardoise totale du champion déchu est de 7 milliards d’euros, presque le double de son chiffre d’affaires. Ses pertes sèches accumulées depuis 2011 se montent à 10 milliards d’euros.

    L’achat hasardeux d’Uramin et les déboires de l’EPR construit en Finlande sont les principaux responsables de cette dérive des comptes. Areva a donc besoin d’être recapitalisé pour éviter la faillite. Mais pour être viable, il doit aussi revoir son périmètre, à la baisse. Il va donc céder son activité de construction de centrales à EDF pour se concentrer sur la gestion du combustible, de l’extraction de l’uranium à son retraitement. 

    Cette étape est encore soumise à plusieurs conditions

    La commission veut s’assurer que la reprise par EDF sera bien effective et qu’elle ne sera pas remise en cause par un nouvel accident industriel. La résistance de la cuve de l’EPR que l’électricien construit à Flamanville en Normandie est sujette à caution. Bruxelles conditionne la cession et la recapitalisation d’Areva à l’avis de l’autorité de sûreté nucléaire sur le sort de l’EPR d’EDF. Il sera rendu dans les six mois qui viennent. Quant à la recapitalisation, elle n’est pas encore complète.

    L’État mettra 4,5 milliards d’euros et le japonais Mitsubishi s’est engagé à hauteur de 500 millions d’euros, mais les négociations avec le chinois CGN continuent, le suspense demeure sur le montage final. Et puis d’autres évènements pourraient compromettre ce plan de sauvetage. D’abord, les soucis avec les pièces fabriquées par Areva dans l’usine du Creusot, si l’audit en cours révèle d’autres falsifications, cela pourrait être gênant pour la reprise par EDF. Enfin, Areva n’a toujours pas réglé son contentieux en Finlande, cela pourrait se terminer par un arbitrage avec des milliards d’euros de perte supplémentaire pour le français.
     
    Avec toutes ces incertitudes, l’avenir de la filière nucléaire française est-il vraiment assuré ?
     
    Areva, aujourd’hui numéro quatre mondial, ne jouera plus tout à fait dans la cour des grands. Mais le fait que des groupes étrangers, l’un japonais et l’autre chinois veuillent entrer à son capital témoigne en sa faveur : le fleuron français conserve un savoir-faire et des perspectives attrayantes. Le numéro 2 mondial de l’atome civil, le russe Rosatom a lui aussi récemment courtisé Areva, regrettant qu’il s’allie avec le chinois CGN.

    Enfin, la réorganisation de la filière française autour d’EDF a été pour ainsi dire validée par le contrat britannique d’Hinkley Point que l’électricien a fini par décrocher. Mais c’est vrai qu’EDF est aussi aux prises avec de grandes difficultés. Le prix de l’électricité est bas, beaucoup de ses centrales sont à l’arrêt, les exigences en matière de sécurité sont de plus en plus coûteuses, cela fragilise sa solidité financière et le contraint à une recapitalisation prévue au printemps.

     


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