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    Les Nord-Irlandais aux urnes début mars pour élire un nouveau gouvernement

    Arlene Foster et Martin McGuinness, le 24 octobre 2016, devant le 10, Downing Street. REUTERS/Dylan Martinez/File Photo

    L’Irlande du Nord, province du Royaume-Uni, vit actuellement une crise politique d’ampleur. Le gouvernement est tombé ce lundi 16 janvier 2017 et l’on se dirige désormais vers de nouvelles élections le 2 mars prochain. A l’origine de la chute du gouvernement, un scandale de fraudes à grande échelle aux subventions en faveur des énergies renouvelables. C’est ce qui a mis le feu aux poudres entre les deux têtes de l’exécutif et qui a conduit à l’implosion du gouvernement. La situation est inédite et elle inquiète le Royaume-Uni.

    Avec notre correspondant à Dublin, Julien Lagache

    En dix ans de partage du pouvoir, c’est la première fois que le ton monte autant entre la Première ministre et son vice-Premier ministre, et l’affaire que l’on appelle ici le scandale du « cash-for-ash » est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. En fait, cela faisait des semaines que les relations se détérioraient entre Arlene Foster, leader du Parti unioniste démocrate (DUP), et Martin McGuinness, issu du Sinn Fein nationaliste. Leurs désaccords étaient marqués sur plusieurs dossiers comme le soutien financier à la langue irlandaise - le gaélique -, la question du mariage homosexuel et, bien sûr, le Brexit.

    Le Brexit aura lieu même s’il y a crise politique en Irlande du Nord

    Le Brexit ne manquera d’ailleurs pas d’être évoqué pendant la campagne puisque, le scrutin aura lieu début mars, soit quelques semaines avant le déclenchement par Londres de l’article 50 pour amorcer sa sortie de l’UE. Mais est-ce que la campagne électorale en Irlande du Nord pourrait perturber le calendrier du Brexit ? A Londres comme à Belfast, les officiels répondent « non » : pas question de retarder le processus à cause de la crise politique en Ulster. Theresa May l’a redit ce mardi 17 janvier 2017 dans son discours sur les points qu’elle défendra dans les négociations avec l’UE : l’absence d’une assemblée au château de Stormont ne change rien puisque les ministres nord-irlandais resteront en fonction jusqu’à la nomination d’un nouveau gouvernement et ils seront associés aux discussions concernant le Brexit.

    Des débats à venir crispés

    Seulement, on ne sait toujours pas si l’Assemblée régionale d’Irlande du Nord devra ou non approuver les contours de cette sortie de l’Union, et quoi qu’il en soit, les partis nationalistes pourraient transformer ces législatives en un nouveau référendum. On sent d’ailleurs que la campagne a déjà commencé puisqu’ils dénoncent la perspective d’un « hard » Brexit. Le Sinn Fein dit d’ailleurs qu’il souhaite un statut à part pour l’Irlande du Nord, au sein de l’UE. Il s’adresse ainsi aux 55 % d’électeurs qui ont voté non à la sortie de l’Union. Et l’on s’attend aussi à ce que des questions cruciales mais pour l’instant restées sans réponse comme la libre circulation entre les deux Irlande soient très rapidement soulevées, ce qui risque de crisper les débats.

    Une incertitude totale sur le principe du partage du pouvoir

    Le contexte est particulièrement tendu. C’est donc très probable que ce soit une campagne à risque. D’abord politiquement, aucune des formations représentées à l’Assemblée n’était préparée à un nouveau scrutin, dix mois seulement après le précédent. Les petits partis ont peut-être un coup à jouer dans cette atmosphère post-scandale financier, tandis que les deux principaux partis, le DUP et le Sinn Fein, ont beaucoup à perdre. Depuis leur brouille, ils paraissent irréconciliables. Pourtant, tout le monde les voit réélus. Difficile cependant de les voir retourner aux affaires ensemble, d’autant qu’ils sont chacun en train de reprendre des thèmes plutôt opposés, des marqueurs politiques qui datent d’avant l’accord de paix du Vendredi Saint. Nombreux sont ceux qui craignent pour la stabilité de la région et des institutions. Depuis ce lundi soir 16 janvier, certains estiment même que le principe de partage du pouvoir est mort. L’incertitude est totale : seulement un électeur sur deux s’était rendu aux urnes en mai dernier. On ne sait pas si la crise actuelle les remobilisera ou les incitera à voter.


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