GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Jeudi 23 Mai
Vendredi 24 Mai
Samedi 25 Mai
Dimanche 26 Mai
Aujourd'hui
Mardi 28 Mai
Mercredi 29 Mai
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.

    Soudain rebond des prix de l'uranium

    Une pechblende, dont on exploite les gisements pour extraire l'uranium. Getty Images/De Agostini Picture Library

    Le prix de l'uranium a bondi de 10% cette semaine. Le Kazakhstan, premier producteur mondial, réduit sa production. Mais le marché de l'uranium reste plombé par d'énormes stocks de combustible.

    Les prix de l'uranium connaissent un rebond brutal. Pour la première fois depuis septembre, ils ont dépassé les 24 dollars la livre de concentré. Soit 10% de hausse en quelques jours. Après avoir été l'une des seules matières premières à ne pas connaître d'amélioration des cours l'an dernier, l'uranium est-il en train de remonter la pente ? Pas si sûr.

    La hausse de cette semaine est avant tout motivée par la décision du premier producteur mondial, le Kazakhstan de renoncer à produire 2000 tonnes de concentré d'uranium, 10% de sa production, 3% de la production mondiale. Les prix rapprochés de l'uranium, les plus volatils, n'attendaient que cela pour réagir à la hausse.

    En réduisant sa production, l'opérateur kazakh imite son concurrent canadien Cameco qui a fait de même. Le président de Kazatomprom avoue lui-même qu'il est temps de regarder la réalité de la surproduction en face. Il est vrai que les stocks d'uranium sont tels en Europe, aux Etats-Unis, et en Asie orientale qu'à eux seuls, ils pourraient faire tourner toutes les centrales en activité pendant trois ou quatre ans.

    Les cours spot de l'uranium redémarrent donc grâce à la réduction de l'offre kazakhe, mais ils partent de si bas ! 24 dollars la livre, ce n'est rien comparé aux 70 dollars d'avant la catastrophe de Fukushima, aux 137 dollars de 2007. Si cela fait un peu de bien à l'action des groupes miniers, cela ne sort pas le marché de l'uranium de l'ornière.

    La Chine construit certes des réacteurs, mais le Japon tarde toujours à faire repartir tous les siens. Et aux Etats-Unis, même si le prochain président dit vouloir soutenir le nucléaire, les centrales ne sont plus rentables face au gaz, les réacteurs d'Indian Point au nord de New York sont condamnés à fermer.

    Pas de quoi motiver les groupes miniers à développer de nouveaux gisements d'uranium. Le Français Areva, très atteint financièrement, a encore repoussé l'exploitation d'Imouraren au Niger.


    Sur le même sujet

    • Invité Afrique

      Gabrielle Hecht (historienne): «L’uranium est un enjeu de puissance pour les industries»

      En savoir plus

    • Australie / Ukraine

      L’Australie va vendre de l’uranium à l’Ukraine

      En savoir plus

    1. 1
    2. 2
    3. 3
    4. ...
    5. Suivant >
    6. Dernier >
    Les émissions
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.