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    A la Une: Gambie, un pays, deux présidents

    © AFP/Pius Utomi Ekpei

    Quelle chance a-t-elle d’aboutir, la médiation de la dernière chance menée par le président guinéen Alpha Condé pour tenter de faire entendre raison à Yaya Djammeh, qui résiste ? C’est la question à laquelle la presse africaine se garde de répondre ce matin, et pour cause, elle n’était pas en mesure de suivre le rythme des événements qui se précipitent au sujet de la situation en Gambie.

    A Dakar, en revanche, la presse sénégalaise développe en longueur celui qui a marqué la journée d’hier, à savoir la prestation de serment du nouveau président gambien Adama Barrow.

    C’est ce que le quotidien EnQuête appelle « le coup de Dakar ». Le confrère dakarois souligne le caractère chaleureux des félicitations adressées à ce dernier par le président sénégalais Machy Sall. « Barrow est notre nouveau président, déclare à EnQuête le bâtonnier gambien. Beaucoup de gens disaient que cela n’aurait pas lieu. C’est finalement arrivé ».

    Le bâtonnier gambien ? C’est ce qui fait justement écrire au quotidien sénégalais Walfdajri que Barrow est « aussi illégal que Jammeh » ! Car jusqu’ici, « aucun magistrat ne l’a donné vainqueur des élections. C’est la commission indépendante électorale, habilitée juste à donner des résultats provisoires, qui l’a donné vainqueur du scrutin », nuance !

    Yaya Jammeh ? C’est « l’anti-héros », lance Le Soleil. Chose rare, cet autre quotidien sénégalais, une fois n’est pas coutume, se lâche pour évoquer le « marabout-charlatan » de Banjul !

    Cette cérémonie d’investiture était, en tout cas, un événement symbolique suffisamment fort pour retenir l’attention des confrères de toute la sous-région, comme par exemple ceux du journal nigérien Sahel Dimanche, qui se borne toutefois à n’en publier que la photo, sur laquelle apparaît le nouveau président gambien, l’air grave, main droite levée pour prêter serment, sans autre forme de commentaire, Sahel Dimanche publiant, en regard de cette photo la déclaration commune de la CEDEAO, de l’Union africaine et des Nations-Unies sur la situation en Gambie.

    On ne saurait être plus sobre ? Et bien si ! En Mauritanie, le journal Tahalil met lui aussi en ligne la photo officielle de la (vaine) médiation à Banjul entre le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz et Yaya Jammeh, présenté par ce journal en ligne comme « son homologue gambien » !

    Gambie : la Cédéao au pied du mur

    Yaya Jammeh va-t-il plier ? En tout cas, à Ouagadougou, L’Observateur Paalga s’attend à une intervention militaire en bonne et due forme. « C’est parti », lance ce quotidien ouagalais. Lequel, dans un style à tout le moins narquois, souligne que « le hasard du calendrier politique a voulu que les mandats de Barack Obama et de Yahya Jammeh se terminent au même moment » !

    Très en verve, L’Observateur remarque encore que, depuis hier, la Gambie « a deux présidents : un Ubu roi, qui refuse de partir malgré sa défaite à la présidentielle du 1er décembre 2016 dont il conteste maintenant les résultats, et Adama Barrow, son successeur, qui, en désespoir de cause, a finalement prêté serment depuis son exil sénégalais, à l’ambassade de Gambie à Dakar pour faire territoire Gambie ».

    Mais à trop vouloir en faire, ce journal burkinabè se laisse également aller à des formules plus discutables, telle que celle-ci : « Maintenant qu’il a franchi le Rubicon, (Yaya Jammeh ne laissait plus d’autre choix à la CEDEAO que l’utilisation de la force pour l’enfumer et le déloger comme un rat ». Mouais…

    Que va-t-il se passer ? Pour Le Pays, la Cédéao « est allée trop loin pour reculer ; surtout maintenant que les dés sont jetés. Il lui appartient donc de tout mettre en œuvre pour donner à Adama Barrow les moyens d’exercer pleinement ses pouvoirs sur la Gambie ».

    En tout cas, estime Sud-Quotidien, à Dakar, la Cédéao a « mangé son chapeau » dans ce dossier gambien. Et ce quotidien dakarois prévient que l’intervention militaire « tant prônée par certains mettra les opinions publiques africaines contre cette « caste de dirigeants  Africains qui utilisent les armes contre son propre peuple d’Afrique ». « Jammeh will survive ! », lance donc en conséquence Sud-Quotidien (Jammeh survivra).

    Gambie : veillée d’armes

    Pendant ce temps, à Banjul, quelle est l’ambiance ? Pour le savoir, le quotidien français Libération y a dépêché une envoyée spéciale. Laquelle relève que la capitale gambienne a pris des allures de « ville fantôme ». Banjul est « déserte, suspendue dans le temps. Les boutiques, restaurants et stations-service sont fermés, presque aucune voiture ne circule. Même le va-et-vient du ferry, sur le bras d’océan qui sépare Banjul de la frontière avec le Sénégal voisin, a été interrompu ». La Gambie est « prise en otage par l’obstination d’un homme : Yahya Jammeh, despote mégalomane et imprévisible », déplore Libé. Que va-t-il se passer à présent ? Si les troupes avancent vers la capitale, « il ne devrait pas y avoir beaucoup de résistance », prédit Libération.

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